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Tribunes

Est-il encore réaliste de parler du Nidaa historique ?

Est-il encore réaliste de parler du Nidaa historique ?

 

Par Karim Baklouti Barketallah*

 

 

Et voilà que nous revenons à la rengaine du Nidaa historique. Une façon de déterrer les morts.

Tout d’abord le contexte :

- Nidaa a été créé par BCE et quelques personnes car à l’époque le pays était en danger. Ennahdha voulait islamiser le pays et le CPR terrorisait les gens avec les ligues de protection de la révolution. 

- Nidaa n’avait qu’un seul programme. Un peu celui du PDL de Abir aujourd’hui : Éradiquer Ennahdha. La suite on la connaît avec une aliénation totale à Ennahdha, une grande amitié entre BCE et Rached Ghannouchi.

- Ce danger, réel, avait mobilisé toutes les forces dites progressistes et les femmes autour d’un homme.

 

Aujourd’hui, ce programme n’a plus lieu d’être et le Nidaa historique basé sur les 4 composantes que nous connaissons, n’a plus sa raison d’être.

Ennahdha se déclarant parti « civil » et le pouvoir en théorie entre les mains des dits progressistes, le Nidaa historique se devait de se muter.

Se muter en un parti qui rassemblerait cette fois-ci non pas prioritairement les femmes qui avaient peur pour leurs droits acquis, non pas nécessairement des intellectuels, bien que le projet  de la Tunisie moderniste ne soit pas totalement à l’abri, mais plutôt de compétences de tous bords, sans exclusion aucune (hors islamistes bien sûr) pour combattre la médiocrité qui s’est installée, la corruption qui s’est renforcée, l’autorité de l’Etat qui, bien que ayant été en partie restaurée, mais pas assez, et surtout de compétences en mesure de redresser la bien mauvaise situation économique du pays.

Nidaa se devait de se muter en un ensemble qui ne parle que chiffres, qui ne parle que projets, réformes et objectifs mesurés à court, moyen et long terme.

 

Si le Nidaa « historique » avait rassemblé des courants représentant la Tunisie progressiste dans ses 4 composantes essentielles de l’époque au vu du contexte, le parti d’aujourd’hui, se doit quant à lui, de fermer la parenthèse du passé en ne se privant d’aucune compétence pour mener à bien le projet de sauvetage du pays.

C’est de cette idée qu’est né le parti Tahya Tounes, dont le premier noyau est issu de ceux qui ont quitté Nidaa car il n’a pas su se transformer se limitant à se gargariser de ses origines bourguibiennes, progressistes sans jamais se projeter dans l’économique.

Nidaa dans sa composante fondatrice est mort. Place au réalisme, au pragmatisme et à la véritable vision de la Tunisie de demain.

Ennahdha demeurera un parti duquel il faudra se méfier, mais il faudra surtout le battre aux élections afin de pouvoir gouverner sans eux et mener à bien les projets de réforme dans le pays

A bon entendeur ...

 

 

*Karim BARKETALLAH : Membre du Conseil National de Tahya Tounes

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Commentaires (2)

Commenter

momo
| 19-05-2019 17:45
le pyromane pompier c ton sport favori si le parti est la ou il est tu y a bien contribué alors un peu de modestie et tais toi

Girouette
| 18-05-2019 10:22
Nida a echoue lamentablement et les acutels dirrigents de Tahya Tounes en sont responsable. L'etat deplorable du pays c est Nida pour qui nous nous sommes mobilises par million pour le faire gagner. Il n a pas ete a la hauteur.I'll faut une vraie solution de rechange et cette solution ce n est certainement pas Tahya Tounes!

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