Om Zied tire à bout portant sur Ben Hmidène, «ministre de la honte» !

Businessnews.com.tn | publié le 07/06/2012 11:27

La militante et membre fondatrice du CPR a décidé de  sortir de son silence et de répondre à Slim Ben Hmidène, ministre des Domaines de l’Etat, suite à ses accusations, impostures et atteintes à sa réputation diffusées dans quelques médias.
Pour cette réponse, elle a publié un long article d’une page et demie au quotidien « Al Maghreb » du jeudi 7 juin 2012, dont ci-dessous une traduction synthétisée.

Alternant entre l’ironie et l’extrême virulence, Om Zied a commencé par expliquer le retard de sa réaction face aux attaques qu’elle a subies par Slim Ben Hmidène, un retard dû à des contraintes familiales, d’après elle. Elle a ainsi démenti toute idée de résignation ou de passivité de sa part. Elle lui a rappelé à cette occasion que son droit de réponse s’impose non seulement pour démentir les accusations de Ben Hmidène à son encontre, mais également pour éclairer l’opinion publique sur «les propos erronés et trompeurs du "ministre de la honte !"».

Om Zied a par la suite présenté un bref aperçu historique sur un ton satirique, du passé et du  «militantisme» de Ben Hmidène. Elle a évoqué l’action du ministre, lors de sa vie estudiantine, ainsi que ses compagnons islamistes de l’époque, en la qualifiant de troubles du déroulement des cours universitaires et d’actions de violence et de destruction et non de vrai militantisme. Elle a également précisé qu’elle n’avait nullement l’intention de porter atteinte à sa dignité, mais l’accuse néanmoins de «vouloir détourner l’orientation du CPR d’un parti laïc à un parti islamique».
«Le CPR que je connaissais et la création à laquelle j'ai participé est un parti laïc, moderne et moderniste. Sauf que désormais, certaines de ses "figures" cherchent à l’islamiser, d’un islamisme fanatique extrémiste, basé sur des mythes de charlatans», a-t-elle affirmé. A ce titre, elle a cité l’exemple d’un différend survenu entre deux femmes membres du CPR où l’une d’elle avait affirmé que «toute femme qui s’épile les sourcils aura la malédiction d’être atteinte du cancer du sein!». Quel rapport entre les sourcils et le cancer, Dieu seul le sait!

Om Zied poursuit, affirmant que de telles «idées de génie» sont celles du nouveau CPR, celui de Ben Hmidène et qu’elle a délibérément et consciemment quitté, laissant ainsi libre cours à Ben Hmidène et ses «cheikhs» pour le mener droit vers un sixième Califat.

Revenant sur la période de la révolution, Om Zied a ironisé sur «le militantisme par Skype» de Ben Hmidène et ses compagnons internautes. Elle a ensuite traité le ministre de «menteur, imposteur, trompeur, ingrat, qui dégrade l’image du poste de ministre par ses conspirations et ses coups bas envers ceux qui lui ont préparé le terrain pour qu’il accède à son poste!».

Jouant la carte du dévouement envers Moncef Marzouki, Slim Ben Hmidène aurait affirmé, selon Om Zied, qu'il avait été à l’origine de l’octroi de la présidence de la République, information qu'Om Zied dément. Par contre, elle accuse Ben Hmidène d’avoir détruit le CPR par les différends qui sont survenus, les contradictions et les rumeurs.

«L’article que tu as publié dans le journal «Al Fajr», montre bien qu’Ennahdha et toi ne formez qu’un!» a-t-elle ajouté promettant de revenir bientôt sur ce sujet. Elle enfonce encore le clou en évoquant l’hypocrisie de Ben Hmidène, en le comparant au personnage de Molière «Tartuffe, l’imposteur», qui prétend être pieux sans l’être vraiment.
« Le marionnettiste qui manipule ton guignol se trouve à Montplaisir (siège d’Ennahdha) et non à la Rue Ali Darghouth », a fait remarquer la journaliste-militante avant de lui dire « Même Ben Ali n’a pas osé me traiter comme vous l’avez fait avec vos accusations odieuses ! ».
Évoquant l’avarice légendaire du «ministre des fins des temps», elle revient sur le sujet du billet d’avion Tunis-Genève qu’il lui aurait payé. « Je suis prête à te rembourser ce billet à condition de prouver que tu l’as vraiment payé de ta poche », a indiqué Om Zied qui pensait que ledit billet était payé par une association. Elle émet de sérieux doutes qu’il ait payé un centime rappelant sa réputation de quelqu’un dont la poche sait recevoir sans jamais rien donner. Devant toi, l’Avare de Molière n’est rien.
Elle évoque ensuite ces propos du ministre, sur Hannibal TV, qui se targuait de lui avoir assené un coup de poing en réponse à une gifle. « Tu n’es pas ministre seulement, tu es un ministre-boxeur. Quelle classe ! Quelle éducation ! Et pourquoi tu ne tenterais pas de me donner un coup de poing au sens propre, au lieu du sens figuré ? »

Om Zied affirme enfin que ce ministre et ses co-équipiers au pouvoir sont des rancuniers, ennemis de la liberté de la presse qui ont classé le paysage médiatique entre partisans et détracteurs du régime. Elle conclut son article en espérant qu’il ne soit pas lu par le fils du ministre à qui elle a caressé tendrement la tête un jour, vu son contenu et s’excuse presque de l’avoir écrit, mais le ministre ne lui a vraiment pas laissé le choix.

Dorra Megdiche Meziou

Om Zied tire à bout portant sur Ben Hmidène, «ministre de la honte» !

publié le 07/06/2012 11:27

La militante et membre fondatrice du CPR a décidé de  sortir de son silence et de répondre à Slim Ben Hmidène, ministre des Domaines de l’Etat, suite à ses accusations, impostures et atteintes à sa réputation diffusées dans quelques médias.
Pour cette réponse, elle a publié un long article d’une page et demie au quotidien « Al Maghreb » du jeudi 7 juin 2012, dont ci-dessous une traduction synthétisée.

Alternant entre l’ironie et l’extrême virulence, Om Zied a commencé par expliquer le retard de sa réaction face aux attaques qu’elle a subies par Slim Ben Hmidène, un retard dû à des contraintes familiales, d’après elle. Elle a ainsi démenti toute idée de résignation ou de passivité de sa part. Elle lui a rappelé à cette occasion que son droit de réponse s’impose non seulement pour démentir les accusations de Ben Hmidène à son encontre, mais également pour éclairer l’opinion publique sur «les propos erronés et trompeurs du "ministre de la honte !"».

Om Zied a par la suite présenté un bref aperçu historique sur un ton satirique, du passé et du  «militantisme» de Ben Hmidène. Elle a évoqué l’action du ministre, lors de sa vie estudiantine, ainsi que ses compagnons islamistes de l’époque, en la qualifiant de troubles du déroulement des cours universitaires et d’actions de violence et de destruction et non de vrai militantisme. Elle a également précisé qu’elle n’avait nullement l’intention de porter atteinte à sa dignité, mais l’accuse néanmoins de «vouloir détourner l’orientation du CPR d’un parti laïc à un parti islamique».
«Le CPR que je connaissais et la création à laquelle j'ai participé est un parti laïc, moderne et moderniste. Sauf que désormais, certaines de ses "figures" cherchent à l’islamiser, d’un islamisme fanatique extrémiste, basé sur des mythes de charlatans», a-t-elle affirmé. A ce titre, elle a cité l’exemple d’un différend survenu entre deux femmes membres du CPR où l’une d’elle avait affirmé que «toute femme qui s’épile les sourcils aura la malédiction d’être atteinte du cancer du sein!». Quel rapport entre les sourcils et le cancer, Dieu seul le sait!

Om Zied poursuit, affirmant que de telles «idées de génie» sont celles du nouveau CPR, celui de Ben Hmidène et qu’elle a délibérément et consciemment quitté, laissant ainsi libre cours à Ben Hmidène et ses «cheikhs» pour le mener droit vers un sixième Califat.

Revenant sur la période de la révolution, Om Zied a ironisé sur «le militantisme par Skype» de Ben Hmidène et ses compagnons internautes. Elle a ensuite traité le ministre de «menteur, imposteur, trompeur, ingrat, qui dégrade l’image du poste de ministre par ses conspirations et ses coups bas envers ceux qui lui ont préparé le terrain pour qu’il accède à son poste!».

Jouant la carte du dévouement envers Moncef Marzouki, Slim Ben Hmidène aurait affirmé, selon Om Zied, qu'il avait été à l’origine de l’octroi de la présidence de la République, information qu'Om Zied dément. Par contre, elle accuse Ben Hmidène d’avoir détruit le CPR par les différends qui sont survenus, les contradictions et les rumeurs.

«L’article que tu as publié dans le journal «Al Fajr», montre bien qu’Ennahdha et toi ne formez qu’un!» a-t-elle ajouté promettant de revenir bientôt sur ce sujet. Elle enfonce encore le clou en évoquant l’hypocrisie de Ben Hmidène, en le comparant au personnage de Molière «Tartuffe, l’imposteur», qui prétend être pieux sans l’être vraiment.
« Le marionnettiste qui manipule ton guignol se trouve à Montplaisir (siège d’Ennahdha) et non à la Rue Ali Darghouth », a fait remarquer la journaliste-militante avant de lui dire « Même Ben Ali n’a pas osé me traiter comme vous l’avez fait avec vos accusations odieuses ! ».
Évoquant l’avarice légendaire du «ministre des fins des temps», elle revient sur le sujet du billet d’avion Tunis-Genève qu’il lui aurait payé. « Je suis prête à te rembourser ce billet à condition de prouver que tu l’as vraiment payé de ta poche », a indiqué Om Zied qui pensait que ledit billet était payé par une association. Elle émet de sérieux doutes qu’il ait payé un centime rappelant sa réputation de quelqu’un dont la poche sait recevoir sans jamais rien donner. Devant toi, l’Avare de Molière n’est rien.
Elle évoque ensuite ces propos du ministre, sur Hannibal TV, qui se targuait de lui avoir assené un coup de poing en réponse à une gifle. « Tu n’es pas ministre seulement, tu es un ministre-boxeur. Quelle classe ! Quelle éducation ! Et pourquoi tu ne tenterais pas de me donner un coup de poing au sens propre, au lieu du sens figuré ? »

Om Zied affirme enfin que ce ministre et ses co-équipiers au pouvoir sont des rancuniers, ennemis de la liberté de la presse qui ont classé le paysage médiatique entre partisans et détracteurs du régime. Elle conclut son article en espérant qu’il ne soit pas lu par le fils du ministre à qui elle a caressé tendrement la tête un jour, vu son contenu et s’excuse presque de l’avoir écrit, mais le ministre ne lui a vraiment pas laissé le choix.

Dorra Megdiche Meziou
Commentaires Commenter
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration