Forum des Jeunes entrepreneurs tunisiens : initiatives et témoignages

Businessnews.com.tn | publié le 10/11/2010 16:45

« Entreprendre au féminin », « Le spin off universitaire » et « Expérience de l’entrepreneuriat vert », sont les intitulés des interventions programmées dans le cadre du Forum Jeunes Entrepreneurs Tunisiens, tenu mercredi 10 novembre 2010. Des débats organisés en marge de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat dont l’objectif est d’identifier les obstacles sociaux et psychologiques freinant l’émergence d’une véritable culture de l’initiative et de la prise de risque en Tunisie, mais aussi de définir les actions à entreprendre pour inverser la situation.

Dans ce sens, des retours d’expériences positives étaient donc logiquement nécessaires et utiles pour appuyer cette initiative. Première à intervenir, Soukeina Bouraoui, Directeur exécutif de l’ONG Cawtar, qui dirige, entre autres, un programme de recherche économique sur la zone Mena et réunissant une centaine de chercheurs PHD. Elle précise que les résultats d’enquêtes sont accablants pour les pays arabe : le taux de participation des femmes arabes en économie et en politique est le plus faible dans le monde malgré une politique d’éducation très performante dans ces pays. En cause une culture traditionnelle qui prône l’obéissance. Seul pays à avancer plus au moins sur le chemin de la parité, la Tunisie. Conclusion de Mme. Bouraoui, le cadre légal et le code du statut personnel sont les premiers éléments sur lesquels il faut intervenir pour promouvoir l’entrepreneuriat au féminin.

Chiheb Bouden, directeur de l’ENIT a présenté une expérience qui valorise l’échange de compétences entre l’université et l’entreprise. L’ENIT a ainsi mis en place une solution pour la conservation des semences dans l’azote liquide pour une entreprise spécialisée dans l’insémination artificielle de bovin. Résultat des courses, l’entreprise a réussi à concurrencer des multinationales et à développer son chiffre d’affaires. Pour l’université, l’apport positif de ce partenariat était de permettre à ses étudiants de se confronter à des cas d’entreprise ou l’innovation et la qualité du service prennent le dessus sur l’importance des moyens.

Dernier à avoir pris la parole, Cherif Zaouch qui représente l’Institut Tunisien des Technologie Appropriées, ONG spécialisée dans le développement durable. Tout le monde en a pris pour son grade lors de cette intervention. Les technologies conventionnelles qui détruisent les ressources planétaires, les pays occidentaux, piégés selon M. Zaouch par le système démocratique qui lie la politique économique aux intérêts immédiats de quelques uns, les grands groupes industriels qui ont tout à gagner en empêchant les technologies vertes de se développer dans les pays du sud… Seule issue pour permettre aux pays du sud de s’en sortir avec leurs moyens et de permettre surtout aux zones rurales d’accéder à une meilleure qualité de vie : le développement durable. L’intervenant étaya son argumentation par des exemples concrets : un poulet élevé dans des conditions naturelles serait plus rentable sur l’année qu’une brebis et moins impactant sur l’environnement. Autre exemple : les structures de construction traditionnelles qui ne coûteraient rien ou presque telle que la construction au tuf, matériau naturel qui, mélangé à 3% de ciment, égale le béton armé.

Forum des Jeunes entrepreneurs tunisiens : initiatives et témoignages

publié le 10/11/2010 16:45

« Entreprendre au féminin », « Le spin off universitaire » et « Expérience de l’entrepreneuriat vert », sont les intitulés des interventions programmées dans le cadre du Forum Jeunes Entrepreneurs Tunisiens, tenu mercredi 10 novembre 2010. Des débats organisés en marge de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat dont l’objectif est d’identifier les obstacles sociaux et psychologiques freinant l’émergence d’une véritable culture de l’initiative et de la prise de risque en Tunisie, mais aussi de définir les actions à entreprendre pour inverser la situation.

Dans ce sens, des retours d’expériences positives étaient donc logiquement nécessaires et utiles pour appuyer cette initiative. Première à intervenir, Soukeina Bouraoui, Directeur exécutif de l’ONG Cawtar, qui dirige, entre autres, un programme de recherche économique sur la zone Mena et réunissant une centaine de chercheurs PHD. Elle précise que les résultats d’enquêtes sont accablants pour les pays arabe : le taux de participation des femmes arabes en économie et en politique est le plus faible dans le monde malgré une politique d’éducation très performante dans ces pays. En cause une culture traditionnelle qui prône l’obéissance. Seul pays à avancer plus au moins sur le chemin de la parité, la Tunisie. Conclusion de Mme. Bouraoui, le cadre légal et le code du statut personnel sont les premiers éléments sur lesquels il faut intervenir pour promouvoir l’entrepreneuriat au féminin.

Chiheb Bouden, directeur de l’ENIT a présenté une expérience qui valorise l’échange de compétences entre l’université et l’entreprise. L’ENIT a ainsi mis en place une solution pour la conservation des semences dans l’azote liquide pour une entreprise spécialisée dans l’insémination artificielle de bovin. Résultat des courses, l’entreprise a réussi à concurrencer des multinationales et à développer son chiffre d’affaires. Pour l’université, l’apport positif de ce partenariat était de permettre à ses étudiants de se confronter à des cas d’entreprise ou l’innovation et la qualité du service prennent le dessus sur l’importance des moyens.

Dernier à avoir pris la parole, Cherif Zaouch qui représente l’Institut Tunisien des Technologie Appropriées, ONG spécialisée dans le développement durable. Tout le monde en a pris pour son grade lors de cette intervention. Les technologies conventionnelles qui détruisent les ressources planétaires, les pays occidentaux, piégés selon M. Zaouch par le système démocratique qui lie la politique économique aux intérêts immédiats de quelques uns, les grands groupes industriels qui ont tout à gagner en empêchant les technologies vertes de se développer dans les pays du sud… Seule issue pour permettre aux pays du sud de s’en sortir avec leurs moyens et de permettre surtout aux zones rurales d’accéder à une meilleure qualité de vie : le développement durable. L’intervenant étaya son argumentation par des exemples concrets : un poulet élevé dans des conditions naturelles serait plus rentable sur l’année qu’une brebis et moins impactant sur l’environnement. Autre exemple : les structures de construction traditionnelles qui ne coûteraient rien ou presque telle que la construction au tuf, matériau naturel qui, mélangé à 3% de ciment, égale le béton armé.

R.S.
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