Tunisie - L’ATTF réagit à l’affaire "Sheratongate"

Businessnews.com.tn | publié le 02/01/2013 13:02

L’Association tunisienne pour la transparence financière (ATTF) a réagit, dans un communiqué en date du 2 janvier 2013, à l’affaire de ce qu’elle appelle "Sheratongate" relative au ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem.

Ainsi, l’association explique, d’abord, que dans le budget alloué au ministère des Affaires étrangères, il n’y a aucune disposition permettant au ministre d’insérer ses charges relatives à son logement dans un hôtel dans la même ville que son domicile. Donc et toujours selon la même source, ces dépenses ne sont ni «acceptables ni justifiables».
En outre, l’ATTF indique que, selon les législations en vigueur, le ministre des Affaires étrangères a le droit soit à un domicile de fonction, soit à une prime de logement de 600 dinars. Le ministère, en prenant en charge le logement du ministre, a fait bénéficier Rafik Abdessalem «du même privilège doublement, sans raison valable et en contradiction avec la législation».
Concernant le versement d’1 million de dollars, effectué directement par le ministère chinois du Commerce dans un compte hors de ceux de la Trésorerie publique tunisienne, l’Association réclame des explications pour éclairer l’opinion publique, notant que «le Code de la comptabilité publique interdit l’ouverture de comptes spéciaux aux administrations sans un accord préalable du ministre des Finances, et dans les deux cas ceci ne donne pas le droit à la gestion de l’argent public.

Se basant sur son engagement à respecter le principe de transparence et du droit, l’Association déplore le caractère superficiel et flou ayant marqué les communiqués officiels concernant cette affaire. Elle appelle «le chef du gouvernement à autoriser l’Instance de contrôle générale des institutions publiques, et l’Instance de contrôleurs des dépenses publiques relevant du Premier ministère d’ouvrir une enquête détaillée, d’informer l’opinion publique des résultats et de demander au ministre des Affaires étrangères à rendre le montant des dépenses prises en charge par le ministère sans aucun droit».
L’Association tunisienne pour la transparence financière a également appelé tous les organismes de contrôle impliqués à assumer leur responsabilité dans l’élaboration de leur rapport concernant cette affaire et notamment dans le cas ou les dépassements du ministre sont avérés et les soumettre, s’il le faut à la Cour des comptes, selon les dispositions légales.

I.N.

Tunisie - L’ATTF réagit à l’affaire "Sheratongate"

publié le 02/01/2013 13:02

L’Association tunisienne pour la transparence financière (ATTF) a réagit, dans un communiqué en date du 2 janvier 2013, à l’affaire de ce qu’elle appelle "Sheratongate" relative au ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem.

Ainsi, l’association explique, d’abord, que dans le budget alloué au ministère des Affaires étrangères, il n’y a aucune disposition permettant au ministre d’insérer ses charges relatives à son logement dans un hôtel dans la même ville que son domicile. Donc et toujours selon la même source, ces dépenses ne sont ni «acceptables ni justifiables».
En outre, l’ATTF indique que, selon les législations en vigueur, le ministre des Affaires étrangères a le droit soit à un domicile de fonction, soit à une prime de logement de 600 dinars. Le ministère, en prenant en charge le logement du ministre, a fait bénéficier Rafik Abdessalem «du même privilège doublement, sans raison valable et en contradiction avec la législation».
Concernant le versement d’1 million de dollars, effectué directement par le ministère chinois du Commerce dans un compte hors de ceux de la Trésorerie publique tunisienne, l’Association réclame des explications pour éclairer l’opinion publique, notant que «le Code de la comptabilité publique interdit l’ouverture de comptes spéciaux aux administrations sans un accord préalable du ministre des Finances, et dans les deux cas ceci ne donne pas le droit à la gestion de l’argent public.

Se basant sur son engagement à respecter le principe de transparence et du droit, l’Association déplore le caractère superficiel et flou ayant marqué les communiqués officiels concernant cette affaire. Elle appelle «le chef du gouvernement à autoriser l’Instance de contrôle générale des institutions publiques, et l’Instance de contrôleurs des dépenses publiques relevant du Premier ministère d’ouvrir une enquête détaillée, d’informer l’opinion publique des résultats et de demander au ministre des Affaires étrangères à rendre le montant des dépenses prises en charge par le ministère sans aucun droit».
L’Association tunisienne pour la transparence financière a également appelé tous les organismes de contrôle impliqués à assumer leur responsabilité dans l’élaboration de leur rapport concernant cette affaire et notamment dans le cas ou les dépassements du ministre sont avérés et les soumettre, s’il le faut à la Cour des comptes, selon les dispositions légales.

I.N.


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