Un avocat porte plainte contre le mot « provisoire »

Businessnews.com.tn | publié le 26/01/2012 16:55

Signe de bonne santé démocratique, la Tunisie à l’image des Etats-Unis d’Amérique devient un pays procédurier. Un avocat, ulcéré par l’utilisation ostentatoire du qualificatif « provisoire » dans les médias publics, a présenté un recours en justice pour interdire de qualifier le gouvernement par ce terme.

Légalement, cette plainte se tient. L’organisation provisoire des pouvoirs publics ne citant jamais le mot provisoire dans ses articles. Enfin seulement dans le titre. Que la constitution du pays ait été abrogée en attendant d’en écrire une nouvelle ne justifie pas le statut « provisoire » du gouvernement et du président, estime notre avocat pinailleur.

Une querelle de sophiste se prépare apparemment. Mais nous ne pouvons qu’être satisfaits en constatant une réelle séparation des pouvoirs : la justice venant au secours de l’exécutif pour rappeler à l’ordre les médias publics, donc le 4ème pouvoir.

Maître Mokhtar Hajlaoui ne doit pas crouler sous les dossiers dans son cabinet poussiéreux. Ayant sûrement manqué l’épisode des sites pornographiques, puis de l’affaire Nessma, voilà qu’il s’attaque courageusement aux télévisions et radios nationales. C’est nettement plus élégant et palpitant que de défendre la veuve et l’orphelin. Et un sacré coup de pub en prime.
Le verdict de l’affaire Don Quichotte contre les médias publics sera rendu le 2 février.

Radhouane Somai

Un avocat porte plainte contre le mot « provisoire »

publié le 26/01/2012 16:55

Signe de bonne santé démocratique, la Tunisie à l’image des Etats-Unis d’Amérique devient un pays procédurier. Un avocat, ulcéré par l’utilisation ostentatoire du qualificatif « provisoire » dans les médias publics, a présenté un recours en justice pour interdire de qualifier le gouvernement par ce terme.

Légalement, cette plainte se tient. L’organisation provisoire des pouvoirs publics ne citant jamais le mot provisoire dans ses articles. Enfin seulement dans le titre. Que la constitution du pays ait été abrogée en attendant d’en écrire une nouvelle ne justifie pas le statut « provisoire » du gouvernement et du président, estime notre avocat pinailleur.

Une querelle de sophiste se prépare apparemment. Mais nous ne pouvons qu’être satisfaits en constatant une réelle séparation des pouvoirs : la justice venant au secours de l’exécutif pour rappeler à l’ordre les médias publics, donc le 4ème pouvoir.

Maître Mokhtar Hajlaoui ne doit pas crouler sous les dossiers dans son cabinet poussiéreux. Ayant sûrement manqué l’épisode des sites pornographiques, puis de l’affaire Nessma, voilà qu’il s’attaque courageusement aux télévisions et radios nationales. C’est nettement plus élégant et palpitant que de défendre la veuve et l’orphelin. Et un sacré coup de pub en prime.
Le verdict de l’affaire Don Quichotte contre les médias publics sera rendu le 2 février.

Radhouane Somai


Ads
Commentaires Commenter
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration