De Hollywood à Tunis, le porc reste le même

Businessnews.com.tn | publié le 17/10/2017 15:59
Par Synda Tajine,

Plusieurs hashtags ont fusé sur la toile ces derniers jours. Partout, on peut lire #balancetonporc ou #meetoo sans forcément en comprendre le sens. Certains internautes ne savent pas du tout de quoi il s’agit. Les femmes en revanche, partout dans le monde, ne le savent que trop bien.

L’appel, lancé aux Etats-Unis il y a quelques jours, a réussi à prendre une ampleur internationale. L’idée étant que toutes les femmes harcelées ou agressées sexuellement, peu importe où elles sont, postent ce hasthtag afin que les internautes réalisent l’ampleur des agressions dont elles sont victimes.

 

Les langues se délient à chaque fois après qu’une victime ait commencé à parler. La loi du silence semble brisée, un court instant, et les histoires fusent de partout. Un véritable mouvement s’organise sur la toile, en effet boule de neige, avant de disparaitre cédant la place à des affaires « bien plus graves ». A lire les témoignages, on a la certitude que toutes les femmes, ou presque, sont concernées.

Faites le jeu de demander autour de vous. Toutes les femmes auront une anecdote à vous raconter sur le harcèlement qu’elles subissent, fréquemment, dans la rue, sur leur lieu de travail, dans les transports publics, et partout ailleurs dans des lieux insoupçonnés. Un inconnu qui vous agrippe les fesses ou la poitrine dans la rue, un automobiliste qui vous suit pendant que vous marchez, un passager qui vous susurre des obscénités à l’oreille, un patron ou un collègue un peu trop entreprenant… Les faits sont sordides, mais ils sont bien là.

 

Le mouvement est né après qu’une actrice connue ait dénoncé le harcèlement qu’elle a subi par le très célèbre producteur américain Harvey Weinstein. Depuis, le tout Hollywood s’est manifesté et le nombre de faits similaires a été impressionnant. Il suffit d’une étincelle pour que les langues, liées par la honte et la peur du scandale, commencent à s’exprimer. Un nombre inimaginable de célébrités affirment avoir été victimes du même homme ou d’autres encore. Des femmes qui donnent l’impression d’être mentalement solides, fortes et imperturbables n’ont pas osé dire non à un harcèlement presque banalisé dans leur milieu. Des femmes, oui, mais aussi des hommes.

Il suffit de regarder les commentaires de parfaits inconnus qui accompagnent ce genre de nouvelles, pour comprendre pourquoi une personne « normale » n’ait pas pu se défendre, dire non, ou dénoncer ce genre d’agression au moment où elle se produit. La culture de la culpabilisation de la victime et la minimisation de l’agression en elle-même font que les gens ont peur de parler. Aussi longtemps qu’on demandera à une femme comment elle était vêtue lors de son agression, pourquoi elle ne s’est pas défendue, si elle a vraiment apprécié ce qu’elle a subi et qu’elle ne fait pas toute une histoire de rien du tout, les gens auront toujours du mal à parler.

 

Des Etats-Unis à la Tunisie, les pratiques restent les mêmes. Une jeune Hollandaise a eu la brillante idée de poster sur la toile, il y a quelques semaines, des selfies avec tous les hommes qui l’ont volontairement agressée dans la rue. Les images avaient fait le tour du monde et chaque femme s’était reconnue dans ces clichés.

En août dernier, au Maroc, la vidéo d’une agression sexuelle contre une femme dans un bus provoque l’indignation générale. Des manifestations sont organisées dans tout le pays afin de dénoncer ce phénomène silencieux. Pourtant, ce genre de pratiques est loin d’être un cas isolé dans un pays où près de deux femmes sur trois sont victimes de violences (chiffres officiels).

 

En juillet dernier, le Parlement tunisien vote, à la majorité absolue, une loi qualifiée d’historique condamnant les violences faites aux femmes. Désormais, les coupables d’agression seront condamnés à de la prison ferme ou à des amendes. Dans les pays voisins, les femmes sont jalouses de leurs voisines tunisiennes. Notre pays est considéré comme pionnier en matière des droits des femmes, et ce dans l’ensemble du monde arabe.

Mais comme pour toute autre chose, en Tunisie nombreuses lois restent belles sur le papier. A la lumière du jour, leur application demeure hasardeuse et semée d’embûches. Comment  arriver, dans les faits, à prouver une agression ?

En Tunisie, près d’une femme sur deux dit avoir subi au moins une fois des violences. Des violences dont on ne parle pas toujours car les victimes n’ont pas toujours le droit de se prétendre victimes. Oui car le mal dont elles souffrent est tellement banalisé qu’il s’en trouve, souvent, dénigré et diminué.

Nous n’avons, en effet, pas seulement besoin de lois, mais d’un véritable changement de mentalités afin que les langues se délient et afin que les lois puissent être appliquées, sans quoi elles n’auraient plus aucune raison d’être.

 

Contrairement à ce qu’on a tendance à penser afin de mieux se morfondre, ce changement de mentalités n’est pas uniquement nécessaire en Tunisie, mais dans les autres pays du monde où le calvaire des femmes (et parfois aussi des hommes) agressées demeure relativement le même. Ce genre de campagne a au moins le mérite de faire parler, de faire connaitre les choses et de faire avancer le débat au moins un tout petit peu…

 

 

 

De Hollywood à Tunis, le porc reste le même

Par Synda Tajine, publié le 17/10/2017 15:59

Plusieurs hashtags ont fusé sur la toile ces derniers jours. Partout, on peut lire #balancetonporc ou #meetoo sans forcément en comprendre le sens. Certains internautes ne savent pas du tout de quoi il s’agit. Les femmes en revanche, partout dans le monde, ne le savent que trop bien.

L’appel, lancé aux Etats-Unis il y a quelques jours, a réussi à prendre une ampleur internationale. L’idée étant que toutes les femmes harcelées ou agressées sexuellement, peu importe où elles sont, postent ce hasthtag afin que les internautes réalisent l’ampleur des agressions dont elles sont victimes.

 

Les langues se délient à chaque fois après qu’une victime ait commencé à parler. La loi du silence semble brisée, un court instant, et les histoires fusent de partout. Un véritable mouvement s’organise sur la toile, en effet boule de neige, avant de disparaitre cédant la place à des affaires « bien plus graves ». A lire les témoignages, on a la certitude que toutes les femmes, ou presque, sont concernées.

Faites le jeu de demander autour de vous. Toutes les femmes auront une anecdote à vous raconter sur le harcèlement qu’elles subissent, fréquemment, dans la rue, sur leur lieu de travail, dans les transports publics, et partout ailleurs dans des lieux insoupçonnés. Un inconnu qui vous agrippe les fesses ou la poitrine dans la rue, un automobiliste qui vous suit pendant que vous marchez, un passager qui vous susurre des obscénités à l’oreille, un patron ou un collègue un peu trop entreprenant… Les faits sont sordides, mais ils sont bien là.

 

Le mouvement est né après qu’une actrice connue ait dénoncé le harcèlement qu’elle a subi par le très célèbre producteur américain Harvey Weinstein. Depuis, le tout Hollywood s’est manifesté et le nombre de faits similaires a été impressionnant. Il suffit d’une étincelle pour que les langues, liées par la honte et la peur du scandale, commencent à s’exprimer. Un nombre inimaginable de célébrités affirment avoir été victimes du même homme ou d’autres encore. Des femmes qui donnent l’impression d’être mentalement solides, fortes et imperturbables n’ont pas osé dire non à un harcèlement presque banalisé dans leur milieu. Des femmes, oui, mais aussi des hommes.

Il suffit de regarder les commentaires de parfaits inconnus qui accompagnent ce genre de nouvelles, pour comprendre pourquoi une personne « normale » n’ait pas pu se défendre, dire non, ou dénoncer ce genre d’agression au moment où elle se produit. La culture de la culpabilisation de la victime et la minimisation de l’agression en elle-même font que les gens ont peur de parler. Aussi longtemps qu’on demandera à une femme comment elle était vêtue lors de son agression, pourquoi elle ne s’est pas défendue, si elle a vraiment apprécié ce qu’elle a subi et qu’elle ne fait pas toute une histoire de rien du tout, les gens auront toujours du mal à parler.

 

Des Etats-Unis à la Tunisie, les pratiques restent les mêmes. Une jeune Hollandaise a eu la brillante idée de poster sur la toile, il y a quelques semaines, des selfies avec tous les hommes qui l’ont volontairement agressée dans la rue. Les images avaient fait le tour du monde et chaque femme s’était reconnue dans ces clichés.

En août dernier, au Maroc, la vidéo d’une agression sexuelle contre une femme dans un bus provoque l’indignation générale. Des manifestations sont organisées dans tout le pays afin de dénoncer ce phénomène silencieux. Pourtant, ce genre de pratiques est loin d’être un cas isolé dans un pays où près de deux femmes sur trois sont victimes de violences (chiffres officiels).

 

En juillet dernier, le Parlement tunisien vote, à la majorité absolue, une loi qualifiée d’historique condamnant les violences faites aux femmes. Désormais, les coupables d’agression seront condamnés à de la prison ferme ou à des amendes. Dans les pays voisins, les femmes sont jalouses de leurs voisines tunisiennes. Notre pays est considéré comme pionnier en matière des droits des femmes, et ce dans l’ensemble du monde arabe.

Mais comme pour toute autre chose, en Tunisie nombreuses lois restent belles sur le papier. A la lumière du jour, leur application demeure hasardeuse et semée d’embûches. Comment  arriver, dans les faits, à prouver une agression ?

En Tunisie, près d’une femme sur deux dit avoir subi au moins une fois des violences. Des violences dont on ne parle pas toujours car les victimes n’ont pas toujours le droit de se prétendre victimes. Oui car le mal dont elles souffrent est tellement banalisé qu’il s’en trouve, souvent, dénigré et diminué.

Nous n’avons, en effet, pas seulement besoin de lois, mais d’un véritable changement de mentalités afin que les langues se délient et afin que les lois puissent être appliquées, sans quoi elles n’auraient plus aucune raison d’être.

 

Contrairement à ce qu’on a tendance à penser afin de mieux se morfondre, ce changement de mentalités n’est pas uniquement nécessaire en Tunisie, mais dans les autres pays du monde où le calvaire des femmes (et parfois aussi des hommes) agressées demeure relativement le même. Ce genre de campagne a au moins le mérite de faire parler, de faire connaitre les choses et de faire avancer le débat au moins un tout petit peu…

 

 

 

Commentaires (38) Commenter
Chokri?
eshmoun
| 20-10-2017 21:47
un Abel Chater francophone et aussi... non je n'irai pas plus loin laissant le choix des "noms d'oiseaux" qui conviennent , à ceux que çà intéresse et je file m'occuper de ma "tête de turc" préférée.
Depraves
Chokri
| 20-10-2017 20:52
Vous n'êtes qu'une bande de dépravés vous êtes incurables vous êtes la honte du pays,foutez le camp de notre pays vous et vos chiens occidentaux
Le fond et la forme
Maxula
| 20-10-2017 19:50
"ce qui compte c'est le contenu de mon message."

En ce qui vous concerne...le fond de ce que vous "scribouillez" ne vaut pas mieux que la forme...
Maxula.
VA au bout de tes convictions de Charia @Chokri
larry
| 20-10-2017 15:40
He bien soit !

Reste avec ton islam à toi Chokri !

Tu as tellement la haine des occidentaux alors agit en conséquence !
Refuse de pianoter sur internet avec ton téléphone, refuse de conduire ta voiture, refuse ton frigidaire et ta climatisation à la maison, refuse ta télévision et ce qui s'y diffuse .... Refuse tout ce que les occidentaux mécréants ont crées et produisent : Retourne vivre dans ton islam d'il y a 1400 ans... ASSUME !
Car ce que je viens de pré-citer ce n'est pas ton islam qu'il l'a conçu et produit ! Par contre tu es bien content d'en profiter !

Si tu ne veut pas t'adapter à la civilisation du monde d'aujourd'hui : SOIT ! C'est ton droit, mais ne critique pas la vie des autres !
Tu n'as AUCUN DROIT DE LEUR DICTER DES LECONS sur leurs façon de vivre

Sinon oublie dans ta vie courante tous les objets dont je viens de parler et là je te respecterai ! (si tu respectes aussi la femme)

Par contre tu as raison sur un point : tu mérites d'être insulté par moi-même et/ou par les autres ! (on récolte ce que l'on sème)

ps : quant au mot "tapette" tu aurais pu mieux faire ! LOL
blabla
chokri
| 20-10-2017 14:58
@ Larry : toujours les mêmes arguments de tapettes ... que des insultes ...

et non je regarde pas de porno,et je suis même pour la censure totale de ces abominations occidentales (on peut ajouter avec leurs musique et leurs cinéma)

c'est vous et vos occidentaux qui avez détruit l'image des femmes avec vos films porno et votre cancer féminisme

musulman et fière de l'être, vive l'islam
@ Chokri .... Un refoulé sexuel misogyne de plus !
Larry
| 20-10-2017 14:31
Refoulé par la plus grande partie de ses commentaires et qui veut nous imposer la Charia....

Refoulé sexuel qui doit passer la plupart de ses soirées à se palucher devant des vidéos porno (bien content de les trouver lesdites vidéos, elles sont pourtant faites par des occidentaux !).... Heureusement pour toi, car du porno en Burka et Djellaba Hahahahaha....

Ne poste plus s'il te plait : tu détruis l'image de la femme, du pays et la tienne !
Même un psy te refoulerai... TU ES INCURABLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
reponse
chokri
| 20-10-2017 14:02
@ TeTeM : non désolé les femmes sont moins fortes que les hommes et incapable de créer ou inventer quoique ce soit. Je parle des pyramides d'Egypte car les feministes disent toujours "la femme est l'égale de l'homme, et tout ce que l'homme fait la femme peut le faire" moi je leurs demande de prouver leurs dire et, par exemple, aller refaire les pyramide d'Egypte sans notre aide et avec les moyens de l'époque. Car depuis 60 ans je me demande ce que les femmes ont construit ou inventer depuis qu'elles ont quitter le foyer, au contraire elles font régresser les hommes partout ou elles s'incrustent.

Quand à la guerre, j'ai jamais nié la contribution des femmes, je dis juste qu'une femmes est moins forte physiquement qu'un homme et donc ne sont pas faites pour le combat, ce n'est pas pour rien que les sports de combat comme la boxe ou la MMA sont mixtes

Et je me fiche qu'il y ai des femmes dans le BTP ou dans l'armée, elles font les malines car elles sont entourées d'hommes
qui les assistent, je dirais même que ce sont des fardeaux, en plus j'aimerais bien savoir de quoi elles seraient capable sans l'aide des hommes

Tout ce que je dis est factuel et facile à prouver, l'égalité homme femmes est une supercherie, car on est différent et complémentaire. C'est vous qui avez le cerveau malade et sortez des théories sans queues ni tête en reniant les différences entre les hommes et les femmes

@ zohra : je ne suis pas un islamiste, et ce n'est pas l'islam qui a inventer le patriarcat, ça existe depuis la nuit des temps, et je suis pas misogyne c'est vous qui est misandre et êtes mal dans votre peau
@Misogyne
zohra
| 20-10-2017 12:29
Vous pouvez parler de votre femme ou votre soeur ou de votre famille. SABIA IDIK MOUCH KADKAD. Sortez de votre moyen age.

Je n'ai pas de maitre et je n'aurai jamais bi ith illah. Je suis déjà sauvée de vos griffes vous les islamistes, ilhamdoullah. Nima minand rabi

Anist biaklek


Pas les mêmes valeurs
TeTeM
| 20-10-2017 12:18
Mon pauvre Chokri, il est dommage que votre réponse n'arrive pas à la même hauteur que la mienne... La mienne est factuelle circonstanciée, la votre théorique. Pour un peu, je croirais que vous cherchez à vous convaincre vos mêmes des inepties que vous sortez?

Les pyramides d'Egyptes? Elle appartienne à l'histoire. Il faut vivre avec son temps et le progrès. Des femmes qui travaille dans le BTP, il y en a des tas en Europe...

La Guerre? Vous êtes un ignares? Lors de la seconde Guerre Mondiale, des femmes ont été dans la resistance et y ont joué des rôles clés. Par ailleurs, alors que les hommes étaient au front, qui, à votre avis fabriquait les munitions? Qui a fait tourner les fermes et l'économie? Les vieillards peut être? Non les femmes.

Chokri, par pité, ne traitez pas des sujets dont vous n'avez pas la maîtrise...
cancer feministe
chokri
| 20-10-2017 11:25
zohra, moi je pense que vous êtes infecté par le cancer féministe qui sévit depuis 50 ans et dont ont voit les fruits pourris aujourd'hui avec la destruction de la cellule familiale et les infanticides de masse

vous devriez aller vous faire soigner, c'est vous qui êtes malades
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