Crise de Nidaa - Le premier échec de Béji Caïd Essebsi

Businessnews.com.tn | publié le 17/01/2016 15:58
Par Sofiene Ben Hamida,

 

Le congrès de Nidaa Tounes tenu à Sousse les 9 et 10 janvier n’a pas eu les résultats escomptés. Il était conçu comme une tentative pour dépasser les difficultés internes de ce parti. Il a abouti à une véritable implosion et à une hémorragie dans ses rangs qui a touché des dirigeants et des cadres de premier plan. Pour avoir oublié l’essentiel et opté pour le passage en force, il en est sorti de ce congrès que des perdants.  Parmi ces perdants, et peut-être le premier d’entre eux, Béji Caïd Essebsi, fondateur de Nidaa et actuel président de la République.

 

Disons le clairement et avant toute autre chose, Béji Caïd Essebsi a été une chance pour la révolution et pour le pays, presque une bénédiction. C’est grâce à lui que le pays a réussi la première phase de la transition démocratique qui a conduit aux élections du 23 octobre 2011. C’est aussi grâce à lui, en grande partie, que le paysage politique national a été équilibré à l’issue des élections du 26 octobre 2014, au point de déloger le parti islamiste de sa position de parti dominant. Pour toutes ces réussites, Béji Caïd Essebsi est entré dans l’histoire de ce pays comme l’une des personnalités politiques les plus influentes et qui ont beaucoup apporté à la révolution.

 

Mais tout cela ne disculpe pas Béji Caïd Essebsi de sa responsabilité directe dans la crise de Nidaa, une responsabilité qui s’étale dans le temps et qui comporte plusieurs phases, dont la première quand il était aux commandes de Nidaa. En effet, il s’était opposé farouchement à l’organisation du congrès de son parti favorisant une gestion très peu démocratique basée sur sa seule autorité, incontestée il est vrai, et son sens de l’équilibre entre les différentes factions rivales au sein du parti. Par ce comportement, le fondateur de Nidaa a privé son parti de structures stables et d’un programme clair, consigné dans des motions discutées et votées démocratiquement, rendant tout écart de la ligne du parti quantifiable d’abord, et répréhensible  ensuite.

 

Après son élection à la tête de l’Etat, Béji Caïd Essebsi a contribué à priver Nidaa de ses principaux cadres qui ont été disséminés dans des postes gouvernementaux ou administratifs, ou encore au sein de la nouvelle équipe du cabinet présidentiel. Cela a créé un grand vide au sein de Nidaa, privé de son chef et de ses principaux lieutenants. Ce vide a profité à une horde d’opportunistes et d’aventuriers qui se sont propulsés aux commande d’un parti désorienté et se sont autoproclamés dirigeants légitimes. Pourtant, même Hafedh, le fils du fondateur du parti, utilisé par ceux- là comme éventail et paravent, manquait cruellement de légitimité, tant son parachutage, par son père, à la tête des structures du parti, était contesté. Ce sont ces dirigeants de fortune, qui ont tout à gagner et rien à perdre, qui ont attisé la crise au sein de Nidaa et ont imposé le passage en force à Sousse, provoquant l’ire et l’indignation de tous.

La fronde d’une trentaine de députés Nidaa aurait pu alerter le fondateur de la gravité de la crise au sein de son parti. Mais à une attitude conciliante, qui aurait pu contenir les rivalités, calmer les esprits et raisonner les ambitions des uns et des autres, il a choisi une attitude hautaine envers ceux qui ont exprimé leur mécontentement et pris des initiatives qui favorisent le clan porté par son fils.

 

Pour avoir pris de mauvaises décisions, successives et étalées dans le temps en sa qualité de fondateur et premier dirigeant de Nidaa, Béji Caïd Essebsi essuie aujourd’hui son premier échec, lui qui auparavant, avait tout gagné. Son intervention pour reporter la réunion du comité politique issu du congrès de Sousse et sa prochaine rencontre avec Mohsen Marzouk pour tenter de le ramener à de meilleurs sentiments pourraient aboutir à une accalmie mais Nidaa ne sera plus comme avant.

Crise de Nidaa - Le premier échec de Béji Caïd Essebsi

Par Sofiene Ben Hamida, publié le 17/01/2016 15:58

 

Le congrès de Nidaa Tounes tenu à Sousse les 9 et 10 janvier n’a pas eu les résultats escomptés. Il était conçu comme une tentative pour dépasser les difficultés internes de ce parti. Il a abouti à une véritable implosion et à une hémorragie dans ses rangs qui a touché des dirigeants et des cadres de premier plan. Pour avoir oublié l’essentiel et opté pour le passage en force, il en est sorti de ce congrès que des perdants.  Parmi ces perdants, et peut-être le premier d’entre eux, Béji Caïd Essebsi, fondateur de Nidaa et actuel président de la République.

 

Disons le clairement et avant toute autre chose, Béji Caïd Essebsi a été une chance pour la révolution et pour le pays, presque une bénédiction. C’est grâce à lui que le pays a réussi la première phase de la transition démocratique qui a conduit aux élections du 23 octobre 2011. C’est aussi grâce à lui, en grande partie, que le paysage politique national a été équilibré à l’issue des élections du 26 octobre 2014, au point de déloger le parti islamiste de sa position de parti dominant. Pour toutes ces réussites, Béji Caïd Essebsi est entré dans l’histoire de ce pays comme l’une des personnalités politiques les plus influentes et qui ont beaucoup apporté à la révolution.

 

Mais tout cela ne disculpe pas Béji Caïd Essebsi de sa responsabilité directe dans la crise de Nidaa, une responsabilité qui s’étale dans le temps et qui comporte plusieurs phases, dont la première quand il était aux commandes de Nidaa. En effet, il s’était opposé farouchement à l’organisation du congrès de son parti favorisant une gestion très peu démocratique basée sur sa seule autorité, incontestée il est vrai, et son sens de l’équilibre entre les différentes factions rivales au sein du parti. Par ce comportement, le fondateur de Nidaa a privé son parti de structures stables et d’un programme clair, consigné dans des motions discutées et votées démocratiquement, rendant tout écart de la ligne du parti quantifiable d’abord, et répréhensible  ensuite.

 

Après son élection à la tête de l’Etat, Béji Caïd Essebsi a contribué à priver Nidaa de ses principaux cadres qui ont été disséminés dans des postes gouvernementaux ou administratifs, ou encore au sein de la nouvelle équipe du cabinet présidentiel. Cela a créé un grand vide au sein de Nidaa, privé de son chef et de ses principaux lieutenants. Ce vide a profité à une horde d’opportunistes et d’aventuriers qui se sont propulsés aux commande d’un parti désorienté et se sont autoproclamés dirigeants légitimes. Pourtant, même Hafedh, le fils du fondateur du parti, utilisé par ceux- là comme éventail et paravent, manquait cruellement de légitimité, tant son parachutage, par son père, à la tête des structures du parti, était contesté. Ce sont ces dirigeants de fortune, qui ont tout à gagner et rien à perdre, qui ont attisé la crise au sein de Nidaa et ont imposé le passage en force à Sousse, provoquant l’ire et l’indignation de tous.

La fronde d’une trentaine de députés Nidaa aurait pu alerter le fondateur de la gravité de la crise au sein de son parti. Mais à une attitude conciliante, qui aurait pu contenir les rivalités, calmer les esprits et raisonner les ambitions des uns et des autres, il a choisi une attitude hautaine envers ceux qui ont exprimé leur mécontentement et pris des initiatives qui favorisent le clan porté par son fils.

 

Pour avoir pris de mauvaises décisions, successives et étalées dans le temps en sa qualité de fondateur et premier dirigeant de Nidaa, Béji Caïd Essebsi essuie aujourd’hui son premier échec, lui qui auparavant, avait tout gagné. Son intervention pour reporter la réunion du comité politique issu du congrès de Sousse et sa prochaine rencontre avec Mohsen Marzouk pour tenter de le ramener à de meilleurs sentiments pourraient aboutir à une accalmie mais Nidaa ne sera plus comme avant.

Commentaires (24) Commenter
Grace a lui
Godot
| 23-01-2016 13:35
Graaaaaaaaaaaace a lui. It is laughable.The man is in hirbenation since day one.he had just waken to attend nida tounes conference as one of his priority. And what I hear here is the same wormear song "graaaaaaaace a lui"
@Slaheddine
tounsia2
| 19-01-2016 00:41
Cher Slaheddine,
Certes, la sérénité ne s'enseigne pas, mais elle peut être acquise dès lors qu'on se pose les bonnes questions, celles qui consistent à savoir ce que l'on veut de la vie; Pour ma part, je me suis posée cette question dès mon jeune âge, et à partir du moment où j'ai su ce que je voulais, je n'ai fais que suivre ma voie en toute sérénité, dans le succès tout comme dans l'échec; Finalement, j'ai fais les choses à l'envers, puisque j'ai commencé par gagner la sérénité avant d'accéder au savoir, mais il est certaines choses de la vie qui ne s'acquièrent qu'avec les années, comme la sagesse et le discernement . . .
Merci pour l'élégance de votre contribution et la sagesse de vos propos.
Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.
Slaheddiine
| 18-01-2016 20:21
"La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion". Marcel Jouhandeau


Chère tounsia2, voici un sujet de plus sur lequel nous pouvons faire une longue route ensemble, celui de la mesure à travers les âges.

«Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » serait le pendant de votre citation de Jouhandeau.

Pourtant je ne suis pas loin de penser qu'une partie de la jeunesse apprend passionnément le savoir et qu'une bonne partie des anciens leur divulgue une bonne partie des secrets du savoir, reste le pilier de la sérénité qui ne s'enseigne pas, mais s'acquière au prix fort en payant de sa personne le prix de ses erreurs, c'est ainsi que la sérénité nous pénètre progressivement avec l'âge de la sagesse. Je l'observe sur ma personne!
Une autre Citation
tounsia2
| 18-01-2016 18:44
"La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion".

Marcel Jouhandeau
Citation
kameleon78
| 18-01-2016 13:49
"La vieillesse est un naufrage" citation du général de Gaulle.
Deux ans et une nouvelle constitution apres, rien n'a change (1)
Kairouan
| 18-01-2016 10:16
@tounsia2,

Merci a vous, a @salahtataouine et a @Bourguibiste Nationaliste pour cette commemoration. Comme vous le dites ABR reste irremplacable. Plus encore, ses propos sont, genialement quoique malheureusement, toujours d'actualite.
Je me permets a cette occasion, et si le moderateur le veuille bien, de rappeler une partie d'un echanges d'idees que j'ai eu avec lui quelques temps avant sons deces. Dieu lui accorde paix et misericorede la ou il est. Mes pensees vont aussi a sa femme et son fils.

[Debut]

@Kairouan et Meilleurs voeux à tous
Abdelkarim BEN RHIMA |15-10-2013 17:44

J'ai bien lu le texte que vous m'avez envoyé et j'ai beaucoup apprécié son côté factuel concis et je vous en félicite. Les éléments d'analyse apportés plutôt sous forme d'interrogations méritent que l'on s'arrête dessus notamment au niveau des renvois aux liens socioculturels (je vous rejoins pour l'approche causale que j'ai personnellement toujours soutenu). Je soulignerai en particulier l'usage du mot débâcle qui à mon avis est très bien approprié à la situation qui prévaut dans le pays, la conscience du jeu de rôle endossé par Jbali au lendemain de l'assassinat de Belaid, etc. En somme la vision globale qui est brossée dans ce texte est limpide : du super concentré !
En guise de contribution à l'enrichissement de cet échange, il me semble , que ce texte omet, sinon passe volontairement sous silence, quelques points autant avérés que déterminants à savoir :

1/ Le côté sectaire d'Ennahdha, son rattachement organique à la confrérie internationale des frères musulmans notamment au niveau de la représentation structurelle (Ghannouchi est le second), des objectifs (Oustadhiat al aalam), des moyens (Attamkin), des dogmes (Al walaa wa attaa), de l'organisation hiérarchique quoi qu'il soit fait référence au rôle de Majlis el choura. A mon avis, une analyse de la situation par la lorgnette des mouvances islamistes est plus pragmatique que le rattachement socioculturel aux Abassides (au règne d'Al Mu'atassim). En effet un tel renvoi vers des racines historiques lointaines est assez anachronique et ne devrait procurer qu'une vision stéréotypée du monde arabo-musulman déconnectée de l'histoire spécifique de la Tunisie d'Ibn Khaldoun pour ne citer que lui.

2/ La prétendue classe politique tunisienne qui souffre lourdement de crédibilité par son manque de vécu, ses penchants vers la rhétorique stérile (faux débats ou polémique selon vos propos). L'absence de pragmatisme est pour moi la plus grande tare de l'opposition. A titre d'exemple je cite l'alliance de facto entre le POCT et les islamistes pour imposer l'ANC alors qu'un moratoire social de deux ans au moins devait précéder les élections en vue d'installer une conscience politique dans le désert qui prévalait et que tout le monde stigmatisait (un premier paradoxe);

3/ Les carences citoyennes chez une majorité écrasante des Tunisiens qui jusqu'à ce jour continuent à croire à l'homme providence, au parti bienfaiteur. Les islamistes ont bien été élus car supposés pieux, et aujourd'hui BCE s'érige en homme providentiel ! Le Tunisien moyen vit en permanence un paradoxe : Il se plait à croire qu'il peut pratiquer un individualisme exacerbé et revendiquer en parallèle des mesures bienfaitrices pour assistés !

4/ Une classe intellectuelle (instruite serait plus approprié), qui devient de plus en plus autant narcissique que creuse (toujours le paradoxe). Il en résulte l'absence d'une vraie élite pensante féconde, capable de créativité et efficiente qui aurait pu établir un diagnostic robuste, définir les contours d'un modèle de société équilibré, détailler un modèle économique viable, bref jouer de plein droit son statut d'élite. Les plaies socioéconomiques et ses conséquences immédiates quant à la sédentarisation de l'obscurantisme et maintenant du terrorisme ne sont que des tristes prémices d'un chaos si nous ne réagissons pas avec engagement et vigueur.

Évidemment, je ne saurai être exhaustif dans cet espace de communication.

Une fois encore merci et j'attends votre écho.
Cordialement.
Deux ans et une nouvelle constitution apres, rien n'a change (2)
Kairouan
| 18-01-2016 10:16
[Deux ans et une nouvelle constitution apres, rien n'a change - Suite et fin]

@Abdelkarim BEN RHIMA
Kairouan |16-10-2013 20:33

Kol Aam Winti Hay B'khir et Merci beaucoup pour votre reponse et pour l'interet porte a mon post.

Comme vous le soulignez si justement, debattre des causes socio-culturelles d'un phenomene (en l'occurrence la mouvance islamiste) ou d'une suite d'evenements (notament ce que nous nous accordons a appeler 'la debacle de la transition constitutionnelle de la Tunisie') necessite d'inscrire l'histoire de ces faits dans le contexte institutionnel ou les dynamiques de groupe qui permettent leur emergence et leur durabilite. Une telle analyse permettrait de ne pas tomber dans une approche atemporelle et stereotypee pour caracteriser le monde arabo-musulman, ses soubresauts historiques, et leurs acteurs principaux. Plus encore, au dela d'un exercice qui cherche a qualifier de 'bon' ou de 'nefaste' le phenomene ou l'evenement etudie, il s'agit de mettre en exergue la dimension systemique (pattern) qu'il revele.

Les axes de reflexion que vous apportez dans votre reponse, pointent vers la necessite de se pencher sur les interactions des elements qui constitutent un meme groupe, et par la, diagnostiquer l'ampleur de leur impact - ou leur marge d'action politique, sociale, economique, ou scientifique . Dans ce sens, le developpement de la mouvance islamiste, sa capacite a creer une dynamique, et sa durabilite malgre les vississitudes historiques, ne tient pas a la justesse de sa cause ou a de sa vision. Certes quelques adeptes lui accordent ce credit spirituel, mais anthropologiquement parlant, les leaders islamistes prechent (et ca ils le savent tres bien) dans une contexte tres RICHE, ou chaque musulman est 'genereusement imbibe' - et ce depuis des siècles - de sa facon de voir sa foi, de ses rituels, et meme de ses superstitions.

Par contre, leur impact tient plus objectivement du fait qu'ils se sont constitues en une institution qui, comme vous le soulignez, est dotee de structures et de hierarchies, d'une mission et de strategies, d'enormes resources et d'un large reseau international (une vrai multinationale!). Ainsi, et au-dela de son caractere sectaire, elle survit aux INDIVIDUS et aux contingences (du marche!).

Dans le contexte particulier de la transition constitutionnellle de la Tunisie, leur impact tient aussi du fait, qu'en face d'eux, les autres partis politiques - meme dotes de prestigieux passes de combat national - ne sont pas aussi solidement organises ou bien lotis materiellement, pour certains d'entre eux, dans le pays comme a l'etranger. Contrairement a la 'debrouille' creatrice et entreprenariale d'une start-up, (metaphoriquement et pratiquement, c'est le cas de tous les partis tuniso-tunisiens) la culture, les comportements et les strategies sociales des grandes entreprises (les frères musulmans) sont traces au plus haut niveau, sur le long terme et cascades le long de toute la structure hierarchique.

Quelqu'un comme BCE devrait en tirer la lecon et adopter cette vision 'organisationnelle' et 'institutionnelle' pour Nidaa Tounis. D'un autre cote, votre point 2 donne le parfait exemple de ce decalage entre les partis et de pourquoi l'ANC reussit a Ennahdha, par example, mais ne peut pas representer la meilleure strategie a adopter au POCT [ou autres petits partis] meme s'ils la defendent par souci de bien faire!

Dans le cadre de cette analyse 'institutionnelle' de la phase transitionnelle, on peut aussi expliquer [et comprendre le pourquoi de] l'acharnement des Nahdhaouis a affaiblir l'UGTT, et ce au lendemain meme du 14 Janvier 2011. L'UGTT est de fait la seule institution large et organisee - qui de plus ancree dans l'histoire, la culture, et la societe tunisiennes - qui puisse faire un contre-poid a Ennahdha.

Plus generalement, il me semble que les paradoxes de l'elite politique et intellectuelle en Tunisie ne font que refleter son manquement (ou faut-il plutot parler d'incapacite?) a s'auto-organiser en groupes, partis ou societes scientifiques ou techniques. La formation de telles organisations qui depassent les individus et leurs narcissismes pour s'inscrire dans une mission et des strategies claires de developpement socio-economique d'un pays, est de plus en plus encouragee par les gouvernements [des pays developpes]. Ces derniers les dotent de mesures, de regulations et de subventions favorables au renforcement de leur standing intellectuel, de leur lien avec la societe et de leur impact sur le contexte technique ou ils operent.
On concoit facilement comment de telles mesures seraient aux antipodes d'une gouvernance retrograde, hermetique au changement culturel et politique, que peuvent adopter les regimes totalitaristes.

Encore un grand MERCI pour cet echange stimulant.

A+
[Fin]

Commentaires publies in "Clientélisme et politique : Une Soumaya peut en cacher une autre", Sofiène Ben Hamida, Tunisie Business News (13/10/2013 16:06)
aveugle comme SBH
bouba
| 18-01-2016 09:24
SBH , sans renier le role de BCE en 2011 , vous occultez completement le bavures continus de votre cher présiodent, ce Monsieur n'en a cure de la "révolution" et de son évolution , son seul but est le pouvoir, n'a t-il pas effacé toute trace de la "révolution" dés sa prise de fonction en 2011 en effacant les tags des murs du premier ministére , et cela traduit sa vision de la chose( en insistant que sa vision ne dépasse pas le grand tunis bourgeois) , et dans un passé récent il ne fait que trangresser la constitution et ce n'est qu'un début, concernant Nida Tounes il ne le voit qu'entre les mains de son fils et ses acolytes
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GRAVE DANGER de déstabilisation poussée par les Ikhwan
Nahor
| 18-01-2016 02:17
Oui, M. Barnat, vous avez raison.

Un texte jugé ultra-secret a été dévoilé aux USA par lequel l'organisation à caractère maçonnique-mafieux Muslim Brotherhood (les Ikwans aux USA) avait dans son programme le sabotage des structures étatiques, économiques et vitales pour causer l'implosion du pays.

Obama lui-même n'a pas épargner ses efforts pour adopter ce programme criminel épaulé par une CIA crapuleuse : diffusion des drogues, encouragement de l'homosexualité et de comportements déviants pour la destruction de la cellule familiale, destruction de la morale et facilitation de la dégénération juvénile, incitation au racisme et aux conflits d'ordre racial et religieux, corruption des forces de sécurité et diffusion des armes d'attaque automatique, liberté de diffusion sur Internet des messages haineux et sites takfiristes/djihadistes, etc etc.

Tout le monde l'a vu et observé et en a put constater les conséquences...

La preuve du complot est fournie EN DÉTAIL dans cette vidéo du Western Center for Journalism

-- Obama est un membre des Ikhwan.
http://www.redflagnews.com/headlines/proof-obama-is-a-member-of-the-muslim-brotherhood


Dans une discussion avec un militant d'Ennahdha, docteur en charia dans un pays du Golfe, il m'a lâché une fois: "l'Amérique est avec nous, que peut nous faire la France, par son armement en Afrique?". Il n'avait pas fait les comptes avec la Russie et la suite des événements en Syrie leur a surement été une bonne leçon. Leur plan pourri continue pourtant: le seul salut de la Tunisie est un revirement de la politique internationale, mais Béji Jo-Condor aux doubles ailes (https://www.youtube.com/watch?v=9kVOW8mNHhM) a déjà fait le pacte avec le diable ikhwani en personne, Obama...

EN TUNISIE, 2016, les Ikhwan sont arriver à arracher le pouvoir par une ruse de parti et une lâche manipulation politique avec un show qui n'a rien de démocratique, mais montre la profondeur de la déchirure opérée.

La Tunisie est blessée à mort, elle saigne de ses forces vitales et perd ses ressources principales, notamment le tourisme totalement détruit par les infâmes "enfants de Rached Ghannouchi",
les terroristes avec lesquels il entrait en contact en secret et a été filmé à son insu, les terroristes aussi qu'a protégé dans les djebel par des complicités criminelles et les mensonges éhontés d'Ali Larîdh, "ministre saboteur" de l'Intérieur pendant son mandat catastrophique. Dans ce temps de "préparation" de l'attaque qui se profile énorme, ils nous parlaient des "sportifs", dont le meilleur sponsor a été sans doute Al-Jazira et cheika Moza, comme en Irak et Syrie.

Les Ikhwan poursuivent un plan de déstabilisation calqué sur le modèle US, avec les mêmes tactiques et les mêmes méthodes d'infiltration.

Le coup leur a réussi, se moquer et faire
une leurre des règles démocratiques dont le parti Nidaa a été privé, par son président fondateur même et ingrat Président de la République Tunisienne, république bourguibienne que lui même est en train de démolir pour faire place à la république islamiste prêchée par Khomeyni et son élevé très peu tunisien Rached Kheriji alias Ghannouchi.

Prochaine étape : déstabilisation de frontières par des émeutes contagieuses et attaque massive depuis la Libye par les hordes terroristes organisées au préalable par l'ami de "combat" de l'ayatollah de Montplaisir, le terroriste alqaediste Abdelhakim Belhadj. La fin du rêve printanier est proche, le printemps n'arrivera jamais par les diables de l'obscurantisme chariatique.
Le Parti avant la Patrie
tounsia2
| 17-01-2016 23:59
BCE nous a fourni la preuve qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux; j'étais pourtant partie avec des préjugés favorables en pensant que l'âge avancé de BCE était plutôt un argument en sa faveur puisque la vieillesse est généralement synonyme de sagesse; Par son soutien indéfectible à son fils, BCE a montré qu'il ne s'est pas débarrassé de ses vieux démons et qu'il cherche à élargir ses pouvoirs en imposant son fils à la tête de nidaa ; Pourtant en 2014, BCE n'a pas hésité à écarter son fils des élections législatives lors de la polémique suscité par la candidature de HCE à tête de la liste de Tunis 2 ; Malheureusement, après son élection, BCE s'est écarté de cette ligne de conduite et n'a fait que multiplier les erreurs; Ses mauvais choix, vraisemblablement dictés par les personnes qui l'entourent et qui sont encore dans la logique du parti unique et une gestion basée sur les magouilles et les combines, ceux-la même qui ont conseillé à BCE de soutenir son fils, quitte à sacrifier la patrie au profit du parti.
Quoi qu'il en soit, et quelque soit l'issue réservée à cette crise, BCE n'aura plus la confiance des électeurs , ni la popularité de 2014, car l'échec de la gestion de la crise de nida, vient s'ajouter à d'autres déceptions antérieures, en particulier, son alliance contre nature avec les islamistes que les électeurs de nidaa continuent à refuser et considérer de loin, comme étant la plus mauvaise décision adoptée par BCE depuis son élection à la tête du pays.

Post Scriptum

Cela fait deux ans que notre cher ami Abdelkarim BEN RHIMA nous a quitté, laissant un vide immense, que nul n'a pu combler dans ce forum; Paix à son âme et que Dieu protège son fils Mohamed Walid, sa femme et sa famille ; Mes pensées vont également à tous ses amis . . .

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