Contre la corruption, « j’irai jusqu’au bout »

Businessnews.com.tn | publié le 25/05/2017 15:59
Par Houcine Ben Achour,

 

On avait fini par désespérer du courage, de la volonté et de la détermination du chef du gouvernement, Youssef Chahed à appliquer ce qu’il avait promis du haut de la tribune de l’Assemblé des représentants du peuple, lors de son investiture. Sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat, le redressement économique par la mise en œuvre des réformes qui rendent possibles ce qui est nécessaire au pays, la lutte contre la fraude et la corruption, etc., l’on commençait à douter sur la capacité du chef du gouvernement à gagner de tels paris.

 

L’autorité de l’Etat ? Il suffit de revenir sur les événements de Tataouine et l’accueil qui lui fut réservé lors de son déplacement dans cette région pour en situer le niveau : au plus bas.

Le redressement économique ? Il suffit de se rappeler la manière avec laquelle fut accueilli le projet de loi de Finances pour l’exercice 2017 et les amendements dont il a fait l’objet pour évaluer l’état de nos finances publiques : au plus mal.

 

Certains objecteront que, malgré tout, la croissance est de retour. Certes. Mais il ne faut pas crier victoire prématurément. L’arbre de la croissance ne doit pas cacher la forêt de difficultés à surmonter et de problèmes à résoudre : une inflation qui reprend du poil de la bête, des importations qui ne cessent de rogner ou nos réserves en devises ou bien notre taux de change, des exportations en panne et des investissements qui ne se matérialisent pas ou si peu.

La lutte contre la fraude fiscale ? On sait de quelle manière elle a été traitée, en faisant preuve de bienveillance à l’égard des corporatismes et des élites bien pensantes appartenant aux professions libérales. N’était-ce pas à eux de faire preuve d’exemplarité et de constituer la véritable locomotive pour une équité et une justice fiscale intraitable. La lutte contre la corruption ? Jusqu’à ces derniers jours, rien de vraiment significatif n’est venu éclairer l’opinion.

 

Enorme coup de tonnerre

Pourtant, des signaux étaient lancés, par le chef du gouvernement, lui-même, mais semblent n’avoir pas été perçu. Qu’on se rappelle la dernière interview télévisée de Youssef Chahed. La question sur la corruption lui fut posée. En guise de réponse, il indiqua que le gouvernement est en train de mettre en place la plateforme idoine pour combattre ce fléau à travers la création de plusieurs centaines de poste de magistrats dont une partie sera dédiée pour instruire et juger de manière diligente les affaires de corruption.

Mais ce n’est pas tout. Face à l’insistance des journalistes, il annonça, quelque peu agacé, que l’opinion publique verra très prochainement de lourds dossiers de corruption transmis à la justice, sous-entendant par là que cela provoquera un véritable coup de tonnerre compte tenu des personnes impliquées.

 

A l’époque, l’incrédulité était forcément de mise. Aujourd’hui, ce sentiment ne peut plus être de mise. A tout le moins, il est fortement ébranlé. La mise au secret de Chafik Jarraya que l’on croyait intouchable tant ses soutiens étaient puissants, à tous les niveaux, à droite, à gauche et partout, ainsi que les multiples interpellations qui s’ensuivirent, corroborent la prédiction du chef du gouvernement. Manifestement, on est aussi en présence d’un véritable coup de tonnerre.

 

Sur le dossier de la corruption, Youssef Chahed joue son va-tout. D’autant que les rumeurs de son départ sont devenues de plus en plus pressantes. En s’attaquant de la sorte à la corruption, il a fait le choix de couper les têtes pour assécher les racines.

En s’attaquant de la sorte au phénomène qui gangrène le pays, il administre la preuve qu’il a du courage, de la volonté et de la détermination. Et, tant qu’à faire face à une mise à l’écart annoncée, il est préférable de sortir par la grande porte, avec les honneurs, que par la petite porte de l’échec. «J’irai jusqu’au bout », a insisté, hier, Youssef Chahed, dans une brève et impromptue intervention médiatique.

Ce qui signifie qu’aucun rétropédalage n’est possible, qu’aucun compromis, a fortiori marchandage n’est recevable. Ça passe ou ça casse, torpillant au passage et l’Instance Vérité et Dignité (IVD) et le projet de loi sur la réconciliation économique, cher à la présidence de la République. De la réussite sur ce dossier dépendra l’assise et l’autorité de Youssef Chahed à mener sa politique et à réaliser les promesses qu’il a faites le 26 août 2016, lors du vote de confiance pour son gouvernement.   

   

En tout cas, plus qu’un tournant, c’est un processus qui est engagé. Il n’est pas encore irréversible, loin de là. Maintenant, c’est à l’autorité judiciaire d’être au rendez-vous des attentes. Non point pour être expéditive, mais pour instruire sereinement et pour juger en son âme et conscience.

Contre la corruption, « j’irai jusqu’au bout »

Par Houcine Ben Achour, publié le 25/05/2017 15:59

 

On avait fini par désespérer du courage, de la volonté et de la détermination du chef du gouvernement, Youssef Chahed à appliquer ce qu’il avait promis du haut de la tribune de l’Assemblé des représentants du peuple, lors de son investiture. Sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat, le redressement économique par la mise en œuvre des réformes qui rendent possibles ce qui est nécessaire au pays, la lutte contre la fraude et la corruption, etc., l’on commençait à douter sur la capacité du chef du gouvernement à gagner de tels paris.

 

L’autorité de l’Etat ? Il suffit de revenir sur les événements de Tataouine et l’accueil qui lui fut réservé lors de son déplacement dans cette région pour en situer le niveau : au plus bas.

Le redressement économique ? Il suffit de se rappeler la manière avec laquelle fut accueilli le projet de loi de Finances pour l’exercice 2017 et les amendements dont il a fait l’objet pour évaluer l’état de nos finances publiques : au plus mal.

 

Certains objecteront que, malgré tout, la croissance est de retour. Certes. Mais il ne faut pas crier victoire prématurément. L’arbre de la croissance ne doit pas cacher la forêt de difficultés à surmonter et de problèmes à résoudre : une inflation qui reprend du poil de la bête, des importations qui ne cessent de rogner ou nos réserves en devises ou bien notre taux de change, des exportations en panne et des investissements qui ne se matérialisent pas ou si peu.

La lutte contre la fraude fiscale ? On sait de quelle manière elle a été traitée, en faisant preuve de bienveillance à l’égard des corporatismes et des élites bien pensantes appartenant aux professions libérales. N’était-ce pas à eux de faire preuve d’exemplarité et de constituer la véritable locomotive pour une équité et une justice fiscale intraitable. La lutte contre la corruption ? Jusqu’à ces derniers jours, rien de vraiment significatif n’est venu éclairer l’opinion.

 

Enorme coup de tonnerre

Pourtant, des signaux étaient lancés, par le chef du gouvernement, lui-même, mais semblent n’avoir pas été perçu. Qu’on se rappelle la dernière interview télévisée de Youssef Chahed. La question sur la corruption lui fut posée. En guise de réponse, il indiqua que le gouvernement est en train de mettre en place la plateforme idoine pour combattre ce fléau à travers la création de plusieurs centaines de poste de magistrats dont une partie sera dédiée pour instruire et juger de manière diligente les affaires de corruption.

Mais ce n’est pas tout. Face à l’insistance des journalistes, il annonça, quelque peu agacé, que l’opinion publique verra très prochainement de lourds dossiers de corruption transmis à la justice, sous-entendant par là que cela provoquera un véritable coup de tonnerre compte tenu des personnes impliquées.

 

A l’époque, l’incrédulité était forcément de mise. Aujourd’hui, ce sentiment ne peut plus être de mise. A tout le moins, il est fortement ébranlé. La mise au secret de Chafik Jarraya que l’on croyait intouchable tant ses soutiens étaient puissants, à tous les niveaux, à droite, à gauche et partout, ainsi que les multiples interpellations qui s’ensuivirent, corroborent la prédiction du chef du gouvernement. Manifestement, on est aussi en présence d’un véritable coup de tonnerre.

 

Sur le dossier de la corruption, Youssef Chahed joue son va-tout. D’autant que les rumeurs de son départ sont devenues de plus en plus pressantes. En s’attaquant de la sorte à la corruption, il a fait le choix de couper les têtes pour assécher les racines.

En s’attaquant de la sorte au phénomène qui gangrène le pays, il administre la preuve qu’il a du courage, de la volonté et de la détermination. Et, tant qu’à faire face à une mise à l’écart annoncée, il est préférable de sortir par la grande porte, avec les honneurs, que par la petite porte de l’échec. «J’irai jusqu’au bout », a insisté, hier, Youssef Chahed, dans une brève et impromptue intervention médiatique.

Ce qui signifie qu’aucun rétropédalage n’est possible, qu’aucun compromis, a fortiori marchandage n’est recevable. Ça passe ou ça casse, torpillant au passage et l’Instance Vérité et Dignité (IVD) et le projet de loi sur la réconciliation économique, cher à la présidence de la République. De la réussite sur ce dossier dépendra l’assise et l’autorité de Youssef Chahed à mener sa politique et à réaliser les promesses qu’il a faites le 26 août 2016, lors du vote de confiance pour son gouvernement.   

   

En tout cas, plus qu’un tournant, c’est un processus qui est engagé. Il n’est pas encore irréversible, loin de là. Maintenant, c’est à l’autorité judiciaire d’être au rendez-vous des attentes. Non point pour être expéditive, mais pour instruire sereinement et pour juger en son âme et conscience.

Commentaires (10) Commenter
Zakat : voler et donner un peu au pauvres???????
Baraka
| 28-05-2017 18:19
Votre compréhension de la zakat est à côté de la plaque ,cela me rappelle l'autre déclaration : une bonne action efface des mauvaises actions....c'est trop facile....
Laisser la religion entre les mains des penseurs, philosophes, chercheurs et autres spécialistes dans le domaine religieux....nous vivons dans une république civile régie par la raison,les droits de l'homme et du citoyen.c'est l'universel qui prime...
La République à ses règles qui s'imposent à tous .et pour finir la Tunisie aimez la ou quittez la
corruption de la justice
Bravo
| 26-05-2017 20:25
Il faut s'attaquer aux juges corrompus le resultat sera certains
La corruption est un mal à éradiquer.
Watani
| 26-05-2017 12:57
La corruption existe parmi tous ceux qui ont voulu s'enrichir ( rapidement)par tous les moyens au dépend des citoyens ou des biens de l'état . pour cela ils utilisent leur pouvoir ou et leur argent . cela existe parmi certains dirigeants , des cadres de la fonction publique ou autre, des MAGISTRATS ,des (chameliers ?) ...... la question men aynalaka hadha doit être appliquée à tous ceux et celles qui se sont enrichis subitement sans aucune PREUVE LÉGALE de leur richesse (!?!?!?).
J.trad
zohra
| 26-05-2017 08:03
",l'argent même un peu sale aide à faire marcher le pays ,je le redit c'est pourquoi Allah emplois le terme (zaket,)qui purifie des infractions (qui caractérise la nature humaine )un moteur ne peut pas ne pas causer un peu de préjudice" J.trad

Mais je rêve "l'argent un peu sale" allez-y vous faire soigner, je comprends mieux les islamistes corrompus
Allahoma zidna alman depuis quand la Zaket purifie l'argent sale, les voleurs sont halal maintenant. way way way chou hath

Excellent
J.trad
Zohra
| 26-05-2017 06:16
Bonjour Monsieur,

Permettez moi de vous dire arrêtez le joint j'ai l'impression que vous êtes sur une autre planète, ceux que vous appelez hommes d'affaires c'est des bandits des trafiquants et la mafia qui sont tombés sur la Tunisie comme des vauteurs ils ont détruit l'économie du pays, ils ont massacré les tunisiens.
Ils ont même nuit aux vrais hommes d'affaires tunisiens qui eux triment pour remonter la pente et essayent d'équilibrer la balance et devant de telle ampleur ils n'y arrivent pas.

Donc Bravo à Monsieur Chahid pour son audace et courage c'est le bon sens.


SAHA ENOUM
Ces attestations vont semer la panique
J.trad
| 25-05-2017 21:17
Je suis contre la course vers le modèle capitaliste ,contre les formes de vanité ,le faste dans les constructions ,dans le luxe importé ,dans le mode sophistiqué dans l'accoutrement la cuisine
,Le mobilier ,les voitures ,bref tout ce qui complique la vie et cause des malheurs ,des frustrations des jalousies des haines ,(9issatou 9aroun,)est un modèle fustigé par la morale divine ,la course derrière la richesse est presque un vice ,le fisc ,les impôts ,sont considérés des censures lourdes et injustes ,les hommes d'affaires en sont agacés ,et font tout pour s'en dérober ,les investisseurs étrangers que nos gouvernements supplient ne sont que des richissimes qui fuient leur devoir de citoyens ,nous ferons une bien bonne action de laisser nos hommes d'affaires participer à l'activité économique sans persécutions qui déménage dans leur volonté et leur zélé productif une panique et un stress décourageant et frustrant .ces attestations risquent de mutiler notre économie ,l'argent même un peu sale aide à faire marcher le pays ,je le redit c'est pourquoi Allah emplois le terme (zaket,)qui purifie des infractions (qui caractérise la nature humaine )un moteur ne peut pas ne pas causer un peu de préjudice ,
pffffffff
Turlututu
| 25-05-2017 19:47
Quel article !. Vous êtes dans le coup vous aussi ?!.
@DHEJ |
Zohra
| 25-05-2017 18:24
Franchement, je commence à douter de vous.
Tkounch inti Slim Riahi en fuite.

Rabi yaster
Malheureusement la justice ne suit pas
Jilani
| 25-05-2017 16:54
En France la lutte contre la corruption est faite par la presse canard enchaîné et Mediapart et la justice. Mediapart à lance en ce moment tous les dossiers d'évasion fiscales à Malte avec des noms et des preuves. Notre est toujours peureuse pour d'évoluer des noms et souvent complice.BN à longuement défendu le projet de conciliation avec ces hommes d'affaires corrompus. Nos juges sont comme les douaniers soit des corrompus soit des islamistes sous l'ordre de ennadha. yc sans le soutien du peuple il risque d'être sa peau. Déjà il a en face de lui le président et son fils qui protègent cette mafia.
La relativité du bout ...
DHEJ
| 25-05-2017 16:21
En quel bout croie le GAMIN?

L'article 27 de la constitution!
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