Chafik Jarraya, un ami qui vous veut du bien

Businessnews.com.tn | publié le 31/05/2017 15:59
Par Marouen Achouri,

 

Si l’on en croit Safi Saïd, « l’oriental », Chafik Jarraya serait en fait un homme à plaindre. Il paraitrait que celui qui faisait la une des journaux et qui ressassait son parcours de self-made-man à l’envi, soit en fait criblé de dettes, atteignant 35 millions de dinars, que sa famille vit modestement et que son frère soit locataire. Encore faudrait-il croire Safi Saïd, partie la plus compliquée du processus. Un homme dont le fils se pavane en Ferrari à Paris est difficilement à plaindre.

 

De toutes manières, Chafik Jarraya est aujourd’hui en prison, donc inutile de tirer sur l’ambulance. Mais Chafik a des « amis » là dehors. Des gens prêts à mouiller la chemise, entre autres, pour se dépêtrer de tout éventuel lien avec celui qui leur a fourni appartements, maisons, voitures et argent de poche. Comme dit la célèbre réplique : « Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis ! »

Rendez vous compte qu’il s’agit d’une inquiétude qui ne peut être apaisée, même pas avec un voyage en Chine. Si jamais Chafik Jarraya évoque leurs noms ils se retrouveraient à nu devant l’opinion publique dans un premier temps, et éventuellement virés de la députation et même emprisonnés ! Comment ne pas être inquiet quand on voit s’approcher une telle perspective et surtout, qu’on n’est rien sans ce siège au Bardo ?

 

Donc, il faut préparer la défense. Ils commencent d’abord par devenir les victimes en disant que « certaines parties » profitent de cette campagne d’arrestations pour salir l’image du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et pour porter atteinte à son union. On en poufferait de rire si ce n’était le tragique de la situation. Mais on rigole pour de vrai quand une délégation de ce parti est conviée à Carthage pour échanger avec le président de la République concernant l’initiative du chef du gouvernement et la lutte contre la corruption. Y a-t-il seulement une limite au ridicule ?

On pourrait tout reprocher à Chafik Jarraya, il est loin d’être un enfant de chœur. Mais son affaire aura servi de « révélateur » entre ceux qui ont tout de suite soutenu l’effort du chef du gouvernement, ceux qui attendent de voir où le vent va tourner pour s’adapter et ceux qui sont immédiatement montés au créneau pour nous expliquer que les autres c’est des dégueulasses, mais que eux ils sont blancs comme neige.

 

Il serait impensable de finir cette chronique sans la star du ramadan chaque année, la coqueluche des islamiteux, l’égérie des mosquées, le prince des fruits et des légumes, mesdames et messieurs, le seul et unique, Adel Almi. En l’absence d’un Etat qui le mettrait hors d’état de nuire, ce sombre imbécile traque les non-jeûneurs dans les cafés et restaurants accompagné d’un huissier. Il ne craint pas de se faire défoncer puisqu’il a dit que les agressions des « athées » ne l’empêcheraient pas de poursuivre sa « mission ». Il se croit donc investi de la mission suprême de défendre le ramadan et ses valeurs. Ce petit valet démontre, si besoin était, l’étendue de son ignorance de l’Histoire et de la civilisation du pays. Merci pour vos efforts M. Almi mais nous ne sommes pas intéressés, à quoi bon être dans un paradis dans lequel vous serez également ?

Chafik Jarraya, un ami qui vous veut du bien

Par Marouen Achouri, publié le 31/05/2017 15:59

 

Si l’on en croit Safi Saïd, « l’oriental », Chafik Jarraya serait en fait un homme à plaindre. Il paraitrait que celui qui faisait la une des journaux et qui ressassait son parcours de self-made-man à l’envi, soit en fait criblé de dettes, atteignant 35 millions de dinars, que sa famille vit modestement et que son frère soit locataire. Encore faudrait-il croire Safi Saïd, partie la plus compliquée du processus. Un homme dont le fils se pavane en Ferrari à Paris est difficilement à plaindre.

 

De toutes manières, Chafik Jarraya est aujourd’hui en prison, donc inutile de tirer sur l’ambulance. Mais Chafik a des « amis » là dehors. Des gens prêts à mouiller la chemise, entre autres, pour se dépêtrer de tout éventuel lien avec celui qui leur a fourni appartements, maisons, voitures et argent de poche. Comme dit la célèbre réplique : « Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis ! »

Rendez vous compte qu’il s’agit d’une inquiétude qui ne peut être apaisée, même pas avec un voyage en Chine. Si jamais Chafik Jarraya évoque leurs noms ils se retrouveraient à nu devant l’opinion publique dans un premier temps, et éventuellement virés de la députation et même emprisonnés ! Comment ne pas être inquiet quand on voit s’approcher une telle perspective et surtout, qu’on n’est rien sans ce siège au Bardo ?

 

Donc, il faut préparer la défense. Ils commencent d’abord par devenir les victimes en disant que « certaines parties » profitent de cette campagne d’arrestations pour salir l’image du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et pour porter atteinte à son union. On en poufferait de rire si ce n’était le tragique de la situation. Mais on rigole pour de vrai quand une délégation de ce parti est conviée à Carthage pour échanger avec le président de la République concernant l’initiative du chef du gouvernement et la lutte contre la corruption. Y a-t-il seulement une limite au ridicule ?

On pourrait tout reprocher à Chafik Jarraya, il est loin d’être un enfant de chœur. Mais son affaire aura servi de « révélateur » entre ceux qui ont tout de suite soutenu l’effort du chef du gouvernement, ceux qui attendent de voir où le vent va tourner pour s’adapter et ceux qui sont immédiatement montés au créneau pour nous expliquer que les autres c’est des dégueulasses, mais que eux ils sont blancs comme neige.

 

Il serait impensable de finir cette chronique sans la star du ramadan chaque année, la coqueluche des islamiteux, l’égérie des mosquées, le prince des fruits et des légumes, mesdames et messieurs, le seul et unique, Adel Almi. En l’absence d’un Etat qui le mettrait hors d’état de nuire, ce sombre imbécile traque les non-jeûneurs dans les cafés et restaurants accompagné d’un huissier. Il ne craint pas de se faire défoncer puisqu’il a dit que les agressions des « athées » ne l’empêcheraient pas de poursuivre sa « mission ». Il se croit donc investi de la mission suprême de défendre le ramadan et ses valeurs. Ce petit valet démontre, si besoin était, l’étendue de son ignorance de l’Histoire et de la civilisation du pays. Merci pour vos efforts M. Almi mais nous ne sommes pas intéressés, à quoi bon être dans un paradis dans lequel vous serez également ?

Commentaires (14) Commenter
continue comme ça.
Monday
| 05-06-2017 10:36
J'aime le style de ce commentateur;
un vrai plaisir de le lire.
Très bon papier
karkl
| 02-06-2017 00:15
Très belle prose merci pour tout
3adoula yé Bouhéli ... si je te croise ... je confondrai les pédales de frein et d'accélérateur et t'expédie sur Mars
HatemC
| 01-06-2017 18:12
On voit bien que cet abruti ... imbécile ... est le prototype du musulman IGNORANT ...
Il instrumentalise l'islam pour asservir les honnêtes gens en les menaçants ... il est tombé sur des Tunisiens qui ne veulent pas d'ennui ... autrement c'est 3 claques dans la gueule pour lui remettre les idées en place ...
Ce prototype a été produit en série non limité malheureusement ... et ça joue les justicier d'Allah ...
Qui la mandaté ???
Ni Dieu ni Maitre Haj Klouf ...
Bientôt on aura des p'tits Almi présents même dans nos frigos ... Ils seront partout ... faut vraiment lui couper le siffler ce merdeux avant qu'il crée sa propre milice ... et nous barrent la route et nous obligent de sortir la langue ...
Blanche ... tu passes ...
Rouge ... on te coupe la tête ...
ça va crescendo avec cette RACLURE ... HC
coeur,choeur,chorale
abu haroun
| 01-06-2017 12:48
à Astronaute:les deux concepts de coeur et de choeur sont valables ,choeur concerne une chorale
Un article si délicieux!
Mohamed Obey
| 31-05-2017 19:26
Bel article vraiment! Aussi bien sur le plan du contenu que celui de la forme. Mais la dernière phrase est un fruit du paradis que ne saurait savourer Adel Almi et ses sombres clones...
A tous les "amis"
A4
| 31-05-2017 19:20
DESHERBAGE
Ecrit par A4 - Tunis, le 28 Mai 2017

Attendez-moi, j'arrive
Ne me laissez pas seul
Il faut que je vous suive
D'olivier en tilleul

Attendez-moi un peu
Je dois me préparer
Prendre un râteau ou deux
Et mettre mon ciré

Il faut bien que je mette
Mes bottes toutes neuves
Pour affronter ces bêtes
Qui assèchent nos fleuves

Il me faut ma faucille
Et un bon sécateur
Pour ces herbes qui vacillent
Dans chaleur et moiteur

A ras je dois couper
Ces orties et chardons
Qui nous ont tout pompé
Laissés à l'abandon

Ils ont tout avalé
Occupé tout l'espace
Les plaines et les vallées
Comme des ogres voraces

Ils voulaient tout prendre
Lopin après lopin
Envahir, s'étendre
Entre palmiers et pins

Moi j'ai bien aiguisé
Mes faux et outillages
Il faut s'organiser
Pour le grand désherbage

Il faut les arracher
Avec feuilles et racines
Nettoyer le plancher
Ecraser cette vermine

Ça fait plus que six ans
Qu'ils nous privent de sommeil
Qu'ils étouffent nos plants
Qu'ils nous cachent le soleil

Evitez les ratages
Et mettez-vous en rang
Le meilleur désherbage
Ne se fait qu'au printemps

règne des marchands de fruits et légumes:syndrome,révolutionnaire tunisien?
eshmoun
| 31-05-2017 18:37
"si tu continues dans cette voie je finirai par t'envoyer vendre des légumes au marché" telle était la menace tonitruante qui clôturait immanquablement les engueulades et admonestations paternelles à la lecture de mes carnets de notes scolaires ! Que n'a-t-il mis cette menace à exécution !
La corruption ou la Tunisie ?
HSE 1994
| 31-05-2017 18:35
A voir la composition de la délégation du Nidaa qui est allé à Carthage on a peur pour la Tunisie !
Le comble de l'hypocrisie :
Il apportent leur soutien dans la lutte anticorruption !!!
Adel Almi
Zohra
| 31-05-2017 18:08
Bientôt, on va voir la police de la morale si ça continue, de quoi je mêle, qui est ce monsieur ? et l'institution de l'état tartour, de quel droit fait il ces gestes immondes ? Mon dieu ils se croient tout permis. On ne peut pas aller tous au paradis, il n'y aurait pas assez de places pour tout le monde.
la tunisie doit faire face a 3 braouteyas
houda
| 31-05-2017 18:05
lebraouti el bouzizi sa mere a profite de son crime pour s installer au canada avec sa fille lebraouti chafik jarraya le traitre et l ebraouti adel el elmi esclave et valet des islamistes vendus de quatar
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