Béji Caïd Essebsi: L’égalité concerne avant tout l’héritage !

Businessnews.com.tn | publié le 13/08/2017 11:54

A l’occasion de la célébration de la fête nationale de la femme ce dimanche 13 août 2017, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a annoncé qu’une réforme historique du code du statut personnelle sera entreprise.

« Le code du statut personnel est un des textes les plus importants de notre nation. Il a permis la mise en place de nouveaux équilibres sociaux et l’émergence de la dignité. Ceux qui l’ont rédigé ont eu le courage de le faire ! » a déclaré le chef de l’Etat. 

En parlant d'égalité, Béji Caïd Essebsi a déclaré qu'elle concerne avant tout l'héritage. « Il ne faut pas croire que ceci va à l’encontre de la religion. Notre constitution est celle d’un état civil », a-t-il tenu à souligner. «Cette égalité n’est pas une affaire religieuse mais qui concerne les hommes». Il a, par ailleurs, annoncé la constitution d’une commission qui sera chargée d’examiner la question des libertés individuelles mais aussi l’égalité dans tous les domaines. « Je compte sur l'intelligence des Tunisiens », a aussi ajouté le président de la République.

 

Durant la cérémonie organisée au palais de Carthage, il est revenu sur le rôle prépondérant de la femme tunisienne dans le domaine social, économique et politique. « La femme contribue très certainement à la relance de l’économie tunisienne. En plus, avec elle, on sait que les dettes seront payées ! Par ailleurs, au sein des ménages, elle participe à hauteur de 45% aux dépenses du couple » a-t-il ajouté mentionnant que son ambition est la mise en place « d’une parité homme/femme mais aussi d’une égalité entre les femmes rurales et les femmes vivant en milieu urbain ».


A propos des femmes rurales, Béji Caïd Essebsi a fait état des conditions déplorables dans lesquelles celles-ci travaillent au quotidien et leur transport dans des camions dangereux. Il a assuré que le gouvernement est en train de traiter ce dossier pour redonner leur dignité à ces travailleuses.

« La femme doit prendre sa place dans le travail politique, social et économique. J’ai confiance en elle et en son apport pour la société tunisienne. Si nous voulons une Tunisie stable et émancipée, nous devons mettre en place une égalité effective entre les hommes et les femmes » a ajouté le président de la République.

 

« Que dieu nous préserve jusqu’en 2019 ! Certains ont tendance à l’oublier mais pour y arriver il faudra réussir en 2017 et 2018 ! Et d’ailleurs pourquoi pas une femme candidate à la prochaine présidentielle ! » a ajouté le chef de l’Etat. Il a par la suite décoré de nombreuses femmes de l’insigne de l’ordre de la République à l’instar de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Naziha Laâbidi ; la ministre de la Santé, Samira Merai ; la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik ainsi que, la défunte femme de théâtre, Raja Ben Ammar, à titre posthume.

 

Lors de son discours,  le chef de l’Etat a également appelé le ministre de la Justice et le chef du gouvernement à réviser la circulaire numéro 73 qui interdit à une femme tunisienne d’épouser un étranger non musulman.

« Nos filles ont épousé des étrangers et aujourd’hui, cette circulaire est archaïque » s’est exclamé le chef de l’Etat en ajoutant que « l’égalité homme/femme n’est pas incompatible avec l’Islam ». Il a également souligné la nécessité de consacrer les libertés individuelles de façon réelle en précisant que « la Constitution tunisienne permet d’opérer une révision de la circulaire numéro 73 ». D'autres questions relatives à l'égalité homme/femmes ont, en revanche, totalement été occultées par le président de la République notamment en ce qui concerne la pension alimentaire en cas de divorce qui reste, encore, totalement supportée par l'homme.

 

 

K.H

 

Béji Caïd Essebsi: L’égalité concerne avant tout l’héritage !

publié le 13/08/2017 11:54

A l’occasion de la célébration de la fête nationale de la femme ce dimanche 13 août 2017, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a annoncé qu’une réforme historique du code du statut personnelle sera entreprise.

« Le code du statut personnel est un des textes les plus importants de notre nation. Il a permis la mise en place de nouveaux équilibres sociaux et l’émergence de la dignité. Ceux qui l’ont rédigé ont eu le courage de le faire ! » a déclaré le chef de l’Etat. 

En parlant d'égalité, Béji Caïd Essebsi a déclaré qu'elle concerne avant tout l'héritage. « Il ne faut pas croire que ceci va à l’encontre de la religion. Notre constitution est celle d’un état civil », a-t-il tenu à souligner. «Cette égalité n’est pas une affaire religieuse mais qui concerne les hommes». Il a, par ailleurs, annoncé la constitution d’une commission qui sera chargée d’examiner la question des libertés individuelles mais aussi l’égalité dans tous les domaines. « Je compte sur l'intelligence des Tunisiens », a aussi ajouté le président de la République.

 

Durant la cérémonie organisée au palais de Carthage, il est revenu sur le rôle prépondérant de la femme tunisienne dans le domaine social, économique et politique. « La femme contribue très certainement à la relance de l’économie tunisienne. En plus, avec elle, on sait que les dettes seront payées ! Par ailleurs, au sein des ménages, elle participe à hauteur de 45% aux dépenses du couple » a-t-il ajouté mentionnant que son ambition est la mise en place « d’une parité homme/femme mais aussi d’une égalité entre les femmes rurales et les femmes vivant en milieu urbain ».


A propos des femmes rurales, Béji Caïd Essebsi a fait état des conditions déplorables dans lesquelles celles-ci travaillent au quotidien et leur transport dans des camions dangereux. Il a assuré que le gouvernement est en train de traiter ce dossier pour redonner leur dignité à ces travailleuses.

« La femme doit prendre sa place dans le travail politique, social et économique. J’ai confiance en elle et en son apport pour la société tunisienne. Si nous voulons une Tunisie stable et émancipée, nous devons mettre en place une égalité effective entre les hommes et les femmes » a ajouté le président de la République.

 

« Que dieu nous préserve jusqu’en 2019 ! Certains ont tendance à l’oublier mais pour y arriver il faudra réussir en 2017 et 2018 ! Et d’ailleurs pourquoi pas une femme candidate à la prochaine présidentielle ! » a ajouté le chef de l’Etat. Il a par la suite décoré de nombreuses femmes de l’insigne de l’ordre de la République à l’instar de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Naziha Laâbidi ; la ministre de la Santé, Samira Merai ; la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik ainsi que, la défunte femme de théâtre, Raja Ben Ammar, à titre posthume.

 

Lors de son discours,  le chef de l’Etat a également appelé le ministre de la Justice et le chef du gouvernement à réviser la circulaire numéro 73 qui interdit à une femme tunisienne d’épouser un étranger non musulman.

« Nos filles ont épousé des étrangers et aujourd’hui, cette circulaire est archaïque » s’est exclamé le chef de l’Etat en ajoutant que « l’égalité homme/femme n’est pas incompatible avec l’Islam ». Il a également souligné la nécessité de consacrer les libertés individuelles de façon réelle en précisant que « la Constitution tunisienne permet d’opérer une révision de la circulaire numéro 73 ». D'autres questions relatives à l'égalité homme/femmes ont, en revanche, totalement été occultées par le président de la République notamment en ce qui concerne la pension alimentaire en cas de divorce qui reste, encore, totalement supportée par l'homme.

 

 

K.H

 

Commentaires (133) Commenter
l egalite des droits republicains
canalou
| 19-08-2017 13:38
il faut,respecter la justice sociale en,republique et celuiqui veut donner a sa famille peut le faire .les hbouss qui dispensent les filles de l heritage familial a fait des catastrophes .souvent le frere neglige la gestion en donnant aun,khammes et ca fini par etre delapide .arretons avec ces lois retrogrades qui creent des conflits dans la famille .
l egalite des droits republicains
canalou
| 19-08-2017 13:38
il faut,respecter la justice sociale en,republique et celuiqui veut donner a sa famille peut le faire .les hbouss qui dispensent les filles de l heritage familial a fait des catastrophes .souvent le frere neglige la gestion en donnant aun,khammes et ca fini par etre delapide .arretons avec ces lois retrogrqaades qui creent des conflits dans la famille .
Des précisions !!!!!!!!!
EL OUAFI
| 16-08-2017 15:40
Mon ami vous aviez trompé d'adresse ce n'est pas ( mania) je m'appelle EL OUAFFI) que j'aime la Tunisie également je respecte l'ancien président Ben Ali pour la raison suivante il avait veillé sur la stabilité du pays durant son règne de 23 ans sans relâche mais hélas les jaloux qui n'aiment pas d'avoir la Tunisie sur la bonne voie ont été la source de la déstabilité qui connaît le pays sans entrer dans d'autres détaille court-circuité Ben Ali pour faciliter la démolition du système de Kadhafi .
ça veut pas dire que je respecte pas l'actuel président Badji Caïd Ssebsi au contraire je le respecte profondément quoiqu'il ait décidé de créer une loi sur le partage de l'héritage ( égalité entre masculin et féminin) qui est en contradiction avec le religieux islamique le partage est bien précisé selon les versés coraniques je crois que ce président révisera prochainement cette position envers l'affaire du partage héritage ce qu'est sur qu'il est un croyant de religieux islamique l'égalité entre femme et homme ne s'arrête pas guère qu'en héritage.
expert
kamel
| 15-08-2017 09:17
tout en ayant une part plus importante de l'héritage pour les hommes ,l'islam a obligé les hommes à prendre en charge les dépenses de la famille. Malheureusement en Tunisie beaucoup d'hommes n'assument plus cette responsabilité et s'accaparent le salaire et les biens de leurs épouses en usant de l'intimidation et de la violence. Beaucoup d'hommes surtout dans le milieu rurale ne travaillent pas et leurs filles et femmes assument les dépenses de la famille. Avec la nouvelle loi sur la protection de la femme, l'ETAT peut réduire ce phénomène. Donc au lieu de changer les lois sur l'héritage, préservons les droits des femmes et sa libre decision de gérer ses revenus en toute liberté.
@Gg, vous n'avez pas suivi la discussion
Forza
| 14-08-2017 20:45
I a dit que j'abaisse dans mes commentaires les femmes, j'ai lui répondu que je le défi de démontrer ça avec des extraits de texte de mes commentaires, il ne l'a pas fait donc il n'a pas accepté le défi et il est menteur car il propage des non-vérités. Il me laisse dire des mots que je n'avais pas écrits donc menteur et propagandiste.
Sinon concernant les insultes, il est le plus grand insultant sur le site et croyez-moi il commence toujours. Ce n'est pas moi qui a inventé zarabe, zmigri et ainsi de suite, c'est son langage.
Ses problèmes avec les autres intervenants ne me concernent pas mais j'observe souvent que c'est lui qui souvent commence avec les invectives et puisque il ne va pas changer de nature, je vais vous démonter au futur que c'est lui qui commence, je vous rappellerais ceci le moment opportun.
@ Forza
Gg
| 14-08-2017 18:59
Pourquoi ce titre : "Hatem, tu n'as pas accepté le défi, tu es donc menteur"?

Hatem n'arrête pas d'écrire, de répondre même aux plus bornés des bondieusards présents !
Il n'a pas le temps, et de menteur ici je ne vois que les chater et Cie .
Alors épargnez lui les injures, le respect d'autrui est sûrement dans le bouquin sacré .
@HatemC, tu n'as pas accepté le défi, tu es donc menteur
Forza
| 14-08-2017 18:38
Je t'avais dit montre par des extraits de mes commentaires que j'abaisse la femme, tu n'as rien trouvé donc tu cherches la fuite en avant car tu es un menteur. Tu vis dans un univers parallèle, tu veux même formuler les positions de tes adversaires. Tu ne comprends rien à l'objectivité.
Maintenant concernant tes commentaires sur les versets, tu ignores un principe fondamentale, le spécifique explique le générique, il le remplace même s'il y'a contradiction. Ceci s'applique a l'interprétation comme aux sciences juridiques. Concernant la discussion sur l'héritage le verset 11 de sourat Anissa est le plus détaillé sur le sujet et c'est pour cela qu'il forme la base de la juridiction de l'héritage dans pratiquement tous les pays musulmans exception faite de la Turquie. Maintenant l'équipe de Bochra a le droit de pencher sur la question et de chercher des solutions compatibles avec le texte car au fond il y'a deux options, ou bien déclarer l'Islam pour obsolète et l'ignorer totalement ou alors chercher des solutions conformes au texte et puisque les tunisiens sont en majorité attachés a l''Islam, il faut chercher des solutions conformes au texte (c'Est l'essence de la proche du code que nous avons) et si l'équipe ne les trouve pas, vaudrait mieux accepter la situation comme l'a fait Bourguiba.
Mais bon avec qui je discute, un tabal pour les « plus fort » qui veut s'engager pour les faibles, quelle contradiction. Tu es un tabbal comme ce Moufti avec son communiqué digne de la pire époque du culte de personnalité de Bourguiba et ses tbabliyas. T'aurais pu faire une bonne figure parmi eux en animant gafla tsir ou min tawjihat alrais.
@Sebda
Zohra
| 14-08-2017 18:36
Bonjour Madame,

Et vous croyez que le président de République joue Madame. Chou hath

On vit dans une autre monde Madame aujourd'hui, où la femme à l'époque mêmes responsabilités que l'homme. Il n'ya plus de places à la différence. Il faudrait sortir un peu de l'endoctrinement. Rabi maak

Bonne soirée



HRAM: Tunisie Musulmane, Stop!
Senda
| 14-08-2017 17:58
C'est Hram, un point c'est tout. Rabbi Sobhanou a écrit dans les lois de l'héritage avec détails, et c'est une dizaine de versets dans le Coran, qui détaillent les parts de chacun dans tous les cas de figure.

Les parts que Dieu donne à chacun sont précises et sans équivoque, ne laissant aucune place à des interprétations.

Renier la parole de Dieu sur l'héritage c'est la renier tout court et c'est la voie vers l'enfer et le châtiment de Dieu.

Ce n'est pas un jeu, c'est l'essence même de la vie que régule Rabbi Sobhanou.

Après, bien sûr il y a des personnes, extrêmement minoritaires en Tunisie, qui ne croient pas en Dieu ou qui ne sont pas pratiquantes. Rabbi Yihdihom, mais ils n'en demeure pas moins que la Tunisie est Musulmane en immense majorité et donc c'est la loi de Dieu qu'on applique.

Arrêtons de jouer avec le feu, on a assez de dangers vitaux dans notre pays pour en plus réveiller les diables.

On prie pour notre pays.
@ je dis la vérité
HatemC
| 14-08-2017 17:36
Exactement ... d'ailleurs j'abonde dans votre sens ... j'ai personnellement averti mes aprents que je me désistait au profit de mes frères et s'urs ... un choix personnel ... bien sur je ne suis pas non plus dans le besoin ... mais même si j'étais dans le besoin ... j'aurai du mal à prendre une part supplémentaire que mes s'urs ... je n'aurai pas la conscience tranquille ... je ne peux pas me cacher derrière les interprétations religieuse pour me donner bonne conscience ...

C'est ma conscience qui refuse ...

Heureusement que bcp de Tunisiens ont dépassés cela ... bravo ... HC
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration