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Privé de passer un examen, un étudiant entame son 21ème jour de grève de la faim

Privé de passer un examen, un étudiant entame son 21ème jour de grève de la faim


Haytham Benayed, jeune étudiant en 3ème année à la faculté de médecine dentaire, entame, en ce jeudi 9 août 2018, son 21ème jour de grève ouverte de la faim. Pour cause, il s’est vu refuser de passer un examen de travaux pratiques et redouble, donc, son année avec une moyenne générale de 11.31.



Le jeune étudiant revendique la réunion du conseil scientifique et "ne demande que le droit de passer l’examen en question". En effet, l’administration de la faculté de médecine dentaire l’a empêché de le passer à cause du nombre d’absence, qui sont justifiées selon lui.
En effet, le jeune étudiant explique que ses absences sont justifiées par des certificats médicaux témoignant de son état psychique précaire. Faut-il encore mentionner qu’il a été emprisonné durant une année avec torture sous le régime de Ben Ali pour avoir été un opposant politique. Il n’a réussi à s’inscrire à la faculté de médecine dentaire qu’après le 14 janvier 2011.



Un élan de solidarité de la part des étudiants, des dentistes et de certains enseignants a été observé. D’ailleurs, le conseil scientifique a décidé de se réunir mardi prochain pour examiner sa situation. Toutefois, le jeune étudiant maintient sa grève de la faim jusqu’à obtenir justice.

 



S.H

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Commentaires (5)

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contre la stigmatisation
| 11-08-2018 08:48
Il s'appelle Haytham Benayed et il entame aujourd'hui son quinzième jour de grève de la faim. Rejoint depuis cinq jour par son collègue Karim Boussaffa, ils n'aspirent qu'à une chose, obtenir justice auprès de de l'administration de la faculté de médecine dentaire de Monastir, qui les a privés du simple droit de passer un examen.

Haytham Benayed, passant la 3ème année pour la deuxième fois, redouble avec 11.31 de moyenne à cause d'une décision arbitraire l'empêchant de passer un examen de travaux pratiques, en session principale et même en session de rattrapage, sous prétexte qu'il a dépassé le nombre d'absences permis.
Mais les absences de Haytham sont justifiées par des certificats médicaux témoignant de son état psychique précaire. Une dépression, séquelle d'un emprisonnement d'une année avec torture sous le régime de Ben Ali. Son crime ? Avoir été un opposant politique du temps où les droits étaient bafoués et le despotisme était à son comble.
Suite à cela, Haytham a été privé de s'inscrire à la faculté de médecine dentaire pendant quatre longues années. Ce n'est qu'après le 14 janvier 2011 qu'il a pu y accéder.
Traînant avec lui les séquelles physiques et psychologique de ces injustices répétées, Haytham, aujourd'hui âgé de trente ans, n'a pas baissé les bras. Il a décidé de réussir son année coûte que coûte et de travailler dur pour y arriver. Mais ô misère ! Les lois archaïques qui régissent sa faculté semblent s'acharner sur lui. Le voilà interdit de passer un examen, même en session de rattrapage, malgré ses absences justifiées d'un certificat médical attestant de son état de santé.
Haytham est-il condamné à subir une énième injustice de cet Etat qui se borne à appliquer des lois d'un autre âge, délaissées depuis belle lurette, et qui, pour de mystérieuses raisons semblent remises à l'ordre du jour ?

Karim Boussaffa, quant à lui, a dû s'absenter suite à un accident de la voie publique. Il a dû subir une opération de ligamentoplastie sur le genou avec trois mois de repos.
Plusieurs autres étudiants sont dans le même cas de Haytham et Karim, et sont déterminés à obtenir réparation.

Une vague de solidarité de la part des étudiants, des dentistes et de certains enseignants réchauffe les c'?urs des grévistes dont l'état se détériore de jour en jour, une solidarité qui ne fait que renforcer leur détermination à obtenir justice. Surtout que leur combat a ouvert de nouveaux débats : En effet, une réforme urgente des lois administratives qui régissent la vie estudiantine devient nécessaire. Combien d'injustices, sous couvert de lois inflexibles devront encore subir les étudiants ?
Aujourd'hui, un seul slogan est à l'ordre du jour : Justice pour Haytham et tous les étudiants lésés par ces lois archaïques.

versus
| 10-08-2018 19:41
Comme le dit mon ami Hatem, qui lui confiera sa bouche avec ses problèmes psy? il serait plus à sa place comme cobaye dans la section psychanalyse.
Sinon, certain trucs me paraissent bien étranges. Il n'est mentionné l'âge de cet étudiant mais plus bas j'ai lu qu'il avait 23 ans. Donc, il a démarré ses études en Fac en 2011, il aura mis près de 7 ans pour, presque, boucler sa 3ème, un parcours commun en sorte. Il se serait donc inscrit à la FAC à l'âge de 17 ans, faut pas me prendre pour un con tout de même, 17 ans, en Tunisie! Une année auparavant il avait purgé une peine de prison d'un an comme opposant politique, donc à 16 ans, il voulait surement se présenter aux élections présidentielles? c'est ça? une fois de plus on me prend pour un con. A l'age de 10 ans, il faisait quoi? conseiller spécial auprès de l'ONU, de l'OTAN? Les milles et une nuits ne sont une fable, c'est une histoire réelle qui perdure, celle de la Tunisie.

HatemC
| 10-08-2018 09:32
Etat psychique précaire, je ne confierai pas ma bouche à ce futur dentiste précaire ... HC

lechef
| 10-08-2018 09:14
Agé de 23 ans, étudiant , il assume l'entière responsabilité de son parcours universitaire , de sa présence ou d'absence et surtout pour un examen de travaux pratiques.
Normalement, il faudrait apprendre à l'étudiant le sens de l'initiative et l'autonomie pour réussir sa vie professionnelle .
Dans ce sens, il devrait être libre de se présenter quand il le veut et de s'absenter librement. Ainsi, il assume l'entière responsabilité .
Pourquoi alors l'administration l'empêche de passer son examen pour des causes d'absence ?
Pourquoi l'administration ne lui a pas permis de passer son examen de travaux pratique ?
Pourquoi cet étudiant est sanctionné doublement ?
Je suppose qu'il a été sanctionné par lui-même en s'absentant aux séances de travaux pratiques et il est sanctionné une deuxième fois par l'administration en refusant sa candidature à l'examen .
Nous savons tous qu'il est difficile de réussir un examen de travaux pratiques si on était absent .
Donc, pourquoi l'administration ne le laisse pas tenter sa chance ?
Peut-être qu'il est doué et il pourrait réussir .
Personnellement, je ne vois aucune raison valable d'empêcher un étudiant de passer un examen pour cause d'absence . C'est inconcevable , ce système de scolarité .
Il n'est pas à l'école de base, ni au collège et même pas au lycée .
C'est drôle!

slah ziedi
| 10-08-2018 08:59
Si c'était un bandit il aurait pu avoir justice mais un étudiant on le prive de passer un examen pour une raison "bidon" je connais des personnes qui ont passé leurs examens en étant absents tout l'année!!!! c'est quoi ce délire on est en 2018 et on se permet qu'un jeune se trouve dans une situation pareille pauvre et misérable pays!!

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