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Tribunes

Les jeunes médecins face au ministre : les dessous d'un bras de fer

Les jeunes médecins face au ministre : les dessous d'un bras de fer

Par Mohamed-Salah Annabi*

Plusieurs décennies de retard dans la planification nationale pour la santé publique ont abouti à une accumulation gigantesque de problèmes sanitaires qui touchent sévèrement la population tunisienne. Après 2 ans à la tête d’un ministère amorphe sans apporter de projets pour sauver la santé publique, au tout dernier quart d’heure de cette période transitionnelle, M. Abdellatif Mekki propose, dans la précipitation, d’obliger tous les médecins spécialistes arrivant au bout de leur périple de 11 à 12 ans d’études, d’aller faire face durant encore trois ans,aux problèmes de santé dans les régions de l’intérieur dont les hôpitaux ne sont pas dotés du minimum d’équipements et de personnel soignant.
L’insuffisance en infrastructures médicales, en matériel et en médicaments dans les régions de l’intérieur est une triste réalité contrairement aux déclarations du ministre de la Santé. Tous les médecins, infirmiers et autres cadres hospitaliers s’étonnent du contraste entre le vécu sur le terrain et les propos rassurants de M. Abdellatif Mekki. Ce qui nous donne un goût de déjà vu, laisser faire et faire aller en se voilant la réalité.
Que dirait-on si le ministre de la Défense décidait d’envoyer des soldats au mont Chaâmbi sans armes ?
A Jendouba, il n’y a toujours pas de bloc opératoire fonctionnel 24h/24. Toute une équipe de chirurgiens y a été recrutée, elle se trouve dans l’incapacité totale de faire face à des urgences chirurgicales souvent mortelles. Les patients sont envoyés vers les grandes villes où ils arrivent souvent soit trop tard soit dans des états compliqués.
Il en est de même en cardiologie ; de nos jours, l’essentiel des urgences vitales cardiologiques n’ont de chance d’être traitées que par la cardiologie interventionnelle nécessitant une salle de cathétérisme cardiaque. Plusieurs dizaines de nos concitoyens meurent quotidiennement de ce que l’on appelle des crises cardiaques du fait de l’absence de telles structures. Quel sens y-a-t-il à envoyer des cardiologues dans les régions de l’intérieur si c’est pour les confronter à des urgences auxquelles ils ne pourront faire face ? Nous citerons l’exemple du chef actuel du service de cardiologie de l’hôpital Ibn Al-Jazzar de Kairouan qui a récemment présenté sa démission à cause de l’obsolescence du plateau technique et de l’incapacité à exercer convenablement la médecine.

Encore une fois à Jendouba, où un bloc opératoire obstétrical est fonctionnel, il y a de graves insuffisances dans la stérilisation du matériel chirurgical entre autres carences matérielles. Ceci oblige les obstétriciens à réduire le nombre d’interventions en dépit du débit incessant d’urgences obstétricales. Les patientes, venues pour accoucher mais ne pouvant plus être accueillies, sont parfois livrées à elles-mêmes pour trouver un moyen de transport vers les grandes villes.Ces situations engendrent des réactions parfois violentes des familles de patients.L’hôpital de Jendouba, par exemple, n’est pratiquement pas sécurisé, l’équipe de gynécologues a récemment subi des agressions physiques, certaines assez graves conduisant à l’arrêt de travail.

En l’absence de structures adéquates, il ne reste d’autres solutions aux médecins que d’orienter les patients vers les hôpitaux des grandes villes alors que ces mêmes hôpitaux sont d’ores et déjà surchargés, vétustes et dans un piètre état d’entretien et d’hygiène. Il est souvent impossible d’y prodiguer des soins de qualité. La différence entre l’intérieur et les grandes villes n’est pas aussi grande que l’on croit. La vérité qui est occultée est celle de l’inégalité entre les établissements publics et les établissements privés.
On crie souvent, indigné, que des patients meurent faute de médecins. En réalité, la majorité de ces décès sont dus à l’absence d’infrastructure et de matériel et cela arrive aussi dans les grandes villes. Dans les grands centres hospitalo-universitaires, à Tunis même, de nombreux patients perdent la vie à cause d’un système d’accueil des urgences défaillant.

Envoyer des médecins spécialistes ayant terminé leurs études ne résoudra pas les vrais problèmes dont souffrent les populations des régions de l’intérieur. Et ce n’est certainement pas en appliquant la recette que propose M. Mekki qui consiste à cantonner le médecin au rôle de conseiller qu’il pourra leur être d’un quelconque secours. A t-on demandé aux populations des régions intérieures si elles se contenteraient de médecins venus uniquement pour donner des conseils ou pour les diriger vers les hôpitaux des grandes villes ? Cette tâche ne nécessite pas des spécialistes fraîchement diplômés, il s’agit là d’un des rôles du médecin généraliste.
En réalité, le ministre ne cherche pas à soulager des populations durement éprouvées par le développement insuffisant de leurs régions. Par cette manœuvre populiste, il crée une illusion destinée à étoffer sa campagne électorale d’une des mesures les plus démagogiques jamais proposées et des plus dévastatrices jamais appliquées dans la santé.
En effet, le médecin en fin de résidanat (spécialisation) entame une période de perfectionnement dans les centres hospitalo-universitaires tunisiens ou à l’étranger. C’est ce souci de perfectionnement qui fait que la médecine tunisienne a la réputation qu’on lui connaît. Et voilà que M. Abdellatif Mekki va sacrifier cette phase importante dans la formation médicale pour transformer les jeunes spécialistes en donneurs de conseils ou en trieurs de malades.

Le projet de loi n°38-2013 est une mesure sommaire qui fera deux perdants, le citoyen et le jeune médecin spécialiste. Elle ne fera de gagnants, à court terme (électoral), qu’en la personne de M. Mekki et sa famille politique. Il compte bénéficier de l’effet d’annonce d’une mesure en apparence séduisante mais qui s’avèrera un échec à moyen terme et lourde de conséquences à long terme.

Pourtant, des alternatives existent, dont notamment le plan élaboré par les doyens des quatre facultés de médecine pour le développement sanitaire des régions (le dialogue sociétal), aidés par le Conseil nationale de l’Ordre des médecins et par les syndicats. Ce plan prévoit, entre autres, d’envoyer, dans les structures sanitaires régionales, des équipes entières en mission par roulement comportant des médecins résidents en cours de cursus, des assistants hospitalo-universitaires et des professeurs.Et ceci en attendant la mise à niveau des infrastructures qui s’articuleront autour de pôles universitaires. Le ministre n’a eu de cesse de discréditer cette solution pourtant élaborée par l’élite de nos professeurs en médecine en s’alignant sur des recommandations internationales. A la place, il défend une solution qui, non seulement, n’est pas le fruit du travail d’experts mais de plus, il tient à l’appliquer malgré les mises en garde de ces mêmes experts.

Fort de son idée, il fallait au ministère vendre un concept qui ne peut décemment pas être refusé: celui d’offrir un « service civil » aux régions sinistrées. En profitant du contexte de précarité extrême, le réquisitoire contre les jeunes médecins serait ainsi déjà prêt : « ils refusent de servir les régions de l’intérieur ». Le tour est joué.
La campagne de M. .Mekki bat actuellement son plein, faite d’une série de contre-vérités destinées à manipuler l’opinion publique et surtout à la retourner contre les jeunes médecins, les qualifiant de bourgeois cupides qui ont l’ingratitude de refuser de se mettre au service de la nation. Dresser la population contre ses médecins ne peut que nuire à la sérénité nécessaire à l’exercice de la médecine. Il y a eu suffisamment de cas d’agression de médecins pour que nos responsables politiques se permettent de souffler sur les braises et d’attiser la haine sociale.

Aujourd’hui, nous, internes et résidents en médecine représentés par nos syndicats et soutenus par nos aînés hospitalo-universitaires, par le Conseil de l’Ordre des médecins et par le syndicat des médecins spécialistes, lançons un cri d’alarme à toute la société tunisienne. Pour que ce cri soit entendu, nous boycottons le choix des affectations de stage pour le premier semestre de 2014. Il s’agit d’une véritable démission collective par laquelle on pénalise notre formation et on renonce à nos salaires, faute de pouvoir faire entendre notre voix.Nous faisons porter au ministre de la Santé l’entière responsabilité des conséquences que cela aura sur le fonctionnement des centres hospitalo-universitaires.
Nous voulons une médecine digne de nos concitoyens.Nous ne voulons pas d’une médecine à deux vitesses consistant à se contenter de donner des conseils dans les régions de l’intérieur et de réserver les soins de la médecine moderne aux grandes villes et aux cliniques privées.

Point d’actualité :
Ce matin lors de notre manifestation pacifique devant le ministère de la santé publique, le Pr Kaddour, entré pour tenter de dialoguer avec le ministre, s’est fait agresser par un employé du ministère. La vidéo est sur les réseaux sociaux. Le ministère a franchi une limite au-delà de laquelle tout dialogue devient impossible. Peu après il a menacé d’annuler les résultats du concours de résidanat. Une décision sur laquelle il est rapidement revenu devant la réaction massive de l’ensemble des corps de métiers médicaux.
Lors de l’assemblée générale commune entre les médecins hospitalo-universitaires et les internes et résidents, il a été décidé que toute coopération entre la faculté de médecine de Tunis et le ministère de la Santé sera gelée. Les étudiants en médecine de Sfax, Tunis, Sousse et Monastir boycottent actuellement les examens. Il en est de même pour les étudiants en médecine dentaire et en pharmacie. Les médecins hospitalo-universitaires et les internes sont entrés en grève tout en continuant les soins urgents. Quant aux résidents, ils sont actuellement en démission collective, ils font l’objet de réquisitions abusives de la part du ministère de la Santé et des gouverneurs et ce malgré la présence des médecins titulaires pour assurer les gardes.



*Médecin résident

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Herr
| 10-01-2014 09:27
Donc de toutes les inepties que vous avez débité il n'y a que cette histoire de médecin allemand qui est importante, le seul élément auquel je n'ai pas répondu ?
Bon, alors voila :
Es-ce que l'état tunisien (c'est à dire le contribuable) paye à l'étudiant tunisien en médecine l'habitation, les transports, les toilettes, les vêtements et la nourriture et tous ce que vous citez ? Si tous ces éléments coûtent moins cher c'est que le niveau de vie est plus bas en Tunisie, c'est tout. Il faut arrêté de tout mélanger. On ne peut pas considéré que les études coûtent plus cher en Allemagne car l'étudiant en médecine y paye plus cher que le tunisien sa nourriture, son logement, son transport et ses vêtement.
Je viens aussi de vous expliquer que la majorité des médecins tunisiens exercent dans le public. Donc vos critiques concernent une minorité. Je ne connais pas la loi en Tunisie mais ça ne me choque pas qu'un médecin libéral détermine sa rémunération. Nous ne sommes pas les USA (où la pour le coup les études sont payantes), les patients peuvent aller dans les hôpitaux ou chez les médecins libéraux conventionnés. Et il est de la responsabilité de l'état d'améliorer la situation des hôpitaux à Tunis et partout dans le pays sinon c'est la porte ouverte à la médecine à deux vitesses.
Après, s'il y a des médecins qui trichent ou fraudent le fisc ce n'est pas une raison pour généraliser. Ce sont des voyous comme tous ceux qui fraudent le fisc, volent et embobinent le client.

Abel Chater
| 10-01-2014 02:28
@Herr
Tu tournes autour du vide, dans l'idée de convaincre quiconque avec tout ton non-sens.
Moi-même j'ai étudié en Allemagne, je suis marié à une Allemande et je porte la nationalité allemande. A qui viens-tu donc raconter ton histoire d'Ali Baba ?
Lorsqu'on te dit en Allemagne que les études sont gratuites, c'est-à-dire qu'ils ne te demandent que des frais d'inscription qu'ils appellent futilités de mille à deux mille cinq cents Euros seulement, pour deux semestres (une année universitaire). Mille Euros équivalent les deux mille trois cents dinars de chez nous. Il faut leur ajouter l'habitation, qui ne pourra coûter au dessous de trois cents Euros dans un dortoir pour plusieurs personnes. Ça fera encore sept cents dinars par mois, ou un minimum de sept mille dinars pour les deux semestres. Leur ajoutant le transport, les toilettes, les vêtements et la nourriture, encore un autre minimum de trois cents Euros (sept mille dinars pour l'année universitaire). Ça fait un minimum de seize à dix-huit mille dinars, pour une seule année universitaire vécue au bord de la pauvreté.
Et ça te fera un minimum de 160.000,- dinars (cent soixante mille dinars) soit le prix d'une maison, pour les dix ans d'études.
De quoi parles-tu donc ?
Tu veux que je t'ajoute les frais dans d'autres facultés qui se nomment payantes ?
J'ai peur que tu ne t'évanouisses sur ton PC.
Donc, dis-moi pourquoi les médecins allemands demandent trois à quatre heures SMIG pour ausculter leurs patients, alors que chez nous, ces médecins qui ont étudié aux frais des contribuables, leur demandent quarante dinars pour une auscultation, somme équivalente à quatre jours de SMIG en Tunisie?
Ne zigzague pas, ou que tu me répondes, ou que tu t'en ailles.
Au revoir et merci.

Herr
| 09-01-2014 13:54
@Abdel Chater :
Donc il y a bien plus de la moitié des médecins qui ont des impôts prélevés à la source et qui ne font pas payer 40DT et qui peuvent prendre leurs temps puisque leur salaire n'est pas proportionnel au nombre de consult.
Après si on compare les salaires au SMIG un député tunisien gagne 7.5 fois le smig et un député français 5.3 le smic. Vous ne semblez pas crier au scandale !
En France il existe plusieurs secteurs d'activité en médecine et en secteur 2 le médecin détermine sa rémunération comme il le souhaite. Le patient peut aller voir un autre médecin ou aller à l'hôpital.
Vous faites de la désinformation Abdel Chater en délirant et en disant n'importe-quoi.

Herr
| 09-01-2014 13:46
@Abdel Chater
Les études de médecine en Allemagne sont gratuites et dans certains landers il existe des frais universitaires mais ils sont peu élevés.
C'est incroyable ce que vous pouvez débiter comme inepties.
Ceux qui sont mauvais, tricheurs, fraudeurs eh ben il faut les traduire en justice.
Ensuite il suffit d'aller sur le site du CNOM pour avoir les chiffres : 6092 médecins sont dans le secteur public et 5814 dans le privé (et encore la dedans il y a plus de 200 salariés par ex dans les labo pharmaceutiques).
http://www.ordre-medecins.org.tn/article.php?id_article=8

Abel Chater
| 09-01-2014 12:45
@Interne en médecine
Merci pour ton pragmatisme, soutenu par une politesse qu'on attend sans faille de tout académicien.
Tu as raison de dire que tout un chacun doit gagner son pain, mais ce qui m'enrage à la folie, pourquoi un médecin allemand, qui finance lui-même ses études, ne demande par la suite, que l'équivalent de deux, trois ou quatre heures de travail en SMIG, alors que son homologue tunisien, dans un pays aussi pauvre que le nôtre, demande à ceux qui lui financèrent toutes ses études et toutes ses bourses, quatre journées de travail en SMIG, pour une auscultation de deux à cinq minutes ?
Par quel droit les médecins demandent 4O,-dinars et plus, pour ausculter un patient ?
Sur quelle base, ils haussent d'eux-mêmes leurs honoraires, comme le font les courtiers avec la commercialisation des terrains et des immeubles ?
Ne sont-ils pas des Tunisiens comme nous et ont-ils étudié, plus que leurs homologues docteurs-professeurs universitaires, toutes spécialités confondues ?
Ou est-ce qu'ils profitent de la misère des autres et de leur peur de la mort, pour les dévaliser en flagrant délit, afin de se profiler dans une société qui ne cherche que de l'aide et non pas des arrogants, avides et insatiables du profit ?
Ne penses-tu pas qu'ils tirent la corde de trop et qu'une fois cette corde cassée, ils l'auront en pleine figure, comme l'eut le président déchu Ben Ali ?
Avec mes amitiés et mes respects.

Interne en médecine
| 08-01-2014 23:14
Bravo MSA ! tout a été dit avec des exemples pertinents espérant rapprocher l'image au citoyen qui n'imagine pas ce qui se passe dans "les coulisses" des hôpitaux et qui imagine que la médecine se résume en la personne portant une blouse blanche avec le sthéto autour du cou .

@ Adel Chater : la médecine est un art mais la médecine est aussi un métier cad un moyen pour gagner son pain . Et tout métier doit être exercer avec perfectionnisme et honnêteté qu'on soit avocat , juge , instituteur , menuisier , journaliste , politicien...Dans chaque domaine il y'a des honnêtes et de moins honnêtes. Malheureusement on ne fait pas particulièrement un test d'honnêteté ou de modestie en accédant à la faculté de médecine . Mais c'est un domaine tellement délicat et interactif qu'une sélection se fait naturellement pour les plus honnêtes , perfectionnistes et compétents .

Mohamed Salah ANNABI
| 08-01-2014 14:02
Merci de généraliser à partir d'un jeune médecin qui aurait commis contre vous un crime de lèse majesté.
On va bien faire avancer notre pays avec une attitude consistant à généraliser le comportement jugé arrogant d'un médecin à tous les médecins de la Tunisie.
L'arrogance est un trait absurde et méprisable en soi. Mais il ne s'agit pas d'un crime contre l'humanité qui suffirait à condamner tout le corps médical.
Ce qui est absurde c'est d'invoquer les foudre de "Dieu Tout Puissant" contre le mal que seraient tous les étudiants en médecine en Tunisie. Ce qui est absurde c'est de se plaire à imaginer les médecins piétinés par la vindicte populaire.
Qui sème le vent, et ils sont nombreux comme vous à le faire y compris parmi les (ir)responsables politiques, récolte la tempète.
Quand au Dr Zeineb, si une salle de cathétérisme cardiaque ouvre dans votre hôpital, je serais le premier à me pointer à 8h du matin pour y travailler en tant que médecin titulaire et non pas en tant que contractuel de 3 ans sous payé. Je souhaiterais y travailler avec une équipe et non pas seul de façon à pouvoir gérer une véritable unité de cardiologie de façon à ce que les patients s'affranchissent totalement des grandes villes. Voilà mon ambition.

Abel Chater
| 07-01-2014 02:22
Au lieu de rester dans le sujet, il y a ceux qui nous montrent leur valeur réelle et leur milieu social de poissonniers. Virer tout le sujet pour le transformer en affaire personnelle, tout en essayant de me viser dans mon amour-propre, ne vous aide en rien.
Que pourrait-on attendre d'étudiants qui s'unissent autour du mal, surtout lorsqu'ils prétendent être de bons médecins. Ils oublient que la médecine ne forge avant tout, que les valeurs humaines et ne se limite pas seulement à apprendre ses récitations hippocratiques.
Une fois dans un hôpital de Tunis, je me suis adressé à un jeune médecin de ces «jeunes du yaourt», par la phrase suivante : «s'il vous plait mon fils !». Il m'a rétorqué promptement par : «je suis docteur !».
De tels jeunes arrogants, d'une hautaineté minable, de langage de vagabond, d'intelligence de perroquets, de conscience de charcutiers et d'objectif de banquiers, ne pourront en aucun cas faire avancer notre pays.
L'autre me parle de la France pour se vanter, alors que je pourrais lui parler de l'Allemagne qui est de loin plus avancée que la France. Mais où est le bon sens, de cacher sa misère par l'orgueil des autres ?
Pauvre Tunisie, qui doit faire gîter de tels futurs médecins. Plutôt mourir, que de m'offrir en cobaye à des arrivistes qui nous ruinent notre pays.
D'ailleurs Dieu le Tout Puissant vous a laissés à nu avec cette gabegie que vous avez provoquée par vos manifestations inéquitables. Tout le peuple tunisien est contre vous, sur Internet comme sur les journaux et par radios. Vous avez attiré les foudres du peuple, qui n'attend qu'une petite étincelle pour se jeter sur vous en haro.
Donc, arrêtez de provoquer et apprenez à travailler. C'est plus avantageux pour le peu que vous appreniez.
A bon entendeur, salut.

Mohamed Salah ANNABI
| 06-01-2014 22:36
Merci pour ce témoignage.

zzzz
| 06-01-2014 21:01
Cher monsieur, le comportement de votre fille n'est nullement du aux études de médecine mais bien à l'éducation de ses parents ( que vous devriez d'ailleurs revoir); j'ai fait le même cursus que votre fille et je ne me suis jamais comporté de la sorte, j'ai toujours été respectable et serviable avec mes patients, ne mettez donc pas tout le monde dans le même sac. pour en revenir a la loi, c'est le caractère obligatoire qui forcera tous les médecins, et ceci quelque soit leur situation personnelle ou familiale et quelque soit leur spécialité (d'ailleurs a-t-on besoin de payer 3 ans des spécialistes dont on n'a pas besoin), a faire les 3 ans. Et concernant votre commentaire sur MS Annabi, moi je le connais personnellement, c'est l'un des étudiants les plus brillants, il aime sincèrement la médecine et il m'a parlé de ses ambitions il y a maintenant quelques années qui n'étaient nullement d'ordre financier, c'est donc une erreur de croire qu'un médecin qui critique farouchement cette loi est forcément un médecin intéressé par l'argent.

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