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La transition du secteur financier vers les normes IFRS

La transition du secteur financier vers les normes IFRS

 

«Transition du secteur financier vers la norme IFRS» est le thème de la conférence organisée, ce mardi 16 avril 2019 à l’hôtel Mövenpick Gammarth, conjointement par l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

 

Les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) sont des normes comptables internationales d'informations financières qui visent à établir un langage comptable commun accessible et intelligible aux différentes parties prenantes. Elles ont été mises en place au sein de l'Union européenne, avant d’être répandues à l'échelle mondiale, où elles jouent un rôle important dans le processus de synchronisation des normes comptables à travers le monde, remplaçant peu à peu les normes IAS (International Accounting Standards).

 

L’initiative est née ainsi en réponse au souhait des professionnels de lancer le débat sur le passage en Tunisie à ces nouvelles normes, qui devront entrer en vigueur dès 2021. D’où l’importance de préparer une feuille de route pour cette transition.

Prenant part à ce débat, le ministre des Finances Mohamed Ridha Chalghoum a souligné l’importance d’instaurer une bonne gouvernance dans un secteur important comme le secteur financier, un pilier de l’économie nationale, notamment en ayant recours à des outils modernes pour le reporting et qui permet de fournir une information transparente, claire et lisible aux gérants, investisseurs, aux petits porteurs et aux différentes parties prenantes.

Le ministre estime qu'au-delà du coût de la transformation, ce passage aux normes IFRS est une opportunité et une nouvelle source de création de richesse et de captation d’IDE pour le pays grâce à l’adoption d’un langage universel compris par tous.

Ainsi, il a indiqué qu’il pensait que l’adoption de ces normes allait se faire par arrêté gouvernelental, ceci n’étant pas possible une loi sera présentée cette année à l’Assemblée des représentants du peuple, en espérant qu’elle soit adoptée d’ici 2020. Les premiers concernés par cette loi seront le secteur financier, en particulier les banques, puis les sociétés cotées en bourse, celles qui font appel à l’épargne nationale et les assurances, avant d’être généralisé aux autres entreprises. Les délais prendront en compte le degré de préparation de chaque secteur, confie-t-il. En soulignant que le rôle des banques sera primordial dans la formation.

 

C’est dans ce cadre qu’intervient la Berd pour apporter son soutien technique et financier pour la formation des cadres des banques, en leur apportant la technicité nécessaire, précise le président du directoire d'Amen Bank et président de l'Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), Ahmed El Karm.

M. El Karm a souligné qu’une grande partie des pays utilise les normes IFRS et que son utilisation est primordiale pour tout pays ouvert sur l’extérieur. Certes, leur implantation sera fastidieuse n’étant pas un simple ajustement mais une véritable remise en cause de l’ensemble du système bancaire, qui doit passer d’un modèle qui provisionne après constatations des risques à un modèle qui anticipe et prédit les perspectives avenirs et les démarches à entreprendre. Ceci devra passer par la mise en place d’un environnement approprié, notamment à travers la révision de la fiscalité et des normes prudentielles ainsi que la révision des business modèles.

Consciente du chantier qu’il l’attend notamment en termes de formation, l’APTBEF a voulu mettre en commun les moyens pour réduire les coûts, le tout avec l’appui de la Berd.

 

Antoine Sallé de Chou, chef du bureau de la Berd en Tunisie, a indiqué que les normes tunisiennes convergent déjà vers les normes IFRS. Un programme de formation certifiante touchant une centaine de professionnels a été mis en place, démarrera ce mois d’avril 2019 et s’achèvera au mois d’octobre 2020.

 

I.N

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Commentaires (4)

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Bab ezzira
| 16-04-2019 22:03
Les banques Tunisiennes adopteront les normes comptable IFRS, mais savent-elles réellement qu'est ce qu'il les attende ?
Franchement ? je ne le pense pas, d'ailleurs notre gouverneur se presse d'appliquer les réformes exigées par le FMI sans aucune préparation préliminaire ni prise en compte des spécifiés de la crise Tunisienne.
Les dernières bévues sont l'adoption des normes de ratios liquidité et de solvabilité au moment ou le pays connait une grave crise de liquidité engendré par les mafieux du commerce parallèle : Conséquence tragique de cette bévue, les banques coupent nette leurs financement à l'économie pour respecter les derniers ratios.
Bref, mon intervention n'a pas pour objet de critiquer le gouverneur de la BCT, et ses fameux cadres mais plutôt de mettre l'accent sur un futur piège mortel pour les banques Tunisiennes à savoir l'IFRS 9
Au fait de quoi s'agit-il ?

Bab ezzira
| 16-04-2019 22:00
Partie 2 : Le passage de l'IAS 39 à IFRS 9
Tout d'abord les normes IAS 39 et IFRS 9 traitent du probléme des constatation des provisions dans le cadre de la reglementation prudentielle des divers comités de Bale.
J'essaye d'etre tres bref pour expliquer certains con ceptes pour comprendre et cerner la problématique :

la norme comptable internationale l'IAS 39 repose sur le modèle des pertes encourues (incurred losses ou encours douteux) pour la dépréciation des prêts. La provision est la constatation de la dépréciation d'un actif financier lorsque sa valeur comptable est supérieure à sa valeur recouvrable.
Les crises de 2007-2012 ont démontré les limites de cette norme du moment qu'elle constate avec retard les risques de perte. Ainsi l'IAS 39 a contribué à accentuer l'ampleur de la crise et il était nécessaire de l'abroger par la norme IFRS 9.

la norme IFRS 9 repose sur le Le principe de provisionner tous les encours de crédit sains et ce dès l'octroi de prêt. Le montant de provision est alors égal à la perte attendue (appelée Expected Credit Loss par la norme ou ECL) sur le prêt ;
Dans un premier lieu, les prêts dont la qualité de crédit ne s'est pas dégradée de manière
significative depuis l'octroi, la provision est égale à l'expected crédit loss sur un horizon d'un
an. Dans une deuxième etape, si la qualité du crédit se détériore, la provision se calcule sur la base de l'expected credit loss sur toute la durée de vie du prêt

Bab ezzira
| 16-04-2019 21:57
Déjà avec L'IAS 39, les banques Tunisiennes jonglaient avec la notion de crédits douteux pour sous estimer le risque de perte de leurs actifs financiers dans le seul but de satisfaire leurs actionnaires souvent étrangers. Il en résulte pour certaine la production de résultats fictifs avec la bénédiction de la BCT et les commissaires aux comptes et le transfert de ces résultats en devise à l'exterieur du pays pour rémunérer l'actionnariat étranger avec des bénéfices souvent fictifs vu la crise économique subi par les divers intervenants économique.
La nouvelle réglementation imposera aux banques de provisionner même les crédits saints pour la première année, et une réglementation plus stricte pour les crédits douteux.
Il va s'en suivre, une répercussion majeure sur les résultats des banques déjà sous le joug des créances carbonisée.
A mon avis cette situation est plutôt prudentielle et invitera les banques à constituer des provisions supplémentaires et à assainir leurs situations financières au lieu de distribuer des bénéfices fictifs qui ne tiennent pas compte de la règlementation prudentielle.
Comment les banques vont-elles réagir face à cette nouvelle problématique imposé par la norme IFRS 9 de 2018 ? Vont-elles jouer la transparence ou continuer à narguer le concept de client douteux ? La banque centrale va-t-elle jouer son rôle de régulateur et imposer un garde-fou

DHEJ
| 16-04-2019 18:50
Une transition avec quelle potentiel humain?


Appels d'offres internationaux, commissions et retrocommissions... mais jamais les colonisés ne feront appel aux ingénieurs tunisiens!

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