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Ali Laârayedh : revue de ses échecs qui ont fait son succès

Ali Laârayedh : revue de ses échecs qui ont fait son succès

Ali Laârayedh a été nommé le 22 février 2013 nouveau chef du gouvernement après le vote des membres du Conseil de la Choura d’Ennahdha (sorte de bureau politique élargi) et la bénédiction du président de la République et « grand » militant des droits de l’Homme, Moncef Marzouki.
L’homme « providentiel » du pouvoir a pourtant un parcours semé d’embûches et de ratages. Aussi bien avant qu’après la révolution. Flashback.


C’était en 1990. Zine El Abidine venait d’arriver au pouvoir et d’autoriser les Islamistes à avoir une activité politique. Ali Laârayedh avait, à l’époque, 35 ans et occupait le poste de porte-parole d’Ennahdha. Cherchant à séduire les Tunisiens avec le programme islamiste de son mouvement, il a donné une interview aux journaux Assabah et Le Temps Hebdo dans lesquels il fournit l’essentiel de ce programme.
Grâce aux archives et au travail du site d’investigation Tunisie-Secret (basé en France) qui a remis à l’ordre du jour ces interviews, on a pu (re)découvrir cet ambitieux programme.

Dans Tunisie-Secret (qui reprend Le Temps Hebdo), on lit: « L’islam constitue pour nous la référence pour tous nos problèmes socio-économiques », tel est le principe de base islamiste, selon Ali Laârayedh.
- Êtes-vous pour la fermeture des bars ? «Oui, un pays musulman ne doit ni vendre, ni encourager la consommation d’alcool. Les savants de l’islam détermineront si les touristes étrangers peuvent consommer de l’alcool dans un pays musulmans », répondait l’actuel chef du gouvernement.
- Êtes-vous pour la fermeture des hôtels ? « Oui, progressivement, pour nous orienter vers l’agriculture et l’industrie », disait-il.
- Que pensez-vous du statut de la femme ? « D’abord, qu’on ne vienne pas nous dire que ce statut du code personnel est sans failles. Il a besoin d’être revu et discuté par des sociologues, des savants de l’islam, des juristes. Ensuite, on verra ses avantages et ses inconvénients », déclarait M. Laârayedh.
- Êtes-vous pour la liberté de la femme ? « Comme principe oui, mais il faut le voir dans la dimension familiale » !
- Une femme peut-elle avoir un passeport et voyager seule ? « Les juges et les savants de l’islam détermineront les conditions ! » !
- Et si les juges et les savants de l’islam sont contre ces droits ? « On appliquera alors l’islam dont on cherche d’ailleurs souvent à souiller l’image ».
- Croyez-vous que le port du voile est obligatoire ? « Oui, toutefois les femmes qui ne le portent pas sont des musulmanes qui commettent des péchés… Nous sommes pour une conduite saine ».
- Êtes-vous contre le planning familial ? « Oui, je suis contre le planning familial ».
- Que pensez-vous des incidents en Algérie dont les auteurs semblent être des intégristes ? « Il s’agit d’une campagne orchestrée par les médias tunisiens visant à porter préjudice à notre mouvement… Le Front islamiste algérien fait d’excellentes choses dont les médias tunisiens ne parlent pas… ».

C’était en 1990. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Ali Laârayedh a passé 15 ans de prison dont 10 ans en isolement. Ce qu’on lui reprochait comme actes contraires à la loi ? Il est, aujourd’hui, passé aux oubliettes ! On préfère dire qu’il a été victime de l’ancien régime. Sachant que c'est ce même régime de Ben Ali qui l'a gracié après la peine de mort prononcée contre lui en 1987. 
A sa sortie de prison, il a publié plusieurs articles dans le cadre de sa contribution au «Comité du 18 octobre pour les droits et les libertés», et donné des conférences dans des colloques politiques et des droits de l’Homme.
Et puis vint la révolution qui a « blanchi » tout le monde. Les anciens prisonniers ont bénéficié d’une grâce qu’ils aient ou non accompli leurs peines. C’était sous Mohamed Ghannouchi, Premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali et celui qui a occupé la fonction après la révolution.
Les compteurs sont remis à zéro et ceux qui étaient traités hier de terroristes ont pu retrouver une activité sociopolitique normale, sans que nul ne trouve rien à redire.
Ali Laârayedh se trouve aux premiers rangs dans la campagne électorale d’Ennahdha. Après le 23 octobre 2011 et le succès indéniable de son parti, il devint ministre de l’Intérieur.
Le discours misogyne et rigoriste n’est plus de mise. On adopte désormais un discours d’homme d’Etat, respectueux de la République et des institutions. Est-ce pour autant vrai ?
Depuis décembre 2011, date de son entrée en fonction, il a multiplié les impairs qui auraient dû, en temps normal et dans un pays stable, le pousser à la démission.

Une de ses premières erreurs de tacticien politique, son interdiction de la manifestation que voulaient organiser des partis de l’opposition le 9 avril 2012, en réponse aux provocations de salafistes quelques jours plus tôt. Mais ce qui était permis aux Islamistes était interdit aux autres, Ali Laârayedh use de méthodes assez violentes pour contrer cette manifestation. Vu les abus enregistrés ce jour-là, une commission d’enquête a été mise en place par l’ANC et on a convoqué Ali Laârayedh devant les députés. Il a fait alors faux bond et, quand il est arrivé, des semaines plus tard, il a répondu : « mais c’est de l’histoire ancienne ! ». Quant à la commission, on attend encore ses résultats.

Début septembre 2012, une jeune fille est violée par trois policiers. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur banalise et en est arrivé à presque justifier ce viol en déclarant « la patrouille suspectée était en train d’accomplir son travail d’inspection lorsque la fille en question "a été trouvée dans une posture immorale avec son compagnon ».
Quelques semaines plus tard, et vu l’ampleur de la polémique, le ministère de l’Intérieur dénonce l’instrumentalisation politique et médiatique de l’affaire.

14 septembre 2012, des Salafistes pénètrent de force dans l’enceinte de l’ambassade américaine à Tunis et causent de gros dégâts matériels (saccages de vitres, incendie de véhicules…) (voir notre article à ce sujet).
La tension était pourtant à son comble et il suffisait de bien se préparer pour éviter l’incident. En réponse, M. Laârayedh déclare : « nous les attendions par devant, ils sont venus par derrière ».
Il a fallu l’intervention de la garde spéciale de la présidence de la République pour limiter les dégâts des affrontements qui ont causé trois morts et plusieurs blessés. Il y a eu des arrestations, mais l’essentiel des personnes arrêtées à l’époque a été libéré après un mois de prison.
Outre l’ambassade, l’école américaine a été totalement saccagée et mise à feu ce jour-là (voir notre article à ce sujet).

Une des personnes impliquées dans ces affrontements s’appelle Abou Iyadh. Il s’est permis (le 17 septembre) d’humilier publiquement les forces de l’ordre en prononçant un discours à la mosquée El Fath en plein cœur de Tunis. Bien qu’il était activement recherché et bien qu’il ait préalablement annoncé son arrivée, Abou Iyadh est entré et ressorti de la mosquée, alors qu’elle était encerclée par la police (voir notre article à ce sujet)

Novembre 2012, ses équipes usent de chevrotine pour contrer des manifestants à Siliana. Bilan : des centaines de blessés et plusieurs ont dû perdre un œil. Précision importante, il est strictement interdit d’utiliser ce type d’armes. Au gouvernement, on minimise l’incident.
Fin novembre à Tataouine, une manifestation soi-disant pacifique des Ligues de protection de la révolution (LPR), tourne au drame avec l’assassinat de Lotfi Nagdh, coordinateur général du parti Nidaa Tounes dans la région, carrément lynché.
Réponse immédiate du ministère de l’Intérieur, avant même que le rapport d’autopsie ne soit publié : crise cardiaque.
L’activité des LPR n’a jamais été arrêtée malgré la multiplication des manifestations non autorisées et les actes de provocation et de banditisme et malgré les protestations de l’opposition et de la société civile.
En dépit de l’assassinat de Lotfi Nagdh, les membres des LPR n’ont pas reculé. Le 4 décembre, ils continuent les provocations avec l’attaque du siège de l’UGTT (à quelques centaines de mètres du ministère de l’Intérieur) avec des dizaines de blessés. Les services du ministère de l’Intérieur ont bien été appelés au secours, mais ils ont mis un peu trop de temps pour réagir.

L’apogée sera atteinte le 6 février avec l’assassinat par balles de Chokri Belaïd. Un véritable tremblement de terre a secoué la Tunisie, ce jour-là. Dans le milieu policier, on sait que les premières heures sont déterminantes pour attraper les assassins. Mais voilà, aucun cordon policier n’a été mis en place, pas ou peu de patrouilles. On ne peut même pas dire que les assassins sont passés entre les mailles du filet, puisqu’il n’y avait pas de filet.
Deux jours plus tard, l’enterrement de feu Belaïd est entaché par une série d’actes de vandalisme visant les voitures des personnes présentes à l’enterrement (voir notre article à ce sujet), filmées en direct par les télés et en l’absence de la police .
Deux semaines plus tard, la statue mémorielle érigée en son honneur devant son domicile est saccagée et détruite. L’endroit se trouve à quelques dizaines de mètres de la préfecture.

Entre Ali Laârayedh et ses équipes, les relations sont tendues. Janvier 2013, différents syndicats de la police ont réclamé sa démission l’accusant de vouloir politiser l’institution policière (voir notre article à ce sujet)
Réponse du ministre : « ils sont motivés par des considérations politiques et des agendas dictés par des parties étrangères. Ils veulent aujourd’hui constituer un Etat à part entière et saboter le travail des forces de l’ordre, à chaque fois que ces dernières font face à un événement sécuritaire important».
Même relation tendue avec les médias : «Une grande partie des médias est très politisée, dit-il, et s’oppose de manière virulente au gouvernement. Ces médias sont manipulés par des parties politisées et œuvrent à ne diffuser au grand public que ce qui est négatif, faisant abstraction des victoires et réalisations louables».

Tel est l’historique politique synthétisé d’Ali Laârayedh, nouveau chef du gouvernement. Il y a certes à son actif quelques réalisations, mais vu l’ampleur de ce passif, vu le sentiment réel d’insécurité sous son mandat et la mauvaise image de la Tunisie qui s’en en est dégagée, il est difficile de conclure que son bilan est positif et mérite une promotion. Et pourtant, c’est le cas, puisque le sort des Tunisiens est désormais décidé par un Conseil de la choura d’Ennahdha.
L’opposition ne s’est pas encore prononcée quant à cette nomination et ne devrait pas tarder à le faire. Ali Laârayedh devrait proposer son nouveau gouvernement avant mercredi prochain. Ce n’est qu’en voyant sa composition que l’on pourrait savoir si l’on pourrait espérer quelque chose de lui et s’il va vraiment devenir un homme d’Etat, capable de conduire la Tunisie vers la stabilité et la prospérité. Au stade actuel, il est difficile de le croire…

Raouf Ben Hédi

 

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Commentaires

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Progrès ou déclin
| 27-02-2013 17:42
Démocrite,philosophe grec et contemporain de
Socrate,disait"tout ce qui existe dans l'Univers
est le fruit du hasard et de la nécessité"idée splendide qui a été applaudie par Jacques Monod
médecin français et co-lauréat du Prix Nobel de
Médecine ,en 1965,qui l'a choisie comme titre de son ouvrage intitulée"le Hasard et la Nécessité."

FTILA TOUNSIA
| 27-02-2013 13:50
- Le calvaire de la Manouba avec l'avilissement du drapeau tunisien, la prise de la faculté par les intégristes, l'agression du doyen par deux femmes salafistes en nikab dans son propre bureau.
- L'agression des artistes par les salafistes sur l'avenue Bourguiba,
- L'appel au meurtre de Kaied Sebsi et Chokri Belaid par des membres d'Ennahdha,
- L'agression de la Ebdellia et la destruction d'uvres d'arts, qui a entrainé la destruction de notre consulat en Libye
- Le saccage et l'incendie de 40 mausolées,
- La jeune fille violée a failli être incriminée à la place des violeurs,
- L'attaque de la réunion de Nida Tounes à Djerba dans l'intention d'assassiner Béji Kaied Sebsi.
- L'empèchement du rassemblement de Nida Tounes à Tataouine par la sois disant « Ligue de protection de la révolution (LPR)» .

- L'empèchement du rassemblement du front populaire de feu Chokri Belaid au Kef par la sois disant « Ligue de protection de la révolution (LPR)» .
- Aucune commission d'investigation n'a abouti à ce jour !!
....................

Rochdi BOUAZIZ
| 27-02-2013 10:35
Les déclarations de Marie Le Pen accusant la France d'être au courant de l'assassinat de Chokri Belaid et celles de Me Faouzi Ben Mrad faisant allusion à un soutien algérien de l'opération ne sont ni hasardeuses ni destinées pour 'la consommation médiatique'.
C'est pour cela que je pense qu'Ali Laarayedh n'a dévoilé hier qu'une partie des faits : LA PARTIE QUI NE FACHE PAS; la partie qui fâche, c'est-à-dire, la divulgation des vrais commanditaires de l'assassinat : têtes pensantes, recruteurs, formateurs, logisticiens ' sera sujette à des tractations, des concessions, des pressions ' énormes, houleuses et importantes. Et là, nous nous retrouverons devant les hypothèses suivantes :
1) Dévoiler tous les faits de l'acte, en subissant toutes les conséquences possibles en intérieur et avec l'extérieur.
2) Dévoiler une 2ème partie des faits qui ne fâchera pas beaucoup de monde.
3) Se retrouver avec une 2ème affaire Kennedy où le vrai commanditaire est toujours inconnu.

Maxula
| 27-02-2013 01:27
La Tunisie sur la mauvaise pente'

La Tunisie est-elle entrée dans une nouvelle ère' ?
Celle où l'on félicite celui qui échoue'
Celle où l'on récompense le failli'
Celle où l'on rétribue l'incompétent'
Celle où l'on applaudit les incapables en général et les nullards en particulier' ?
Celle enfin de la culture -sinon du culte- de l'irresponsabilité' ?

Tenez par exemple, « notre » si fringant nouveau premier ministre'
Un bel exemple de naufrage en vérité'
Un véritable Titanic qui promettait d'être insubmersible'et pourtant' !
Voilà quelqu'un qui fut avant d'être « promu », un ministre de l'intérieur dont la Tunisie gardera longtemps le souvenir'un souvenir sombre et inquiétant qui fera date dans les malheurs du pays à l'exemple des années de sécheresse, des années d'épidémies ou des années à fléau'
N'a-t-il pas en effet assez échoué dans sa mission première qui est celle d'assurer l'ordre et la sécurité dans les villes et les villages de Tunisie' ?
N'a-t-il pas assez failli dans ses obligations de garantir la sécurité des gens et des biens dans les villes et les villages de Tunisie' ?
N'a-t-il pas été assez partial en ne protégeant que les meetings de son parti et en laissant des forces (pas si) obscures saboter les réunions et les rassemblements des partis qui n'ont pas eu l'heur de plaire à ses chefs qui font führer' ?
N'a-t-il pas assez montré son incompétence dans la direction des forces de sécurité pourtant sensées garantir paix et tranquillité dans une société qui vient de mettre à bas une dictature kleptomane' ?
N'a-t-il pas fait montre d'impéritie dans ses actions et ses directives ministérielles pour encadrer ses troupes et leur témoigner tout le soutien nécessaire, à tel point que les forces de l'ordre n'osent plus prendre d'initiative, jusqu'à se plaindre d'être elles-mêmes mal protégées, ce qui est un comble' ?
N'a-t-il pas été assez permissif jusqu'à laisser s'installer de véritables satrapies en Tunisie comme ce fut au moins le cas à Sejnane ; de soi-disant « émirats » où l'on fait régner « la charia » du plus fort' ?
N'a-t-il pas assez laissé faire les nervis de tout poil et les barbus à brodequins et en habit afghan, jusqu'à attaquer une ambassade américaine, et ce à quelques encablures de la capitale' ?
N'a-t-il pas été assez indolent et compréhensif à l'égard des sbires d'organisations criminelles qui pillent, brûlent et agressent sous prétexte de « protéger », tantôt « la révolution »'tantôt « l'islam »'ou encore « on ne sait trop quoi »' ?
N'a-t-il pas été assez laxiste au point que des sicaires salafistes s'enhardissent de jour en jour, jettent l'anathème, accusent de blasphème à tout va, complotent et assassinent' ?

Apparemment ce n'était pas assez évident puisque voilà ce triste personnage devenu par la grâce d'une fatwa-oukase, émise par « le vieux de la montagne-Montplaisir », le premier des ministres d'un gouvernement qui ne réussira pas plus que son devancier'si jamais il ne « réussit » pas à faire pire que ce qu'il a commis dans le gouvernement précédent'
Ce gouvernement ne réussira pas car son action porte en elle le germe de son propre échec puisque son action est basée sur le même dogme d'une idéologie à mille lieues des traditions et de l'intelligence des tunisiens'
Ces traditions tunisiennes qui sont tout d'abord basées sur le culte de la démocratie, un moment bridée, et sur la volonté de bien vivre ensemble et en toute intelligence'et non sur des croyances qui ne devraient pas sortir du domaine de l'intime et du privé'

La Tunisie est-elle à ce point ancrée dans le système démocratique pour qu'elle puisse se payer le luxe de supporter ne serait-ce que pour quelques mois encore les mêmes figures de l'échec' ?
La Tunisie vit-elle dans un climat si apaisé pour que les mêmes politiciens se permettent de se pavaner sur tous les écrans, petits et grands, pour nous tenir des propos lénifiants et nous faire accroire que « tout-va-bien-madame-la-marquise »' ?
La Tunisie est-elle à ce point condamnée à faire du sur-place en attendant godot que les pays développés se développent encore plus sans que l'on ait une chance d'en faire un jour partie'
Vu la tournure des choses il est permis d'être sinon pessimiste, du moins sceptique quant à la réussite de ces gens dont la propension est plutôt de transformer en vil plomb ce que la Tunisie possède de plus précieux dans son histoire comme dans ses traditions'
Et cela, l'Histoire ne manquera pas de le démontrer'
Si d'aventure ces gens-là persistent à mener'la Tunisie sur la mauvaise pente'

Maxula



minou
| 25-02-2013 10:29
leurs objectifs et les notres sont totallement différents. en effet, larayedh et d'après les objectifs de son parti a bien réussi sa misson, pays déstabilisé, police salafiste en parallèle, les armes par tout, tourisme foutu, assasinat politique, ambassade saccagé... au bout d'une année il a pu faire un travail de distruction qui nécessite des années.. donc c'est normal qu'il mérite une bonne promotion... pauvre tunisie

Letranger
| 24-02-2013 14:20
Mesdames, je suis désolé de vous dire ce que vous savez déjà : vous allez mal arriver (j'ai pas dit "mal parties" Mr Bourguiba avait très bien commencé les choses, Mr Ben Ali les avait fort bien continuées (sur ce sujet) en "enchristant" les Islamistes".
Vous avez fait libérer ces Islamistes en votant pour eux à 44,2 % des voix en Octobre 2011. Ils sont là, vous n'y pouvez plus rien.
Et j'ai vu et entendu (maintenant je ne vois plus, je ne suis plus sur place) des femmes soutenir que l'Islam a raison d'obliger le port du voile, etc, etc,
D'un autre côté, si c'est pour les raisons que j'ai connues du temps de ma jeunesse, je ne peux qu'encourager cette pratique très libératrice des moeurs libertines.
Mesdames, vous connaissez vos armes. L'une d'entre elle est votre faculté d'utiliser la connerie des hommes, de flatter leur fatuité.
Je pourrais épiloguer longuement sur le fait que "l'Islam est la solution aux problèmes socio-économiques", que la liberté des femmes ne peut s'envisager "que dans le cadre familial", et que les "savants" (sic) doivent décider de ce qui peut être appliqué, bon bref, tout ce qui est rapporté dans l'article ci-dessus. Oui, je pourrais, mais je m'aperçois que cela ne servirait à rien, que je ne serais pas entendu, qu'on me traiterait d'arrogant et de donneur de leçons, etc.
Non, je préfère me souvenir de la volonté de se battre qu'avaient les femmes tunisiennes il y a 35 ans.
Elles se battaient avec leurs armes de l'époque, qu'elles tenaient depuis que la femme est femme, celles que vous avez encore et qui sont fort efficaces pour contrer les doctrines primitives.
Je ne sais pas si je serai compris, ça n'a pas d'importance, ça fait du bien de s'éclater.

tounesnalbaya
| 24-02-2013 11:54
Avis à tous nos Minsitre actuels, préparez vous à rejoindre vos cellules bientôt, vous êtes bon à rien.

tounesnalbaya
| 24-02-2013 11:51
On dégage un Premier Minsitre mauvais, et on met un nouveau Premier Ministre plus mauvais encore.

soistes82
| 24-02-2013 10:33
ce texte me semble peu professionnel bien que beaucou8p de travail a été investi pour le formuler. On site des echecs mais rien d´autre. comme si la situation en tunisie etait controllable et que tout peut etre corrigé par un seule homme. J´aurait preféré personelllement donner cette fonction a un homme n´appartenant pas a Ennahdha, entre autre pour calmer les tentions politiques mais etre injuste envers cet homme et ne citer que ses fautes me parait ingrat. Malgré ce qui a été sité de negatif cet homme est au service de la tunisie et essai de corriger tout un secteur qui etait corrupte et il a reussi en quelque sorte. Dire que c´est un terroriste ou qu´a commi des actes terroriste a l´epoque de ben ali, doit etre justifié par notre cher journaliste. Personellement je ne sait pas pourquoi ben ali l´a emprisonné et je doute que tout ceux qui etaient en prison ont commi des actes terroristes. Bref meme si cet homme n´est pas le meilleur pour ce poste, cela nous donne pas le droit de vouloir salir sont image. Un peu plus d´objectivité Mr le journaliste!

SSBSS
| 24-02-2013 09:40
Je lis les commentaires et je suis un peu déçu par la non clairvoyance de mes frères Tunisiens (je ne parle pas des mercenaires des islamistes comme miroir et co'.ce sont des traitres et qui ne mérite pas notre attention). Je trouve que le nouveau PM a très bien réussi sa mission'.comment? c'est très simple on part tous de l'hypothèse qu'un ministre de l'intérieur doit veiller sur la sécurité de la Tunisie'.or ce monsieur n'avait pas la mission d'assurer la sécurité de la Tunisie mais de contrôler, dominer et soumettre la machine de répression d'hier a l'autorité des islamistes'..ces gens n'ont jamais reconnu l'état moderne de la Tunisie, n'ont jamais milite pour les tunisiens'.ils ont toujours milite pour leur projet rétrograde du 14eme siècle, ils sont des traitres a note nation, des étrangers a notre culture'..Vu sur cette angle la, ce monsieur a bien performe d'où sa promotion'.maintenant observez les dégâts, un cabinet de sécurité parallèle au MI, maintenant un cabinet parallèle à montplaisir, le conseil de shoura va prendre le control du pays (ce qui est déjà fait avec cette nomination) et ainsi de suite'..élections, constitution, droit de l'homme '.oubliez ca pour de bon, au mieux le pays sera réunie dans 18 mois ou en guerre civile en 24 mois. Révolution vous dites '

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