Abdelkefi devait-il partir ?

Businessnews.com.tn | publié le 18/08/2017 20:40

Maintenant que l'émotion commence à tomber et que l'on a écrit nos états d'âmes sur le procès Abdelkefi, jusqu'à sa démission, prenons le temps d'avoir une lecture sereine de la situation.

Fadhel Abdelkefi, en tant que représentant légal d'une entreprise, a été "épinglé" par une administration archaïque et des textes hors du temps dans le cadre d'un procès duquel il n'a jamais été au courant et une justice qui l'a condamné sans jamais l'entendre. Ce qui s'est passé pour Abdelkefi s'est passé pour beaucoup de chefs d'entreprises qui ont été victimes d'une administration impitoyable, injuste et terriblement hors du temps.

 

Fadhel Abdelkefi, un homme d'affaires respecté et respectable a choisi de s'exposer en faisant de la politique et mal lui en a pris. Dans une démocratie qui se respecte, et la notre quoi que l'on dise, l'est, un ministre doit défendre sa cause en toute indépendance et doit, de ce fait, démissionner. Abdelkefi l'a fait. Bravo à lui !

Mais il est, en même temps, tout à fait normal qu'il le fasse. Il en ressort renforcé si jamais demain il voulait faire de la politique une fois son procès gagné (et il le gagnera). Mais la vie doit continuer et l'Etat doit être au-dessus des personnes. L'avenir du pays ne peut tenir au destin d'une personne aussi populaire l'est elle.

 

Abdelkefi doit être remplacé rapidement et l'Etat doit montrer qu'il est puissant. Chahed ne doit pas craindre d'aller à l'ARP et remanier de fond en comble son gouvernement qui souffre de nombreuses tares et en particulier au Transport, au Commerce, à la Santé et dans bien d'autres départements.

La lutte contre la corruption doit se poursuivre de plus belle et les compétences doivent être désignées. Un pays ne tient pas en un homme mais en des hommes et il paraît que ce pays regorge de gens de bonne volonté et dont la compétence et l'honnêteté ne sont pas discutables. Le pays vit une crise comme jamais il ne l'a vécu, nos villes sont encore sales, les routes dans un sale état et les citoyens totalement déroutés.

Merci à Fadhel Abdelkefi mais comme le dit le slogan de la campagne de BCE, "la patrie avant les hommes !".

Abdelkefi devait-il partir ?

publié le 18/08/2017 20:40

Maintenant que l'émotion commence à tomber et que l'on a écrit nos états d'âmes sur le procès Abdelkefi, jusqu'à sa démission, prenons le temps d'avoir une lecture sereine de la situation.

Fadhel Abdelkefi, en tant que représentant légal d'une entreprise, a été "épinglé" par une administration archaïque et des textes hors du temps dans le cadre d'un procès duquel il n'a jamais été au courant et une justice qui l'a condamné sans jamais l'entendre. Ce qui s'est passé pour Abdelkefi s'est passé pour beaucoup de chefs d'entreprises qui ont été victimes d'une administration impitoyable, injuste et terriblement hors du temps.

 

Fadhel Abdelkefi, un homme d'affaires respecté et respectable a choisi de s'exposer en faisant de la politique et mal lui en a pris. Dans une démocratie qui se respecte, et la notre quoi que l'on dise, l'est, un ministre doit défendre sa cause en toute indépendance et doit, de ce fait, démissionner. Abdelkefi l'a fait. Bravo à lui !

Mais il est, en même temps, tout à fait normal qu'il le fasse. Il en ressort renforcé si jamais demain il voulait faire de la politique une fois son procès gagné (et il le gagnera). Mais la vie doit continuer et l'Etat doit être au-dessus des personnes. L'avenir du pays ne peut tenir au destin d'une personne aussi populaire l'est elle.

 

Abdelkefi doit être remplacé rapidement et l'Etat doit montrer qu'il est puissant. Chahed ne doit pas craindre d'aller à l'ARP et remanier de fond en comble son gouvernement qui souffre de nombreuses tares et en particulier au Transport, au Commerce, à la Santé et dans bien d'autres départements.

La lutte contre la corruption doit se poursuivre de plus belle et les compétences doivent être désignées. Un pays ne tient pas en un homme mais en des hommes et il paraît que ce pays regorge de gens de bonne volonté et dont la compétence et l'honnêteté ne sont pas discutables. Le pays vit une crise comme jamais il ne l'a vécu, nos villes sont encore sales, les routes dans un sale état et les citoyens totalement déroutés.

Merci à Fadhel Abdelkefi mais comme le dit le slogan de la campagne de BCE, "la patrie avant les hommes !".

Par Karim Baklouti Barketallah
Commentaires (8) Commenter
Technocrates hier, compétences aujourd'hui et demain?
saz
| 25-08-2017 19:55
On a d'abord besoin d'un projet politique d'avenir clair et ne pas continuer à faire du Ben Ali sans Ben Ali. Un Ministre est là pour appliquer un projet , il doit être également un homme politique sachant s'exprimer clairement à l'opinion. Les compétences je les vois surtout au niveau de ses conseillers. Téchnocrates hier, compétences aujourd'hui faudra t'il encore fouiller dans le Larousse pour trouver les hommes providentiels à même de résoudre les roblèmes de notre pays?
@Zug
G&G
| 20-08-2017 12:08
Tous les naifs regrettent Bourguiba et Nuira alors que Ben Ali et son régime miraculeux pèsent mille fois plus.
OUI mais pas seul
G&G
| 20-08-2017 10:39
Oui il devait partir et tous les nouveaux locataires doivent le suivre laissant la place à nous les Azlems qui seuls sommes capables de sauver un pays. Sinon on doit s'attendre à la merde jusqu'au cou.
oui en fait il voulait partir mais c'est juste la manière qu'il cherchait.Dites pourquoi?
harbi
| 20-08-2017 09:10
En premier il n'est pas guerrier ni bagarreur ni de tempérament ni de profil. A l'Arp en répondant aux opposants il avait dit clairement qu'il n'a avec l'Etat qu'un papier en faisant clin d'oeil en plus au chef du gouvernement de le laisser â côté de lui s'il veut. Attitude de fils à maman et à papa qui ne peut supporter ni soleil brulant ni vent horrible ni tempête...Telles conditions sont les descripteurs du climat socio politico economique de la Tunisie avec lesquelles ce fils à papa et maman doit savoir en ingénier les ressources financieres pour la loi comp finances 2017 et puis pour la loi des fin 2018 et ceci dans les 04 mois restants de cette année.
Le 2 eme motif de sa volonté de partir constitue le vrai argument de conflit d'interêt qui n'a cessé d'être ignoré dans la composition des gouvernements.Le Mr est homme de business issue d'une famille de business opérant naturellement dans un milieu de businessmen.Or l'interet de ces espèces sociales en Tunisie c'est de pomper de l'Etat( subventions,incitations, commandes publiques, évasion fiscale ou déclaration cousue sur mesure...).
Donc comment ce Mr va t il travailler et faire travailler ( un reseau de mafieux in et out de l'administration) pour arracher de nouvelles ressources budgétaires pour l'Etat avec qui il a comme il l'avait bien prononcé un simple papier.
L'Etat tunisien a besoin de vrais guerriers patriotes qui sont prêts à se sacrifier chair et os au profit de ce peuple en croyant dur que la réussite est en premier entre nos mains.
Le fils à papa doit continuer à se sucrer tranquillement ...juste lui faire apprendre à la limite de regler ses impots et d'etre clean...Mr FA repondra â ces questions devant la justice et on verra la suite.
On devient vite populaire
Zug
| 19-08-2017 10:21
En Tunisie, on devient vite populaire.
Ce n'est pas forcément bon signe.
L'auteur de l'article n'a pas l'air au courant de la rétrogradation de la note souveraine de la Tunisie ces dernières 24 heures. Mais s'en soucie t il ? Et puis, qui en est responsable ? Personne sans doute, la notion de responsabilité étant très récente en Tunisie, elle date de Youssef Chahed, mais n'est il pas trop tard ?
Tout le gouvernement est à revoir, à commencer par Abdelkafi, c'est fait, au suivant alors comme dit la chanson !
Il serait devenu populaire, le Monsieur avec qui on aurait été injustes, selon l'article, suite au flop du Tunisia 2020 sans aucun doute? Non, même pas, probablement que les Tunisiens ne sont pas au courant de l'affaire (ils se souviennent à peine du Sultan du Qatar arborant des lunettes noires, comme annonciateur d'une fin d'un monde, celui de l'Euro à moins de 3 dinars ...) !
La notoriété ? C'est probablement alors parce qu'il a à faire avec la justice, injustement c'est évident, fait exprès, du coup, ça en fait une star !
De toutes façons, quand on sait qu'une paire de séniles nepotes est aux commandes en Tunisie, il n'y a plus rien à dire !
Un journal français à l'époque de la révolution de la brouette titrait, "la Tunisie c'est fini", en fait il aurait du titrer exactement de cette manière en 1972 ... En 2011, ce n'était plus vraiment la Tunisie, mais quelque chose qu'on va mettre un certain temps à découvrir ...
Mais les Tunisiens continuent à encenser Nouira ... Triste peuple qui se réveillera en 2019 avec un Euro à 10 dinars, sauve qui peut !
Il faut juste nommer de nouveaux ministres pour les postes vacants
Forza
| 19-08-2017 08:37
pas besoin de changer de nouveaux des ministres et déstabiliser d'avantage le gouvernement.
Sinon je pense que l'auteur a raison que l'administration est archaïque et qu'elle est devenu un fardeau pour le développent et non pas un catalyseur. Nos lois sur le change sont aussi archaïques. Il suffit de voir l'échec d'un compromis avec Paypal, l'administration crée des obstacles pour la jeunesse pour pouvoir travailler depuis la Tunisie sur des marchés à l'extérieur.
presque d'accord sauf sur un point :
himar
| 18-08-2017 22:18
Le pays ne regorge pas de compétences mais d'incompétences. Arrêtez de vous leurrer genre humainoide tunisien. La nature n'aimant pas le vide c'est des gens incompétents qui vous gouvernent. Donnez moi un seul domaine où vous avez des compétences !
Paroles de Himar.
Excellent article
HSE1994
| 18-08-2017 21:16
En effet Fadhel Abdelkefi est victime comme plusieurs derigeants d'entreprises d'une administration impitoyable, injuste et terriblement hors du temps.
La loi de change d'Ahmed Bed Salah doit être réexaminée
Les devises que vous gagnez honnêtement suite à une exportation vous appartiennent et ne peut pas continuer à être considérées comme de la drogue conduisant au pénal !
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