Une arnaque nommée photovoltaïque

Businessnews.com.tn | publié le 05/12/2017 19:59

 

« Que la lumière soit, et la lumière fut ». Selon la Genèse, cette phrase a été la première prononcée par Dieu au commencement du monde. C’est dire l’importance de la lumière pour la vie. Quelques millier d’années après, l’homme est parvenu à extraire l’énergie des photons en provenance du soleil pour produire de l’énergie électrique. En Tunisie le procédé est fonctionnel depuis plus d’une décennie mais peine à être efficace et à avoir un impact concret sur la vie des citoyens. Quel en sont les causes ? Focus sur un secteur au point mort.

 

« La maîtrise de l’énergie est considérée comme une des priorités nationales dans la mesure où elle constitue un élément principal du développement durable et qui a une relation étroite avec l’évolution économique et sociale et avec la protection de l’environnement ». Il s’agit là de l’article premier de la loi de 2004-72, relative à la maîtrise de l’énergie en Tunisie. Une loi qui définit la maîtrise de l’énergie comme étant un ensemble d’actions qui doivent être mises en œuvre pour une utilisation rationnelle de l’énergie, la promotion des énergies renouvelables et la substitution de l’énergie.

Depuis sa formulation, ce texte a donné naissance à une série de mesures qui visent entre autres choses, à faciliter l’accès de la population à l’énergie solaire (Photovoltaïque : PV). Quelques années plus tard, naissait le projet Prosol Electrique. Lancé en mai 2010, il est destiné à promouvoir les maisons solaires à travers un mécanisme incitatif. Concrètement pour dimensionner une installation photovoltaïque, les paramètres qui interviennent sont : le besoin du client en électricité, la surface disponible et le budget dont il dispose.

 

En Tunisie, la consommation d’un logement varie en générale de 1200kwh à 5000 Kwh. Selon la législation en vigueur et en application du cahier de charge de Prosol, l’utilisateur a droit à une installation de 1Kwc, soit un ensemble de 5 à 6 panneaux solaires qui peuvent produire un maximum de 1600 Kwh. Coût total de l’opération 10 mille dinars (à l’époque). Une somme considérable accessible à une certaine frange de la population qui voit la chose comme un investissement sur le moyen terme qui permettra d’abattre les coûts de sa consommation.

Cette somme, réduite de moitié aujourd’hui (baisse des coûts de production), sera supportée, à hauteur de 30% par l’ANME (Agence National de Maitrise de l’Energie) et de 10% par la MEDREC (coopération Italie en Tunisie). Dans le contrat signé par le client, la STEG, elle, devra fournir, l’onduleur (équipement essentiel à la conversion du courant continue en courant alternatif), d’une valeur de 3000DNT. Les 4000 DNT restants, seront supportés par l’utilisateur au moyen d’un autofinancement et d’un crédit bancaire disponible exclusivement auprès d’Attijari Bank et remboursable dans les facture STEG sur une durée de 5 ans.

Pour faire court, celui qui adhérera au projet verra au bout de 5 à 7ans sa facture d’électricité baisser, d’au moins 60%. Si par contre l’adhérant décide de faire une seconde installation pour ne plus avoir rien à payer à la STEG, il ne le pourra pas, la loi l’en empêche.

 

Aujourd’hui, plus de 7 ans après le lancement du programme, peu de ceux qui y ont adhéré ont vu le bout du tunnel. Pendant plus de 5 ans, ces personnes ont continué à payer des factures exorbitantes, et dans leur grande majorité, ils continuent à payer sans savoir ce qui se passe, étant donné le manque de suivi des entreprises qui ont effectué l’installation. Des problèmes techniques survenant de temps à autre, font aussi, que la production s’arrête pendant de longues périodes. L’effet boule de neige tant espéré par les initiateurs du projet n’a donc jamais eu lieu.

 

Lorsqu’on accède au site internet de l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l'Energie (ANME), l’on nous parle d’un Plan Solaire Tunisien (PST). Il s’agit de la stratégie à long terme des autorités, qui vise à diversifier le « mix » énergétique, actuellement basé à 95% sur le gaz naturel. Y est prévue une réduction de l’utilisation du combustible de l’ordre de 50% à l’horizon 2030, grâce notamment au déploiement massif des systèmes de production d’énergies renouvelables ainsi que le début d’une production à base de charbon. Selon ce plan (PST), la contribution des énergies renouvelables représentera 30% du total de la production électrique à l’horizon 2030 (15% d’éolien, 10% de solaire photovoltaïque (PV) et 5% de solaire à concentration).

 

Actuellement le cadre réglementaire tunisien pour des installations PV de taille moyenne pour l’autoproduction, est dépourvu d’incitations. De plus, la procédure administrative étant lourde, les installations de ce genre sont rares. Ce qui ressort ici est que pour l’autoproduction et plus généralement l’autonomie, la STEG et l’ANME n’ont pas la même conception.

En Tunisie, les coûts des systèmes PV résidentiels ont chuté de 50% depuis 2010. Bien que cela implique une majeur rentabilité des installations, celle-ci reste encore de 25% plus élevée par rapport au marché international et de plus de 40% en comparaison avec des pays comme l’Italie, l’Allemagne ou encore la Chine ou le Japon. D’après l’organisation Bloomberg New Energy Finance, le coût du Watt crête (Wc)* sur le marché international est de : 2,12 €. En Tunisie il s’élève actuellement à : 2,9€, (1,68 €/Wc pour l’Allemagne).

l’ANME, évalue le potentiel exploitable du Photovoltaïque en Tunisie à 340-844 GW (une quantité d’énergie absolument pharamineuse). Si tout va bien, en 2030, 10% de l’énergie électrique consommée en Tunisie, sera produite par des panneaux PV.

 

Un pays comme le Costa Rica produit aujourd’hui 98% de sa consommation à partir d’énergies renouvelables. Il y arrive grâce à une politique claire et une utilisation optimale des ressources à disposition. Entre temps, en Tunisie, le site internet du ministère de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, n’est pas opérationnel, il est « en construction ».

 

*Wc : Le Watt crête caractérise la puissance d'un panneau photovoltaïque

 

Sofiène Ahres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une arnaque nommée photovoltaïque

publié le 05/12/2017 19:59

 

« Que la lumière soit, et la lumière fut ». Selon la Genèse, cette phrase a été la première prononcée par Dieu au commencement du monde. C’est dire l’importance de la lumière pour la vie. Quelques millier d’années après, l’homme est parvenu à extraire l’énergie des photons en provenance du soleil pour produire de l’énergie électrique. En Tunisie le procédé est fonctionnel depuis plus d’une décennie mais peine à être efficace et à avoir un impact concret sur la vie des citoyens. Quel en sont les causes ? Focus sur un secteur au point mort.

 

« La maîtrise de l’énergie est considérée comme une des priorités nationales dans la mesure où elle constitue un élément principal du développement durable et qui a une relation étroite avec l’évolution économique et sociale et avec la protection de l’environnement ». Il s’agit là de l’article premier de la loi de 2004-72, relative à la maîtrise de l’énergie en Tunisie. Une loi qui définit la maîtrise de l’énergie comme étant un ensemble d’actions qui doivent être mises en œuvre pour une utilisation rationnelle de l’énergie, la promotion des énergies renouvelables et la substitution de l’énergie.

Depuis sa formulation, ce texte a donné naissance à une série de mesures qui visent entre autres choses, à faciliter l’accès de la population à l’énergie solaire (Photovoltaïque : PV). Quelques années plus tard, naissait le projet Prosol Electrique. Lancé en mai 2010, il est destiné à promouvoir les maisons solaires à travers un mécanisme incitatif. Concrètement pour dimensionner une installation photovoltaïque, les paramètres qui interviennent sont : le besoin du client en électricité, la surface disponible et le budget dont il dispose.

 

En Tunisie, la consommation d’un logement varie en générale de 1200kwh à 5000 Kwh. Selon la législation en vigueur et en application du cahier de charge de Prosol, l’utilisateur a droit à une installation de 1Kwc, soit un ensemble de 5 à 6 panneaux solaires qui peuvent produire un maximum de 1600 Kwh. Coût total de l’opération 10 mille dinars (à l’époque). Une somme considérable accessible à une certaine frange de la population qui voit la chose comme un investissement sur le moyen terme qui permettra d’abattre les coûts de sa consommation.

Cette somme, réduite de moitié aujourd’hui (baisse des coûts de production), sera supportée, à hauteur de 30% par l’ANME (Agence National de Maitrise de l’Energie) et de 10% par la MEDREC (coopération Italie en Tunisie). Dans le contrat signé par le client, la STEG, elle, devra fournir, l’onduleur (équipement essentiel à la conversion du courant continue en courant alternatif), d’une valeur de 3000DNT. Les 4000 DNT restants, seront supportés par l’utilisateur au moyen d’un autofinancement et d’un crédit bancaire disponible exclusivement auprès d’Attijari Bank et remboursable dans les facture STEG sur une durée de 5 ans.

Pour faire court, celui qui adhérera au projet verra au bout de 5 à 7ans sa facture d’électricité baisser, d’au moins 60%. Si par contre l’adhérant décide de faire une seconde installation pour ne plus avoir rien à payer à la STEG, il ne le pourra pas, la loi l’en empêche.

 

Aujourd’hui, plus de 7 ans après le lancement du programme, peu de ceux qui y ont adhéré ont vu le bout du tunnel. Pendant plus de 5 ans, ces personnes ont continué à payer des factures exorbitantes, et dans leur grande majorité, ils continuent à payer sans savoir ce qui se passe, étant donné le manque de suivi des entreprises qui ont effectué l’installation. Des problèmes techniques survenant de temps à autre, font aussi, que la production s’arrête pendant de longues périodes. L’effet boule de neige tant espéré par les initiateurs du projet n’a donc jamais eu lieu.

 

Lorsqu’on accède au site internet de l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l'Energie (ANME), l’on nous parle d’un Plan Solaire Tunisien (PST). Il s’agit de la stratégie à long terme des autorités, qui vise à diversifier le « mix » énergétique, actuellement basé à 95% sur le gaz naturel. Y est prévue une réduction de l’utilisation du combustible de l’ordre de 50% à l’horizon 2030, grâce notamment au déploiement massif des systèmes de production d’énergies renouvelables ainsi que le début d’une production à base de charbon. Selon ce plan (PST), la contribution des énergies renouvelables représentera 30% du total de la production électrique à l’horizon 2030 (15% d’éolien, 10% de solaire photovoltaïque (PV) et 5% de solaire à concentration).

 

Actuellement le cadre réglementaire tunisien pour des installations PV de taille moyenne pour l’autoproduction, est dépourvu d’incitations. De plus, la procédure administrative étant lourde, les installations de ce genre sont rares. Ce qui ressort ici est que pour l’autoproduction et plus généralement l’autonomie, la STEG et l’ANME n’ont pas la même conception.

En Tunisie, les coûts des systèmes PV résidentiels ont chuté de 50% depuis 2010. Bien que cela implique une majeur rentabilité des installations, celle-ci reste encore de 25% plus élevée par rapport au marché international et de plus de 40% en comparaison avec des pays comme l’Italie, l’Allemagne ou encore la Chine ou le Japon. D’après l’organisation Bloomberg New Energy Finance, le coût du Watt crête (Wc)* sur le marché international est de : 2,12 €. En Tunisie il s’élève actuellement à : 2,9€, (1,68 €/Wc pour l’Allemagne).

l’ANME, évalue le potentiel exploitable du Photovoltaïque en Tunisie à 340-844 GW (une quantité d’énergie absolument pharamineuse). Si tout va bien, en 2030, 10% de l’énergie électrique consommée en Tunisie, sera produite par des panneaux PV.

 

Un pays comme le Costa Rica produit aujourd’hui 98% de sa consommation à partir d’énergies renouvelables. Il y arrive grâce à une politique claire et une utilisation optimale des ressources à disposition. Entre temps, en Tunisie, le site internet du ministère de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, n’est pas opérationnel, il est « en construction ».

 

*Wc : Le Watt crête caractérise la puissance d'un panneau photovoltaïque

 

Sofiène Ahres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (35) Commenter
Ridicule
Ali
| 07-12-2017 10:18
Vraiment n'importe quoi cette article. Quand vous ne savez pas de quoi parler, ne dites rien
@Rationnel
Zohra
| 06-12-2017 21:18
Bonsoir Monsieur,

Je vous remercie infiniment pour ces renseignements précieuses.très gentil de votre part.

Je vous souhaite une excellente soirée
@Zohra - Vous pouvez vous renseigner au pres de CSPV, ANME,
Rationnel
| 06-12-2017 21:02
Vous pouvez vous renseigner sur Internet, vous trouverez une réponse a toutes vos questions. En personne vous pouvez contacter la CSPV ( Chambre Syndicale du Photovoltaïque de Tunisie ). Ils ont une page Facebook active. L'ANME (anme.com.tn ), agence gouvernementale maintient une liste des sociétés agrées dans le domaine (dans les centaines) la plupart de ces sociétés ne sont pas très actives vu que le marche est assez limite.

Vous trouvez les documents de connections, lois, etc sur les sites de la STEG et l'ANME. Plusieurs personnes actives sur BN connaissent bien le domaine. Le PV n'est pas complique le seul obstacle reste le raccordement au réseau de la STEG et les délais bureaucratique de cette organisation, c'est un obstacle temporaire dans un avenir proche on n'aura plus besoin de se raccorder au réseau de la STEG.

Pour un projet vous avez besoin de panneaux PV, un onduleur (inverter en anglais), des cables, et une structure pour les panneux, et quelques petites pieces d'interconnections, fusible ... Le coût est déterminé par les frais des panneaux en premier lieu et l'onduleur en deuxième lieu. Le prix des panneaux varie, il est maintenant aussi bas de 30 cent US le watt, ça peut baisser encore dans les prochains mois si les USA décide d'imposer des tarifs contre les sociétés chinoises qui dominent le marche. La Loi de finance 2018 a propose une taxe sur les panneaux ce qui a été rejeté par l'ARP mais le gouvernement peut décider une nouvelle taxe en 2018. Pour l'inverter le prix varie, c'est plus économique pour une grande installation et il y'a plusieurs variétés des micro inverter au string inverter. SMC est un leader et une bonne présence en Tunisie, le coût est environ de 37 cent US par watt (910 millimes).

Pour savoir la taille de l'installation tu peux consulter la facture d'électricité pour la consommation moyenne. Un système de 1000 watt produira en moyenne 1600 kwh par an, la production dépend de l'orientation et l'inclinaison des panneaux et de la température (plus de production en hiver qu'en été), il est préférable de les orienter vers le sud avec une inclinaison bien déterminé.
Serait très reconnaissante si vous pouvez me dire ou dois je m'adresser pour demander une installation
Zohra
| 06-12-2017 19:44
J'ai été au STEG cet été pour demander des renseignements, un agent que j'ai sûrement dérangé, m'avait montré un numéro de tel sur une affiche, j'avais essayé d'appeler impossible de les avoir.
Le PV une opportunité inégalé
Zinsmann
| 06-12-2017 19:41
Le dernier appel d'offre effectué par KSA , pour une centrale PV de 70 MW crêtes a bénéficié d'une offre clé en main pour 17,86 $/MWh , ce qui revient à 50 millime/kWh. Pour une installation de 1 à 5 kW c sur le toit du consommateur final, le prix de revient serait donc au plus de 100 millimes !
Le problème de la Tunsie, c'est qu'elle c'est obligée d'acheter son propre gaz auprès des concessionnaires exploitant les gisements du pays, ses derniers , vu les quantitées relativement minimes 5 M de tep de gaz /an, ils ne peuvent pas l'exporter comme gaz liquéfié ! C'est pour cela que la STEG freine la migration vers le solaire, qui en définitive va sevrer tous ses exploitants !
Ainsi le déficit énergétique du pays va crescendo à l'enncontre des intérêts du pays et avec la bénédiction des responsable du secteur! Par ailleur lors de l'autorisation des installations, la consommation du ménage en gaz n'est paz prise en considération selon l'équivalence universelle : 1 m3 de ga!
@rationnel
Larry
| 06-12-2017 18:28
..."Je ne vois pas quelqu'un qui consomme autant d'électricité, une société peut mais pas un ménage, mais puisque plusieurs individus se sont convertis au bitcoin et crypto mining, donc c'est possible et rentable. "...
C'est ce que j'ai dit sur mon commentaire précédent ...
..."Faites les calculs !
Pas rentable pour le moment pour une maison individuelle ... Pour un pro à forte consommation c'est possible !"...

Je travaillais il y a plus de 12 ans sur ce type de panneaux en Californie (Silival)... Ils sont devenus parfaitement au point à ce jour (30% de rendement) mais chers !

Quant aux batteries (lithium/fer/phosphate), il faut compter dans les 800 dollars pièces hors taxes...

Faites le calcul @rationnel ... vous en avez pour au moins 15 000 euros dans une installation de premier choix... (le reste tombe en panne et les batteries claquent tous les trois ans)

Par contre c'est sans entretien pendant au moins 10 ans...
@Larry - @A4 est plus proche de la réalité
Rationnel
| 06-12-2017 17:31
Les commentaires de @A4 sont plus proches de la réalité, vous citez des rendements de cellules solaires de +30%, il y'a même celle qui atteignent les 50% d'après NREL, mais ce sont des rendements de produits expérimentaux ou très chers destinées au satellites et autres situations spéciales. L'efficacité des panneaux disponibles sur le marche de marque réputées tel que Canadian Solar, Trina Solar, Hanwah etc. sont de l'ordre de 16% a 19%. On doit payer plus par watt pour une meilleure efficacité qui n'est utile que si on manque d'espace ce qui est rarement le cas en Tunisie. On peut toujours acheter plus de panneaux.

Quelles sont les bases de l'estimation de 45 000 dinars, les panneaux solaire constituent plus de 60% de l'installation. Les panneaux comme le Canadian Solar 270 watts se vend a 30 cent US le watt soit 800 millimes le watt. Donc 45000 dinars c'est une installation de plus de 30000 mille watt estimant, un inverter de 30K revient a 10000 et le reste pour les cables et l'installation. Une installation de 30 000 watt produira 48232 KwH par an.
Quelqu'un avec ce niveau de consommation doit payer 350 millimes le KwH. Donc ce système va rapporter 16881 dinars par an, un retour sur investissement de 37%. Je ne vois pas quelqu'un qui consomme autant d'électricité, une société peut mais pas un ménage, mais puisque plusieurs individus se sont convertis au bitcoin et crypto mining, donc c'est possible et rentable.
La STEG doit racheter pas le surplux solaire de ses clients
Elyes
| 06-12-2017 17:30
le pays est au bord de la faillite. Une solution pareil réduira le recours à l'achat de Gaz pour faire tourner les centrales de la STEG. Le surplus du voltaïque de l'Allemand ayant installé le voltaïque est racheté par leur STEG, en Tunisie nada. Comment voulez vous d'une part rentabiliser l'installation et d'autre part réduire le cout de production de la STEG si nous ne faisons de même.
Un calcul simple:
A4
| 06-12-2017 17:28
Vous réalisez une installation PV de 1 kWc (4 modules de 250 Wc chacun, soit une surface d'environ 6,5 m²).
Sur tout le territoire tunisien, on obtient à peu près 1600 kWh par an pour 1 kWc.
Cette installation vous coûte 6000 dinars sur 25 ans de durée de vie.
Elle vous produit: 1600 kWh × 25 ans = 40000 kWh
Prix du kWh PV: 6000 dinars / 40000 kwh = 0,150 soit 150 millimes le kWh.
Aujourd'hui la STEG vous vend le kWh "subventionné" à un minimum de 250 millimes (avec les diverses taxes).
Conclusion 1: l'électricité PV est moins chère que celle "subventionnée" de la STEG.
Conclusion 2: sans subvention, l'électricité STEG coûte le double de l'électricité PV.
Conclusion 3: l'humanité est "condamnée" aux énergies renouvelables et principalement au PV.
Vive la STEG, à bas le PV
Salem
| 06-12-2017 16:52
Ne pas chercher midi à 14 h, la vraie raison de non implication du citoyen tunisien est la STEG, oui je dis bien la STEG, qui décide ce qu'elle veut, le citoyen n'a plus confiance en cette mastodonte imperméable et intouchable;
Les questions qui se posent et empêchent un citoyen à adhérer à ce programme: combien la STEG va comptabiliser le KWh produit par le PV?, la réponse est facile: selon décret, personnellement si je voudrai faire une petite étude de rentabilité, aucune donnée fiable et précise me le permet de le faire.
Vive la STEG! la société fantoche qui vide les poches des contribuables en offrant gratuitement des milliers de KWH à ses fonctionnaires
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