@Ridha E
observator |24-02-2012 10:30
Merci pour votre intervention et elle est trés interressante et appele la remarque suivante . Effectivement de l'independance jusqu'à 1975 (environ), l'enseignement etait de qualité pourquoi :-Le niveau de corruption etait faible, l'Etat se construisait. 2/ les enseignants dans le secondaire et le superieur etaient surtout etrangers ( min 80%) . Ils etaient serieux et efficaces, intraitables sur la triche et les absences. Et cela a été bénéfique pour nous . Jusqu'en 76, l'equivalence du bac tunisien etait automatique en france.
-Avec l'arrivée des enseignants tunisiens et de la grande corruption à partie de 70, la gangrenne a fait son entrée dans le systeme educatif. Les centres de décision etant entre les mains de gens corrompus et regionalistes. Certaines disciplines telles que la medecine, l'ingeniorat, hec.. l'expertise comptables sont devenues un quasi monopole reservé aux etudiants issus de certaines regions favorisées et quelques privilegiés. Tous ces diplomés ont été injectés par la suite dans le circuit dans des postes clés. Le Kef et Béja qui battaient à chaque session quelques records dans l'admission au bac ont disparus du palmares.. Cette situation a perdurait jusqu'à nos jours. Aujourd'hui il est temps de revoir tout cela et de reformer notre systeme educatif pour plus d'efficacité selon le merite et l'egalité des chances.
Refonte oui, dénigrement non .
Ridha E |24-02-2012 00:27
@ observator et The Mirror
Ayant quitté la Tunisie dans les années 70, je ne peux plus prétendre connaître le système éducatif qui y a été mis en place depuis. Tout ce que je sais, et n'importe qui de plus de 60 ans vous le dira, c'était très sélectif et très difficile. Un détail important : nos profs qui étaient tellement dévoués qu'on les vénérait.
Ceci dit, je vous trouve très sévère à l'égard des professeurs de cette faculté dont j'ai vu certaines de leurs interventions sur les plateaux des télévisions tunisiennes et que j'ai jugé très bonnes et très argumentées.
Je ne vous dis que ceci : sur une route sans virage et large, ce n'est pas parce qu'un conducteur imprudent s'est encastré dans un arbre, qu'il faut couper l'arbre. Il faut éduquer les conducteurs.
Donc, ce n'est pas parce que quelques-uns n'ont pas réussi à obtenir leurs diplômes au bout de 10 ans que l'enseignement dispensé dans la fac est mauvais. Il faut se demander si les étudiants étaient bien à leur place ?
Pour le reste, si la fac est en dessous de tout, je dirai même plus, si elle a mauvaise réputation, pourquoi les barbus et les niqabées veulent s'y inscrire ?
Sans vouloir jouer les donneurs de leçons, apprenons la modération en toute chose.
Et si le général Ammar les met en garde !
Ridha E |23-02-2012 18:27
Il n'y a que les dupes qui ne se sont pas rendu compte de la mainmise des religieux sur la Tunisie.
Gannouchi, le serpent à langue fourchue, est un hypocrite notoire. C'est lui le premier qui a encouragé les niqabés et les barbus à manquer de respect aux enseignants en disant que c'est leur liberté de s'habiller comme ils le souhaitent.
C'est lui aussi qui prétend que ces énergumènes qui s'attaquent à la police sont des incompris, des pommés dignes de respect.
Appuyés par lui, une longue liste de ministres ne pensent que religion là où il faut penser citoyenneté : ministres de l'enseignement supérieur, de l'intérieur, de la culture, de la femme, etc'
Lui et les siens manipulent les jeunes, les honnêtes croyants et certains démunis à qui ils avaient apporté une aide matérielle, juste avant les votes. Et ça, tout le monde le sait.
J'avais envisagé, sans vouloir le croire, cette situation pourrie qui va nous faire souffrir et nous engager dans une guerre civile atroce.
Pour le plaisir et le désir sournois de quelques fanatiques religieux déguisés en citoyens normaux (cravates, costumes, etc...), le pays, c'est quasi certain maintenant d'après les projets de Khedr, Ayadi & Cie, va entrer dans une situation désastreuse.
Mon appel à l'armée, titre de mon commentaire, n'est pas une fantaisie.
Quand j'ai vu le général associé aux voyages de Jbali, surtout en Arabie Saoudite, j'ai commencé à avoir des inquiétudes et des craintes quant à sa neutralité en cas d'un nouveau soulèvement.
J'espère que, en cas de conflit, l'armée ne nous fasse pas le coup des militaires syriens.
J'espère de tout mon c'ur que toutes mes craintes ne voient jamais le jour. On a déjà donné.
Mais, franchement, à voir les mensonges et le jeu malsain de la troïka et de quelques autres illuminés, on est en droit de se demander à quoi rime cette radicalité religieuse, cette haine contre les médias et les intellectuels et cet acharnement de ces fanatiques, travestis en faux démocrates, pour anéantir cette belle aventure initiée par des jeunes et des moins jeunes dont les objectifs étaient clairs et simples : liberté, justice et dignité.
Personne, au démarrage de cette ex-belle révolution, n'a crié : charia, salaf, prière, femmes niqabées, harro sur les médias et surtout non-respect des individus et des institutions, sport favori des partis religieux et de leurs hordes de barbus.
Des impolis et des ratés
S.citoyen |23-02-2012 17:04
Al farakh ezzegued bouh. Denia bel ma9loub
Précision
observator |23-02-2012 15:39
Biensure qu'il y a des enseignants serieux et competents heureusement.
Mais ce qui est sure c'est que le taux de corruption de nos universités est trés important du fait de la mainmise de la dictature sur ce secteur. Ce qui reduit l'impact de ceux qui travaillent. Dans une faculté que je ne citerai pas dans lors de certains concours de recrutement c'etait du 50/50 c'est à dire moitié des recrues sont selon les competences et moitié en fonction de criteres extra-professionnels.
Donc le diagnostic est bon et la reforme de l'education est trés utile si nous voulons une société competitive sur tous plans economique social et politique.
Quelle hypocrisie'
MMS |23-02-2012 14:43
Ceux qui blâment les facultés et les universités sont ceux qui ont appris et étudié dans les mêmes établissements, soyons reconnaissant ces années d'études et à ceux qui ont participé à notre formation'.
Arrêtons de blâmer tout le monde, au lieu de contester il vaut mieux proposer une solution je pense !
tout à fait d'accord avec the mirror
sonia |23-02-2012 13:58
je suis entièrement d'accord, cette fac ne sert à rien et le niveau y est catastrophique comme d'ailleurs la plupart des Fac tunisiennes,
indescent
Balboul |23-02-2012 12:32
de detourner le sujet.
Le sujet ici c'est pas le niveau de la fac, c'est pas l'appartenance politique du doyen, c'est pas la valeur du diplome
C'est seulement la violence envers les professeur, par une partie des etudians.
Et si on veut l'elargir on peut parler de l'autre de la fac de langue, ou alors que l'université avait acceptée les etudiantes en niqab a condition qu'elle se decouvre a l'entrée en salle et ce depuis plusieurs semaine, l'une d'entre elle a soudainement refuser de le faire et ont debarquer dans la 1/2 heure une bande de salafiste qui n'ont rien a voir avec la faculté, et ont occuper les lieux
De grace epargnez nous vos discours bidons, vos analyses debile dans ce qui est evidement une tentative de coup de force politique et rien d'autre.
Violence , occupations sauvages, coup de force , pression
si encore leurs revendactions etaient sur le niveau de la fac ou l'avebir que leur diplome leur procure, si ils appelaient effectivement a un enseignement de qualité on comprendrait.
Mais ces gens là s'en tamponne le coquillard. Ca ne les interesse pas. Ils ont un tout autre agenda et il faut etre sacrement hypocrite pour ne pas l'admettre ou alors etre d'accord avec cet agenda et tenter par tout les moyens de le justifier.
Arrêtons de nous voiler la face
Citoyen |23-02-2012 11:19
Aucun être humain censé n'accepte qu'un enseignant se fasse insulter et encore moins agresser physiquement. La situation à la Fac de La Manouba est chaotique du fait, certes, des trublions qui ne sont que les ennemis du peuple. Cependant, il nous faut nous pencher courageusement sur la situation de cette institution rongée depuis bien longtemps par des maux qui ont pour noms, magouille, clientélisme, affairisme et trafics d'influence divers. Il faut poser les vrais problèmes à savoir, la compétence de certains enseignants par exemple qui en plus profitent du désordre actuel pour déserter leur lieu de travail, car l'autorité censée les encadrer est défaillante. Qui a posé la question à savoir, quelle est la véritable légitimité de cette autorité qui s'appelle Recteur et Doyen. Par quel procédé en sont-ils là aujourd'hui et ont-ils les qualités ne serait-ce que morales pour leurs fonctions respectives. Sont-ils un exemple de probité pour tous ceux qui sont sous leur autorité. Tout est à revoir dans ce système gangrené depuis des années. Le salut de cette Fac comme celui de tant d'autres ne viendra que par une véritable re fondation de l'enseignement supérieur à travers des assises ou des états généraux qui mettront tout à plat. Arrêtons de nous voiler la face, l'avenir de nos enfants est en péril.
LE TEST
wahdou |23-02-2012 10:21
Ennahdha fait des tests : jusqu'ou ils peuvent aller ! ce qui pourra conditionner leurs futures actions qui pourraient alors etre plus musclées. la réaction du cadre enseignant a été exemplaire, mais il faudrait imperativement impliquer la société civile dans ce gras de fer.