Tunisie : Al Oula Attounissia tire la sonnette d’alarme !

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Le journal « Al Oula Attounissia » a tenu une conférence de presse le samedi 10 septembre 2011 au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
La conférence a enregistré la présence d’un grand nombre de journalistes, communicateurs et professionnels du secteur.

A travers un« cri d’alarme » qu’il lance, le journal, jeune de quelques mois, s’adresse au peuple tunisien, au Premier ministre, aux ministères et institutions publiques, aux hommes d’affaires et chefs d’entreprises ainsi qu’aux médias et cyber activistes en dévoilant les détails des difficultés qu’il rencontre et qui peuvent entraîner sa disparition.
Selon le directeur du journal, Nabil Jridet, la situation que son hebdomadaire vit témoigne de l’existence, jusqu’à ce jour, des mécanismes et des pratiques adoptés du temps de Ben Ali.
Des pratiques qui ont fait obstacle à l’émergence d’une presse indépendante, à même de répondre aux attentes du peuple tunisien et son aspiration à la liberté d’expression et d’opinion et à une presse libre et plurielle.

Le directeur du journal a pointé du doigt un autre problème, celui de l’édition, de la distribution ainsi que la publicité publique et politique. Pour lui, les journaux non financés directement par des hommes d'affaires qui étaient proches auparavant de Ben Ali, ont beaucoup de mal à exister et ce, même en l’absence de l’Agence tunisienne de communication extérieure (Atce). Le système de la répartition de la publicité publique et privée est toujours impartial, selon M. Jridet. Z.D
12 commentaires
PUBLICITE DE L'ETAT POUR TOUS LES JOURNAUX
MOHAMED |11-09-2011 21:02
Il est urgent de revoir le dispatching des publicités et des annonces fournies par les Ministères et les entreprises publiques. Je me rappelle, que du temps de ZABA, tous les Ministères devaient confier la publicité de leurs appels d'offres et des consultations à l'ATCE qui les distribuait à son gré. Étant membre d'une commission des marchés, une fois, on a relevé qu'un appel d'offres international a été publié sur un journal de faits divers en langue arabe (récompense de l'ATCE) et lors de la réception des offres, aucun fournisseur n'a soumissionné à cet appel d'offres (perte de beaucoup d'argent et de temps sans aucun résultat). Le gâchis est encore là, on le voit chaque jour sur certains journaux qui continuent à bénéficier de cette manne publicitaire, même en l'absence de l'ATCE.
réunion a l'instance
Fayrouz Guezmir |11-09-2011 20:11
J'étais à la conférence. Ils n'y étaient pas pour pleurnicher. Bien au contraire ils on évoqué des sujets très sérieux à mon avis. Ils ont peut etre échoué mais ils affirment qu'ils vont se débattre pour la réforme du journalisme. On leur donne une chance pour la réunion de l'instance prévue pour cette semaine et puis on verra
RECTIF
blogueur indépendant |11-09-2011 20:08
N. Jridet depuis qu'il a lancé son journal, je me suis documenté par rapport à lui parceque l'experience avec les medias tunisiens m'a privé de la capacité de croire en l'indépendance d'aucun media. Ce jeune monsieur est un type diplomé de l'IPSI, majeur de promo en communication. Il a fait beaucoup de petits boulots (design, attaché de presse, chargé de relation publique et meme restauration) avant de créer al oula il était à l'ANME, il n'a pas démissioné c'est vrai mais il est en congé sans solde depuis, et vous pouvez le confirmer.En tous cas, c'est un type CLEAN a ce que j'ai pu avoir comme info.
@Sihem L
temoin oculaire, je dis bien oculaire |11-09-2011 19:42
je confirme que ce type travail encore à l'ANME alors que le journal est dans les kiosques.
je n'ai porté aucune attaque j'ai juste livré une information.
ce que vous ne savez pas sur N.JRIDET
sihem.L |11-09-2011 19:00
pour CJD vous avez raison mais ce que vous ne savez pas qu'il a présenté un dossier pour un congé pour création d'entreprise et il est actuellement en congé SANS SOLDE . cherchez l'info avant d'avancer qqs
ce que jridet a oublié de dire
cherche journaliste desesperement |11-09-2011 18:43
jridet est focntionnaire de l'etat, il travaille au sein de l'anme (agence nationale de la maitrise de l'energie) ce type doit soit demissionner et se consacrer à son journal, et là il aura du resultat, soit laisser tomber son journal et se concentrer sur son travail à l'anme pour lequel il percoit un salaire, une couverture social et bien d'autre chose.
Ben Ali "survit" dans "ses" médias
ulyss |11-09-2011 18:38
A l'évidence, les nouveaux journaux non financés directement par des hommes d'affaires, dont certains liés à l'ancien régime, ont du mal à survivre dans un environnement médiatique verrouillé par les médias d'hier, ceux-là même qui ont prospéré sous la dictature et en ont tiré de gros bénéfices. L'Agence tunisienne de communication extérieure (Atce) a officiellement disparu, mais le système de répartition de la publicité, publique et privée, qui était en vigueur sous Ben Ali, lui a survécu. Ce sont, en tout cas, les médias liés à l'ancien système qui continuent de bénéficier inexplicablement de la manne de la publicité publique, comme s'il n'y avait pas eu de révolution !
On comprend dès lors que les nouveaux médias aient aujourd'hui des difficultés à survivre : l'administration publique, elle-même dirigée par les cadres de l'ancien régime, contribue à cette situation qui fait penser à une stratégie de résistance contre-révolutionnaire visant à remettre en place le système Ben Ali, sans l'ex-président et son clan.
Mouldi. Journaux independants
Mouldi |11-09-2011 17:47
Il n'yen apas,ou,ils crèvent au bout d' un mois,les journaux qui marchent ont de gros actionnaires en plus apportent énormément de publicité Grace à leur copain du patronat,et,ils véhiculent ainsi ce qu' ils veulent...
Rami@TMT,QUAND JE VOIS LES ACTIONNAIRES DU MAGHREB ET LE CONTENU DU JOURNAL,IL EST EVIDENT QUE CE JOURNAL NE BOSSE PAS POUR L ARGENT MAIS POUR TRANSMETTRE LEUR POLITIQUE
Rami |11-09-2011 17:17
OMAR SHABOU SERVANT LES PLATS ,ET,SON PARTI ET SES COMPLICES JGHAM,MORJANE ETC...DANS LA FOULEE
DUR DUR DUR !
Farid |11-09-2011 14:53
Il ne suffit pas de créer un journal pour croire que ce journal va obligatoirement être acheté pour le public parce qu'il se déclare indépendant. Pourquoi voudriez vous qu'un homme d'affaire finance l'édition d'un journal qui ne sera pas lu ? Pourquoi voudriez vous que le contribuable (par l'intermédiaire de l'état) finance un journal qu'il ne lira pas. Je suis désolé mais c'est la dure loi de la concurrence. Faites vos preuves, attirez le lecteur par un vrai travail journalistique, c'est alors que vous verrez les annonceurs affluer. Et puis surtout priez Dieu que le tunisien se remette à lire, mais la c'est une autre paire de manches.
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