Tunisie - Syndicats de l'enseignement: le ministère continue à recourir à ceux qui avaient participé à «la dégradation» du système scolaire

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Les syndicats généraux de l'enseignement secondaire et de base et ceux des inspecteurs ont exprimé, vendredi 20 juillet 2012, lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'UGTT, leur mécontentement face à «l'absence de négociations sérieuses» avec le ministère de l'Education sur la réforme scolaire.

Le secrétaire général du syndicat de l'enseignement secondaire, Lassaâd Yacoubi, a critiqué «l'improvisation» adoptée par le ministère de l'Education dans le traitement de la question de la réforme du secteur et «l'absence d'implication» des syndicats dans la réflexion sur la révision des systèmes d'examens nationaux.
Il a affirmé que le ministère continue à recourir à «certains symboles de la corruption» qui avaient participé à «la dégradation» du système scolaire ajoutant que tous les syndicats de l'enseignement poursuivront «la lutte légitime pour réaliser les objectifs du secteur conformément aux idéaux de la révolution du 14 janvier».
La réforme du système scolaire, a-t-il averti, ne peut réussir qu'à travers des «négociations sérieuses» avec les syndicats de l'enseignement et l'implication de toutes les composantes de la société civile dans le cadre d'un Conseil supérieur indépendant pour l'éducation en charge de définir les grandes lignes de la politique de l'éducation et de consacrer un enseignement public, gratuit, démocratique et cohérent.

Les syndicats, a-t-il fait savoir, ont décidé de boycotter toutes formes de dialogue avec le ministère «en l'absence de politique éducative claire». Et d'ajouter, la réforme nécessite un dialogue démocratique pour l'élaboration d'un pacte national de l'éducation qui engage tous les partenaires à former une nouvelle génération capable de bâtir l'avenir de la Tunisie.
Par ailleurs, M. Yacoubi a réclamé la libération de l'enseignant accusé de complicité dans l'affaire de la fuite du sujet d'arabe au baccalauréat, afin de lui garantir un procès équitable. Il a souligné la nécessité pour le ministre et les personnes chargées des examens nationaux d'assumer leur responsabilité dans les irrégularités enregistrées aux cours de ces examens.

TAP
4 commentaires
ce ne sont que des provisoires!!!
bakik |21-07-2012 22:42
je ne comprends pas pourquoi ces provisoires veulent s'immiscer dans tout, eux qui ne comprennent rien de rien, pourquoi veulent ils changer le systeme educatif, ne sont ils pas la que pour une periode bien limitée, ne peuvent ils pas attendre d'etre réelus lors des prochaines elections pour qu'ils deviennent non provisoires et la ils feront tous les changements a leur gré, s i bien sur ils gagnent les prochaines echéances!!!
Taux de réussite
Dr. Jamel Tazarki |21-07-2012 16:28
Un taux de réussite de 49.74% au baccalauréat est un grand traumatisme pour les parents et les élèves. C'est presque une part importante d'une génération qui se retrouve défavorisée et dont l'avenir est remis en cause. L'inefficacité, l'inefficience et l'absence d'une vision globale et de long terme du Parti politique Ennahdha touche même l'enseignement. La responsabilité première de cette situation de détérioration de l'éducation nationale incombe incontestablement à ceux qui administrent la Tunisie, en l'occurrence les décideurs politiques de notre pays. Avec un tel échec et face aux tragédies que vont vivre des milliers d'élèves tunisiens et leurs familles dans leur vie intime, sociale et psychologique, il me paraît inimaginable que l'on n'ait pas déjà entamé à établir les responsabilités de chacun. Au cas où cela serait fait, il est essentiel que les responsables en cause doivent démissionner de leurs fonctions, avec à leur tête les ministres en charge du système éducatif tunisien.

D'autres explications sont à rechercher dans les inégalités reliées à la richesse, au genre, au lieu de résidence qui n'ont cessé de se creuser fortement entre les privilégiés et les autres depuis ces dernières décennies en Tunisie.

Il nous faut un taux de réussite supérieur à 85% au baccalauréat en Tunisie. Il faut redonner de l'espoir à ceux qui sont sans espoir. Le découragement, l'angoisse, et surtout, la perte de confiance en soi sont les conséquences. On se dit: "De toutes façons, je suis nul..." La blessure d'amour propre peut être si vive, que certains en viennent presque à perdre toute estime d'eux-même, et jusqu'au goût de vivre: "rater son bac après de très grands efforts. Quel soupir ! Le plus grave, c'est la grande déception des parents. Vouloir mourir que de vivre dans le désespoir"

Il faut laisser le maximum des tunisiens réussir au baccalauréat. Tous les bacheliers tunisiens ont pas mal de lacunes dans toutes les matières sans exception. Mais ils ont toujours su les combler. Moi, j'avais 19/20 en maths à l'université de Tunis. Mais quand je suis arrivé en Allemagne, j'avais l'impression que j'étais nul en comparaison à mes camardes allemands. Alors, j'ai bossé, j'ai rattrapé mes lacunes et j'ai réussi à ma thèse de doctorat avec la mention très bien. Au lycée de Rades, je n'avais qu'une seule idée: partir à l'étranger après le bac! J'aime et j'aimais mon pays mais je haïssais son système d'enseignement secondaire et supérieur. Il faut laisser réussir pratiquement tous les candidats au baccalauréat tunisien, car ils peuvent ainsi tenter leur chance (comme moi) à l'étranger...

Je propose, en contrepartie, d'introduire le numerus clausus (ou encore sélection par l'université) afin d'accéder aux études supérieures en Tunisie. Étant donné que nos moyens sont très limités, il faut permettre seulement aux meilleurs bacheliers tunisiens de poursuivre des études supérieures!

Jeunes Tunisiennes et Tunisiens victimes de ce système scolaire injuste aller voter au mois de
Mars 2013 contre le parti politique Ennahdha. C'est votre dernière chance....

Dr. Jamel Tazarki
Allemagne
www.go4tunisia.de
ILS VEULENT UN ENSEIGNEMENT ISLAMIQUE TOUT EST COMME CA MAINTENANT
alim |21-07-2012 08:04
Dommage pour notre enseignement, deja que B.ali l'a degradé avec un BAC NUL, et un faculté qui pietine car elle aussi reçois des instructions pour faire passer des etudiants sans niveau,apres on se dis pourquoi il y'a autant de chaumeurs. Je vous dis clairement ceux sont des personnes qui ne savent ,ni parler l'arbe ,ni le français correctement ,je ne vous parle pas des fautes d'orthographoe ,c'est une honte de ne pas AMELIORER LE SYSTEME SCOLAIRE, ce nouveau gnt va surment l'islamisé et cela sera la loi de la jungle du 14siecle :les pieds nu et la tete vide.Cela arrage les politique pour que le peuple reste sans instructioncomme ça ils pouront le manipuler ,lui mentir ,lelui faire avaler ce qu'ils veulent sous le non de l'ISLAM. Meskina TOUNES
DE LA PATIENCE
lechef |20-07-2012 19:08
Attendez un peu , patientez , il va quitter son poste avec à son actif et dans ses archives '' fuite du bac
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