Tunisie - Mustapha Kamel Nabli livre ses constats à Hamadi Jebali et Houcine Dimassi

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Comme nous l’avons annoncé hier, Mustapha Kamel Nabli avait une réunion ce matin avec Hamadi Jebali et Houcine Dimassi.
La rencontre a bien eu lieu et a duré près d’une heure et a essentiellement touché la dégradation de la note tunisienne par Standard &Poor’s. Le chef du gouvernement et le ministre des Finances se sont montrés attentifs aux propos du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie et les deux parties se sont entendues pour entreprendre une série d’actions à différents niveaux.
Un consensus a été trouvé pour une meilleure communication sur la Tunisie et l’approche à entreprendre avec les agences de notation et les bailleurs de fonds.

Durant la rencontre, Mustapha Kamel Nabli a fait noter que les experts de Standard &Poor’s sont rentrés déçus suite à leurs rencontres avec les représentants des différents ministères, vu le manque de visibilité et de maîtrise de plusieurs dossiers.
S&P a envoyé, comme l’exige la coutume, à la BCT le contenu de sa publication avant qu’elle ne soit rendue publique et la BCT a contesté ce contenu, a indiqué M. Nabli à MM. Jebali et Dimassi.
En guise de réponse, l’agence a indiqué qu’il s’agit là de son appréciation et qu’elle assume ses responsabilités, puisqu’il y va de sa crédibilité. Elle aurait même rappelé le rôle de la BCT qui s’arrête à lui fournir de nouvelles données, si elles existent.
Il faudrait cependant relativiser, car seule S&P a dégradé la note, puisque FitchRatings a maintenu sa notation il y a quelques semaines, alors que R&I et Moody’s ne se sont pas encore exprimées.

A la suite de cette rencontre, il a été convenu que la BCT et le gouvernement accélèrent les prises de décision et améliorent la communication afin de donner une meilleure image aux partenaires financiers.
Les assemblées générales de la BAD sont une excellente occasion pour que les membres du gouvernement nouent les contacts nécessaires avec ces partenaires et leur font part des décisions prises et de ce qu’ils envisagent d’entreprendre sur les court, moyen et long termes.

La question de nommer un autre gouverneur pour remplacer Mustapha Kamel Nabli n’a pas été abordée, mais tout indique qu’il serait maintenu à son poste.
M. Nabli doit s’envoler cet après-midi vers la Tanzanie où il recevra, mercredi, le Prix du meilleur gouverneur d’une banque centrale africaine. L’octroi de ce prix a été confirmé par le récipiendaire. On rappelle qu’il est attribué chaque année par le groupe de presse IC Publication (qui édite entre autres New African), un grand groupe que dirige le Tunisien Afif Ben Yedder et fondé il y a 55 ans.

N.B.
40 commentaires
@Fathi a raison: le rating est la responsabilité de tous
Radwen |30-05-2012 09:14
Début 1994, pour notre premier emprunt souverain en Yen, JBRI nous a accordé un rating de BBB+. Quelques mois plus tard, IBCA nous avait accordé un rating de BBB- expliquant que la note aurait été plus élevée si les analystes s'étaient concentrés uniquement sur les données économiques, mais que le rating était impacté par les incertitudes politiques. J'avais eu l'occasion de rencontrer l'un des banquiers de Nomura qui avait travaillé sur ces analyses et m'était offusqué que l'on nous accorde un rating similaire à celui de la Grèce dont les finances publiques étaient déjà dans un état déplorable. Il m'avait répondu que 1. soyons réalistes, pensez-vous que l'UE lâchera la Grèce en cas de crise? 2. l'attentat de Tamerza début 1995 avait été démenti par le gouvernement puis reconnu puis étouffé, et ce manque de transparence avait inquiété les analystes qui se demandaient s'il n'y avait pas plus d'incidents de ce type, reflétant une instabilité politique, que les autorités avaient réussi à dissimuler... Rating plus faible, donc taux d'intérêts plus élevés. Aujourd'hui, plutôt que de demander à MKN ou à la BCT de mentir sur la situation dans notre pays, prenons conscience que chaque dérive violente, chaque agitation extrêmiste, nous coûte de l'argent à nos hôpitaux, à nos écoles etc.
« Idhaat Kaalou » toujours ça fonctionne bien chez nous
Ridmir |29-05-2012 10:36
« Idhaat Kaalou » toujours ça fonctionne bien chez nous. Voilà le lien du site officiel Visiter : http://www.ic-events.net/awards/african_banker_awards_2012/index.php.
Cherchez bien les nominés et les lauréats et dites moi ce que vous avez trouvé ?
A titre d'infos les gagnants seront annoncés lors de l'événement de remise des prix le 30 mai Mr James Benoit, directeur général de AfrAsia Bank, nominé pour l'édition 2012 des Trophées African Banker. Il a été sélectionné pour la catégorie "African Banker of the Year".

R.F :alias Ridmir. Originaire de la ville de Monastir
« Mes pensées sont libres. Je suis en paix avec mes pensées
@Fathi , Expert?
m.salhi |29-05-2012 10:14
Vous étés apparemment un expert. Dans ce cas, un lecteur s'attend à votre opinion concrète sur la notation de S&P pour la Tunisie et non pas une « déclaration » générale sur les notations de S&P. Un fait très dangereux que vous voulez nous faire croire: Il faudra des mois pour effectuer une analyse/notation. Non Non Monsieur surtout si un pays est sous une observation continu. Les événements économiques et financiers sont désormais si rapide qu'elles ne permettent plus une telle lenteur ou devrions-nous croire que S&P a raté cela. Un point de plus, une analyse/notation doit être basée sur des données économiques et financières actuelles ou ils ne valent rien (le monde des finances), vous ne pouvez pas noter les USA basée sur des données de 1929. Le malheur que même le gouvernement et notre « experts » parle votre langage.
Pour votre mémoire :

14.01.2011 : chute de Ben Ali
18.01.2011 (4 jours après) L'agence de notation financière Standard and Poor's a annoncé mardi qu'elle envisageait d'abaisser la note de la Tunisie, en raison de
17.03. 2011 (TAP) - Standard and Poor's (S&P) Ratings Services, on Wednesday, lowered Tunisia's long-term foreign currency credit rating to BBB-, and assigned a stable outlook.
29.07.2011 : L'agence de notation Standard and Poor's a annoncé qu'elle abaissait à « négative », contre « stable » jusqu'à présent, la perspective de la dette de la Tunisie.
10 mois après : BB (le Maroc avait BB+ en 2010 3lech el feza3a ???)
le lien ??@fethi
salah tataouine |29-05-2012 09:55
ça renvoi sur BN ,, ? s agit il de la note de votre societé (curieux ce tata
@fethi merci pour l eclairage
salah tataouine |29-05-2012 09:49
Mais la question qui a eté posé que ca soit par @tounsi ou moi meme :c est l information avant la publication de la note ,à qui elle est adressé en premier !! On a eté etonné par ce qui a eté dit dans l article qui laisse supposer que que La BCT etait au coyrant avant le gouvernement .. Mais moi j ai toujours pensé comme vous l avez si bien ecrit ... a part ,une reflexion de ma part ;prenons le cas de la France malgré la perte de son triple A ;elle emprunte sur le marché avec un taux moindre (je crois que les states aussi apres la perte de la note ... Vous allez me dire que la france ou les usa ce n est pas la tunisie ..... Et pour finir bien bravo pour vos performances !!
"In the blind kingdom the one eyed man is king."
Kiki |29-05-2012 09:32
"Au pays des aveugles le borgne et roi" . Pour moi l'Afique n'est pas LA réference en matière de gestion monétaire. Ni même Fitch en matière de notation surtout souveraine. La politique monétaire menée par MKN a abouti à une inflation pré-galopante et à un dinar qui déprécié va allordir encore plus le poids de notre dette. Par ailleurs, rien de concret en ce qui concerne la fuite des capitaux et rien de palpable en ce qui concerne les dettes odieuses. Quand à S&P ils ont tout a fait raison de dégrader un pays où l'etat n'existe plus et/ou ne dit rien quand le pays et mis à feu et à sang par des bandits. Certes MKN n'est pas le seul responsable mais, ayant revendiqué l'indépendance de la BCT, il se doit d'en assumer une large part de responsabilité de ce qui se passe et de ce qu'il n'a pu réaliser en termes de réformes du système financier tunisien. Ceci dit, arrêtons de le considérer comme le seul "superman" de la finance, ce quand bien même génie il serait, c'est une insulte intolérable à l'encontre de notre peuple que de faire croire que sans lui il n' y a plus personne! C'est une philisophie d'un autre temps cette façon de créer des icônes irremplaçable. C' est contraire à la démocratie et aux fondements de la république. Dans la compétition, les champions se sucèdent mais ne se ressemblent pas. Choisissez plutôt des monétaristes qui ont une vraie carrière bancaire derrière eux et pas seulement universitaire. J'ai déjà dit dans cet espace que gérer n'a rien à voir avec philosopher. Accumuler des dipômes n'est plus un mérite lorsqu'on accumule des erreurs dans la pratique. cela s'appelle de la science sans conscience. Pour moi non seulement il est temps qu'il aille voir ailleurs puisqu'il a la cote en Tanzanie en compagnie du Ben Yedder. En revanche il est grand temps de mettre la focale sur la BCT qui jusqu'ici n'a fait que de la merde à en cond=sidérer son historique: Que de la dépreciation monétaire et de l'autoritarime monétaire qui n'encouragent en rien la propension à épargner!
Ce qu'il faut savoir sur les méthodes de travail des agences de notation souveraine
Fathi |29-05-2012 08:52
Beaucoup d'encre a coulé depuis la dégradation de la note souveraine de la Tunisie par S&P. Les articles et les commentaires publiés aussi bien sur BN que dans d'autres sites contiennent des informations correctes et d'autres plus ou moins fantaisistes. Je vous vous parle de en connaissance de cause puisque je travaille dans une organisation financière internationale (hors de Tunisie) et qui est notée par S&P. Je suis moi-même en charge des relations avec S&P avec une autre collègue. Pour voir notre notation récemment publiée suivez ce lien : (http://www.iaigc.net/UserFiles/file/SnP_rating_2012.pdf)
Quoique l'on dise des agences de notation et des dossiers sur lesquels elles se sont plantées notamment lors de la crise des subprimes, leur notation (le terme arabe « tar9im » utilisée en Tunisie est erronée puisqu'on parle de « Tasnif » et non de« tar9im ») est nécessaire si on veut s'adresser aux marches mondiaux des capitaux pour emprunter, et la Tunisie en a grandement besoin. La nouvelle notation de la Tunisie l'a placée dans le « speculative grade » alors qu'elle a été dans « l'investment grade ». Plus la note est mauvaise plus les taux d'intérêts sur les emprunts ont élevés et plus le service de la datte sera important et plus le contribuable sera sollicité. Contrairement à ce que pense le commentateur «Tounsi» sur BN, la délégation de S&P ne visite pas seulement le Gouverneur de la BCT et rédige son rapport en fonction de ce que ce dernier lui raconte. La méthodologie qu'elle applique avec les pays, les banques et institutions financières est la même : avant la première visite, elle demande de grandes quantités de données et de statistiques bien précises à la BCT et à tous les départements ministériels (finances, économie, budget, emploi, affaires sociales et même intérieur car le volet sécuritaire est aussi pris en considération). Elle en fait l'étude et peut demander ultérieurement des informations complémentaires. Ce processus qui peut durer plusieurs mois est suivi d'une première visite à tous les départements ministériels concernés et à la BCT avec des interviews très poussées dans une volonté de recouper les informations reçues et de tester le degré de maitrise des dossiers par les ministres et les commis de l'Etat. Cette première visite intervient généralement avant la fin de l'année (octobre-novembre). Vers le mois de mars l'agence de notation demande que l'on lui fournisse les chiffres définitifs arrêtés au 31 Décembre et elle commence alors son travail d'analyse approfondie. Un comité représentant plusieurs spécialistes se réunit et écoute l'analyse des cadres S&P ayant effectué la visite et rédigé le rapport et une note est alors fixée. Un premier projet de rapport succinct comportant la nouvelle notation est envoyé au Gouvernement (et pas seulement à la BCT comme beaucoup de commentateurs l'ont écrit). Certaines données peuvent être rectifiées sur demande du Gouvernement, mais l'Agence de Notation a le droit de garder la notation qu'elle a fixée même si le gouvernement la conteste. Cependant, cette notation peut ne pas être publiée si le pays ou l'entreprise notée en fait la demande à l'Agence de Notation. Seulement, ne pas publier la notation aura un effet encore plus néfaste pour le pays que la publication d'une note moins bonne que celle de l'année précédente et plus personne ne voudra nous emprunter de l'argent. Avec notre déficit budgétaire d'environ 7%, l'emprunt extérieur n'est plus un luxe, mais une nécessité.
L'entreprise pour laquelle je travaille a commencé à être notée sur sa demande depuis 2008, et notre bonne note « AA Stable Outlook » nous a donné une grande notoriété internationale qui nous a permis de développer nos affaires de manière très substantielle. Pour les pays, y compris la Tunisie, la notation est un mal nécessaire. Qu'elle soit bonne ou moins bonne elle n'est imputable ni à un ministère ni à un notre, ni encore à la seule BCT. ELLE EST DE LA RESPONSABILITE DE TOUS.
Une balance..
Ben M'rad |29-05-2012 08:21
Ce MKE est une balance de plus installée par l'empire. Il est la cause principale aujourd'hui du marasme économique, sociale et politique dans lequel se débat notre pays. il doit dégager et surtout répondre de ses méfaits avec ses complices à l'intérieur de la "Gang" centrale et à l'extérieur de celle ci.!!
Propagande et jeu bas de Nabli et BCE avec en plus ce Ben yedder!!
Samahni |28-05-2012 23:47
Moi je ne crois qu'aux vérités et constats suivants:
1- Nabli fait partie de l'équipe BCE et est en plus proche ou gendre de KLtaief en plus
2- le prix du meilleur gouverneur BC africain, quelle valeur surtout que c'est cyclique!! pratiquement pour dire que pour une année on est enfin meilleur que le maroc et l'afrique du sud..et alors!! le reste de la liste africaine vous la connaissez...!!!
3- Les prix discernés ont été pratiquement toujours honorifiques et ne sont pas soumis à des critères rigoureux surtout qu'on parle à l'échelle africaine avec en plus 'un Tunisien ( Homme d'affaires Amayel) en tête!!
4-Nabli sait pertinemment qu'on cherche la première occasion pour le remplacer. il n'aurait pas pardonné qu'on était sur le point de le dégager avec son adjoint Saada!!
5- Une agence qui se respecte n'exprime jamais sa déception comme ça bonnement sur le manque de visibilité et la maitrise des dossiers...à qui..au gouverneur de la BCE qui est en fait juste habilité à vérifier la véracité de certains chiffres...
Cette manière de dire est la forme bateau des Nabbara... donc jibou Khirhaa...

Enfin, le sort du pays est livré à des jeux partisans...des reglements de compte..mais ce qui est sur c'est que l'assainissement est le choix stratégique...ou le gouvernement fonce ou il s'enfonce...!! sans sortir..les jeux bas de BCE et co..à Qatar et ailleurs sont à déjouer..!!il faut l'inviter officiellement à l'ANC pour rendre des comptes..quel jeu il fait!! sinon le malheur ne s'arretera jamais.
Intox
Indiana |28-05-2012 22:33
Mustapha Kamel Nabli n'a reçu aucun prix. Voici la liste des nominés pour le African Banker Awards pour l'année 2012. La cérémonie se tiendra en Tanzanie le 30 mai 2012 et le nom de Kamel Nabli n'y figure pas. Arrêtez avec vos conneries.
http://www.smh.com.au/opinion/tall-stories-20110718-1hll3.html
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