Tunisie - La grève du 6 août à Sfax vue par le ministère du Transport

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Le ministère du Transport a estimé, lundi 6 août 2012, que la grève des transports à Sfax «est illégale et sera une journée impayée pour les grévistes».

«Le ministère adoptera toutes les mesures administratives et légales nécessaires face aux dépassements enregistrés au cours de cette grève» a affirmé le ministère dans un communiqué suite à ce débrayage décidé par l'UGTT pour protester contre l'arrestation de quatre syndicalistes suite au sit-in la semaine dernière de l'hôpital Hédi Chaker.
Selon le ministère du Transport le taux de participation à la grève «a été presque nul» pour certaines activités citant la Société tunisienne et d'acconage et de manutention, l'Office de la marine marchande et des ports et l'Office de l'aviation civile et des aéroports.
Pour la société de transport de Kerkennah la grève a été suivie par 2% avec un impact de 37,5% sur les activités.
Les dessertes assurées par la Société de transport régional ont été bloquées, selon le ministère. Le taux de participation à la grève a été de 50% à la direction technique et 60% à la direction d'exploitation. La grève n'a pas été observée par le personnel de la direction générale.
Le taux de participation à la grève a été de 10% aux ateliers de la SNCFT. La grève a été observée par 100% des conducteurs et par l'ensemble du personnel de la station de Sfax d'où l'impossibilité de passage des trains par la station de Sfax.

Pour remédier à cette situation, le ministère a mobilisé en coordination avec la Société national interrégionale, la Société régionale du transport de Gabès et la Société régional de transport du Sahel, des autobus pour le transport des voyageurs au départ d'El Jem vers Sfax et Gabès et à partir de Gabès vers Sfax et El Jem. Le transport des voyageurs entre Tunis et El Jem s'est effectué par train.

TAP
5 commentaires
AGRESSION SANS CONDAMNATION PAR SNJT ET LDTH
3ABROUD |08-08-2012 09:59
Pendants les manifestations de Sfax, le journaliste Mongi Akacha de Radio Sfax a été agressé par des barbouzes de l'UGTT, près de la Gare. Ses appareils ont été saccagés. Ce qui est curies, c'est le silence absolu du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et de la ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH). Pourtant, ces deux ONG guettent les évènements et interviennent, rapidement, quand il s'agit d'une agression lors d'une manifestation. Cette attitude du SNJT et de la LTDH peut s'expliquer par deux raisons :
- ou bien ces deux ONG ne défendent que les gens agressés à Tunis ;
- ou bien elles sélectionnent les gens à défendre ; c'est-à-dire qu'il existe pour elles une liste de gens indéfendables où figurent le nom Akacha.
Tels syndicalistes !
wahbi |08-08-2012 01:29
La centrale syndicale devient l'ennemi principal du pays;en fait ces grèves sauvages ne cessent de se répéter;ceci pour des raisons certes qui n'ont rien à voir avec les intérèts des employés.La masse ouvrière ne doit en aucun cas servir des intérèts tres douteux...
Le banditisme de l'UGTT ne passe pas
The Mirror |07-08-2012 16:59
L'UGTT brule le pays, l'UGTT détruit l'économie du pays, l'UGTT ferme les entreprises, l'UGTT chasse les touristes, l'UGTT défie l'Etat tunisien. Par ses actes barbares, l'UGTT devient l'ennemi du peuple.
L'Etat tunisien doit prendre l'UGTT pour ennemi du peuple et agir en conséquence.
Mettre le gouvernement à genoux
Banga |07-08-2012 14:50
Et envoyer Jbéli aux dans un livre d'hisroire comteporaine avec bien sur la mention "L'homme Faible, L'irrésponsable, l'Ignorant"
L'UGTT, peut mettre ce gouvernement à genoux....
je dis la vérité |07-08-2012 13:17
Aucun gouvernement, depuis l'indépendance du pays, n'a aimé les syndicalistes.

Le syndicat, dans tous les pays du monde, est par définition, un mouvement qui défend les salariés. Dès, la fin du XIX ème siècle, en Europe, les mouvements syndicaux affrontaient la bourgeoisie industrielle.

Rappelez-vous, pour ceux qui ne lisent pas l'histoire, qu'un ouvrier au début du XX ème siècle, travaillait 12 heures par jour et parfois dans des conditions insalubres et dangereuses.
C'est grâce à la contestation ouvrière et à la lutte syndicale, sans répit, avec son lot d'emprisonnement que l'ouvrier en Europe est maintenant respecté.

Le mouvement syndical tunisien, né au début, d'un nationalisme, largement partagé, par l'opinion publique, est la fierté de la classe ouvrière de ce pays et le restera....

En 1978, lors de l'affrontement de l'UGTT, avec le gouvernement de l'époque, le mouvement des frères musulmans, MTI, appréciait sans vergogne, l'emprisonnement des syndicalistes. Vérifiez cette information...

MTI ou Ennahda, c'est le même mouvement, l'un, ayant enfanté l'autre. Ce sont des religieux, des conservateurs, des wahhabistes...
Pour eux contester, c'est affronter la volonté divine. Ce qui est évidement archi-faux.

*"Mektoub" que, tu resteras pauvre.

* "Mektoub" que, enfant, tu marcheras pieds
nus dans les campagnes.

*"Mektoub" que, tu ne trouveras pas un emploi.

*"Mektoub" que, tu mourras de maladie grave, faute de soins. Que tu mourras de choléra, buvant de l'eau polluée.

Les dirigeants d'Ennahda nous poussent vers le fatalisme, tout en mettant la main dans les caisses de l'Etat.
Cela me rappelle étrangement, Tartuffe de Molière, quand ce sinistre personnage jouait de mauvais tours a celui qui l'approche..

Comment voulez-vous, qu'Ennahda, n'essaie pas d'annihiler la volonté de ceux qui lui non?

L'UGTT, s'est dressée contre Bourguiba et B.Ali, elle le fera contre ces faux dévots....

L'UGTT est le seul rempart contre les dépassements des nahdaouis.
La société civile est lassée et il viendra le jour où elle baissera les bras.
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