Tunisie - Hamadi Jebali : Crier « dégage » c’est vouloir semer le chaos

Businessnews.com.tn | publié le 29/11/2012 18:54

Lors de la conférence de presse tenue aujourd’hui 29 novembre à la Kasbah, Hamadi Jebali, chef du gouvernement, a déclaré que : « le peuple pourra nous dire « dégage » lors des élections et ce ne sont sûrement pas des partis ou des mouvements qui ont le droit de le faire. Seules les urnes sont éligibles à ce titre ».

Selon M. Jebali, le mot « dégage » est synonyme de chaos et il n’est plus permis de l’utiliser à tout va afin de justifier une contestation contre une quelconque nomination à un poste officiel, quel qu’il soit. Ce gouvernement est, selon son chef, légitime, élu par le peuple et devrait, donc, être libre de mettre en œuvre les politiques qu’il juge adéquates et efficaces.

 

Hamadi Jebali précise, en outre, qu’il défend, par sa position, la symbolique de la révolution ainsi que ses objectifs et non le gouverneur de Siliana ou quelque autre personne indépendamment de son appartenance politique.

A rappeler à ce propos que le chef du gouvernement a, dans une déclaration donnée hier à la presse, souligné que le gouverneur de Siliana ne sera pas limogé et qu’il démissionnerait avant lui s’il le fallait. Or, lors de la conférence de presse d’aujourd’hui, il s’est rétracté en déclarant qu’il n’est pas contre le fait de démettre ce même gouverneur de ses fonctions s’il s’avère qu’il n’a pas respecté les engagements tracés dans le programme de développement de la région.

 

Par ailleurs, M. Jebali n’a eu de cesse d’évoquer des parties et des personnes qui seraient derrière les mouvements de protestation à Siliana, sans pour autant, et malgré l’insistance des journalistes à travers leurs questions, oser nommer ces parties.

D’après les dires du chef du gouvernement, la violence perpétrée à l’encontre des habitants de Siliana et ayant débouché sur un nombre important de blessés, notamment à la chevrotine (on parle de plus de 200 cas), est bel et bien justifiée. En ce sens, que ce sont les manifestants qui en ont donné le signal de départ en recourant à la violence, dans toutes ses formes, lors de leurs marches et mouvements de protestations.

 

M. Jebali persiste et signe, par ailleurs, affirmant que son gouvernement n’accepte pas d’agir sous la pression et la contrainte, sans que les revendications des habitants, qu’ils soient de Siliana ou d’autres régions, ne soient fondées. « Nous n’acceptons pas les menaces, ni la pression », déclare en substance, M. Jebali.

Si la majorité écrasante de la société civile et de l’opinion publique estime que le recours à la violence par les forces de l’ordre et, qui plus est au travers de la chevrotine, demeure un acte grave et inadmissible, le chef du gouvernement, quant à lui, juge que ce recours, établi à juste titre, rentre dans le cadre de la légitime défense et que cela est bien garanti par la Constitution (sic).    

 

Tunisie - Hamadi Jebali : Crier « dégage » c’est vouloir semer le chaos

publié le 29/11/2012 18:54

Lors de la conférence de presse tenue aujourd’hui 29 novembre à la Kasbah, Hamadi Jebali, chef du gouvernement, a déclaré que : « le peuple pourra nous dire « dégage » lors des élections et ce ne sont sûrement pas des partis ou des mouvements qui ont le droit de le faire. Seules les urnes sont éligibles à ce titre ».

Selon M. Jebali, le mot « dégage » est synonyme de chaos et il n’est plus permis de l’utiliser à tout va afin de justifier une contestation contre une quelconque nomination à un poste officiel, quel qu’il soit. Ce gouvernement est, selon son chef, légitime, élu par le peuple et devrait, donc, être libre de mettre en œuvre les politiques qu’il juge adéquates et efficaces.

 

Hamadi Jebali précise, en outre, qu’il défend, par sa position, la symbolique de la révolution ainsi que ses objectifs et non le gouverneur de Siliana ou quelque autre personne indépendamment de son appartenance politique.

A rappeler à ce propos que le chef du gouvernement a, dans une déclaration donnée hier à la presse, souligné que le gouverneur de Siliana ne sera pas limogé et qu’il démissionnerait avant lui s’il le fallait. Or, lors de la conférence de presse d’aujourd’hui, il s’est rétracté en déclarant qu’il n’est pas contre le fait de démettre ce même gouverneur de ses fonctions s’il s’avère qu’il n’a pas respecté les engagements tracés dans le programme de développement de la région.

 

Par ailleurs, M. Jebali n’a eu de cesse d’évoquer des parties et des personnes qui seraient derrière les mouvements de protestation à Siliana, sans pour autant, et malgré l’insistance des journalistes à travers leurs questions, oser nommer ces parties.

D’après les dires du chef du gouvernement, la violence perpétrée à l’encontre des habitants de Siliana et ayant débouché sur un nombre important de blessés, notamment à la chevrotine (on parle de plus de 200 cas), est bel et bien justifiée. En ce sens, que ce sont les manifestants qui en ont donné le signal de départ en recourant à la violence, dans toutes ses formes, lors de leurs marches et mouvements de protestations.

 

M. Jebali persiste et signe, par ailleurs, affirmant que son gouvernement n’accepte pas d’agir sous la pression et la contrainte, sans que les revendications des habitants, qu’ils soient de Siliana ou d’autres régions, ne soient fondées. « Nous n’acceptons pas les menaces, ni la pression », déclare en substance, M. Jebali.

Si la majorité écrasante de la société civile et de l’opinion publique estime que le recours à la violence par les forces de l’ordre et, qui plus est au travers de la chevrotine, demeure un acte grave et inadmissible, le chef du gouvernement, quant à lui, juge que ce recours, établi à juste titre, rentre dans le cadre de la légitime défense et que cela est bien garanti par la Constitution (sic).    

 

Na. B
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