Tunisie – La descente aux enfers du gouvernement Jebali

Envoyer cette page

Ils ont les compétences, ils ont l’Islam, ils ont les programmes et ils ont les solutions ! « Celui qui a peur de Dieu ne peut que réussir », « l’Islam est la solution, il vont appliquer ses préceptes », « Ils vont éradiquer la corruption et les mauvaises mœurs du pays », des centaines de milliers d’emplois, aides aux plus démunis, finance islamique, éducation islamique, ouverture, AKP, Qatar, argent, morale, travail, famille, patrie, identité, Islam, moutons, mariages, circoncisions… le parti aujourd’hui au pouvoir, à en croire sa campagne électorale, était livré toutes options pour une Tunisie digne, arabe, musulmane et prospère.

Les résultats des élections du 23 octobre révélés, la stratégie électorale a visiblement fonctionné et le mouvement Ennahdha, en pole position, se donne la légitimité de gouverner. Un semblant de gouvernement d’intérêt national où le gendre ou le petit préféré, le plus fidèle ou le plus victimisé, aura une place de choix dans la distribution des portefeuilles ministériels. Scandales sexuels, erreurs stratégiques, dissensions au sein de l’alliance ou encore une situation sociale et économique alarmante, la période de grâce dont bénéficiaient Ennahdha et ses alliés se transforme en une chute vertigineuse vers les abîmes de l’impuissance et de l’inaction. Le choix de s’emparer du pouvoir à un moment aussi délicat aura-t-il été judicieux ? La descente aux enfers de ministres passablement affaiblis leur permettra-t-il de gouverner au mieux un pays au bord de la banqueroute ? Une situation périlleuse qui risque d’aggraver les problèmes du pays si les priorités, les stratégies, voire les ministres, ne sont pas révisés…

Deux ministres de l’actuel gouvernement et membres du mouvement Ennahdha sont, en effet, en proie à une couverture médiatique quotidienne, non pas pour leurs actions au sein de leurs ministères respectifs, mais pour des faits qui relèvent de leur vie privée. La politique, comme dans de nombreux pays démocratiques, c’est aussi une histoire de règlements de comptes, de coups bas et d’étalage, sur la place publique, de la vie personnelle de ces personnes qui ont choisi d’exercer le pouvoir, et une personnalité publique, quelle qu’elle soit, ne peut qu’en assumer les conséquences. Le premier scandale aura été celui de Noureddine Bhiri, actuel ministre de la Justice.
A l’occasion du premier anniversaire de la Révolution, le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, s’est octroyé le pouvoir de gracier plusieurs milliers de détenus. Mais voilà que parmi eux, plusieurs auraient été emprisonnés pour des crimes sexuels, dont le frère de M. Bhiri, accusé d’actes de pédophilie. La mère de la victime a, d’ores et déjà, fait part de son indignation quant à cette libération, de même que les habitants du village dont elle est issue.

Le deuxième scandale et celui qui aura fait couler le plus d’encre, malgré le fait qu’il n’ait été dévoilé et diffusé en masse que très récemment, personne, y compris la presse étrangère, ne sera passé à côté. Il s’agit évidemment de la vidéo scabreuse impliquant Ali Laârayedh, avec un autre détenu, dans l’intimité de sa cellule de prison, au début des années 90. La classe politique et la société civile ont, naturellement, apporté leur soutien au ministre de l’Intérieur, s’indignant de ces méthodes de l’ancien régime et affirmant la non-authenticité de la vidéo. D’autres, dont des proches du parti islamiste, ne nient pas la véracité de la vidéo mais affirment qu’Ali Laârayedh aurait été drogué, et d’autres enfin, plus virulents et moins magnanimes, assurent que la vidéo est authentique et que M. Laârayedh n’était pas drogué mais qu’il a tout simplement été piégé. Pour lever le doute, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une expertise de la vidéo et faire cesser les bruits de couloir. Pour ce qui est de la bonne gouvernance, la question n’est pas là. Authentique ou montée de toutes pièces, la diffusion, cette fois à grande échelle, de la vidéo, n’aura pas manqué d’affaiblir le ministre de l’Intérieur qui avait pour tâche de « nettoyer » son ministère des résidus de l’ancien régime.

Noureddine Bhiri comme Ali Laârayedh se trouvent de fait (que les affaires dont ils font l’objet soient fondées ou non) dans une situation périlleuse à même de ralentir l’avancée des réformes qu’ils ont annoncées au sein de leurs ministères respectifs, mais aussi celle du gouvernement dans son ensemble.
Ces affaires ne sont pas sans nous rappeler celles de Khayam Turki, quelques jours avant l’annonce officielle de la composition du gouvernement Jebali. Ce dernier, accusé sans qu’aucune plainte n’ait été déposée, de malversations et de corruption, par les avocats d’un grand groupe émirati, avait préféré retirer sa candidature au poste de ministre des Finances, pour des accusations qu’il dit infondées, d’une part pour ne pas entacher la probité du nouveau gouvernement, et d’autre part en raison des pressions qu’il aurait reçues de la part du parti vainqueur des élections, entre autres. Si des accusations non officialisées, sans preuves et qui ne lui ont pas été transmises directement, peuvent remettre en cause la nomination d’un ministre, la question du maintien des deux ministres précités se pose donc, sans équivoque, afin de ne pas entraver le travail du gouvernement par des questions subsidiaires et sans rapport avec les fonctions qui leur sont attribuées.

En outre, l’affaiblissement du gouvernement ne se limite pas aux vicissitudes de la vie de ses membres. Sur le plan politique en effet, le gouvernement Jebali se base sur l’alliance tripartite, appelée Troïka, et là encore la cohabitation n’est pas de tout repos. La nomination des rédacteurs en chef dans les médias publics, décidée unilatéralement par le chef du gouvernement, avait provoqué la colère des deux autres alliés que sont Ettakatol et le CPR. Ennahdha fait marche arrière et concède, à demi-mots, une erreur stratégique.

Du côté de la Constituante également, l’entente est loin d’être cordiale et le parti islamiste peine à faire confiance à ses alliés. Une campagne de dénigrement avait été menée par les élus d’Ennahdha, dans les coulisses, pour éviter à tout prix que Mustapha Ben Jaâfar ne préside la commission en charge de la rédaction de la Constitution. Leurs desseins révélés et diminués par les attaques dont ils ont fait l’objet, les islamistes reculent et donnent satisfaction à Ettakatol et à l’opposition. Ainsi, une fois n’est pas coutume, ce sont les élus d’Ennahdha qui ont quitté l’hémicycle de l’Assemblée, hier 19 janvier 2012, se sentant lésés par rapport aux groupes minoritaires. Par ailleurs, au sein du gouvernement, les islamistes font encore marche arrière, à la faveur du CPR. Mohamed Abbou avait en effet menacé de démissionner, si Ennahdha s’obstinait à limiter ses attributions concernant les réformes administratives. Après d’âpres négociations, il finit par avoir gain de cause et regagne son ministère. Alors qu’il se voulait au départ hégémonique, le parti d’Ennahdha cède progressivement du terrain et perd en assurance.

Enfin, nous ne pouvons évoquer les fautes commises à la tête de l’Etat sans rappeler les multiples incidents diplomatiques occasionnés par nos dirigeants et participant à la détérioration des relations avec nos principaux partenaires étrangers. A ce titre, Rafik Abdessalem a été parachuté chef de la diplomatie tunisienne, vantant ses compétences et son expérience inégalables. Mais à quoi sert le gendre de Ghannouchi s’il se fait phagocyter tour à tour par son beau-père et Moncef Marzouki ?
D’autant plus que le fait qu’il ne sache pas parler français, si cela peut paraître anecdotique, est un handicap certain si l’on sait que la France est notre premier partenaire économique. Sans compter le fait qu’Alain Juppé ait été accueilli au même moment (et avec bien moins d’égards) que Ismail Haniya, leader du Hamas, ainsi que les messages inamicaux de Moncef Marzouki à l’endroit de ses amis Français… Ces erreurs d’appréciations ne seront certainement pas passées inaperçues et les dirigeants français bouderont le premier anniversaire de la révolution, laissant le champ libre à une belle brochette de dictateurs arabes. Ces mêmes dirigeants arabes promettent à la Tunisie monts et merveilles mais n’apporteront, dans leur hotte, que des prêts à des taux d’intérêts relativement élevés, remboursables sur quelques années, en plus de commentaires sarcastiques de l’Emir du Qatar, en personne, sur le manque de tenue de notre président provisoire.

Affaiblis, amoindris, diminués, nos dirigeants provisoires se font plus discrets pour certains, à l’image de Hamadi Jebali qui avait plus urgent à faire aujourd’hui que de respecter ses engagements et rendre compte aux élus du peuple de la situation de blocage dans laquelle se trouve le pays. D’autres, comme Noureddine Bhiri, haussent le ton, comme ultime recours et aveu de faiblesse, accusant l’opposition de tous les maux, menaçant sit-inneurs et internautes, pour des dérives dont le contrôle échappe à un gouvernement qui s’annonce aujourd’hui, plus que jamais, provisoire…

Monia Ben Hamadi
159 commentaires
@BILEL
DIDON |25-01-2012 18:00
Bien au contraire cet article a le mérite d'une grande clarté et de réalisme. Quand on gouverne un pays on se doit de donner des résultatsm^me s'il sont insignifiants, de rassurer tout un peuple deséspéré et découragé or ce gouvernement ne donne absolument aucun résultat et pire il inquiète n'apportant que scandales, désillusions, incompétences et piètreries! aucun apaisement aucune sécurité ils ne rassurent pas bien au contraire ils inquiètent le peuple!
Le gourvernement de BCE dans les conditions catastrophiques des lendemains de la révolution a fait des miracle oui des miracles et je pèse mes mots! Rien que voir BCE sur nos écrans de télés nous rassurait et nous re donnaient espoir! il faut savoir tirer sa révérence quand il le faut il s'agit de l'avenir de tout un peuple. ce gouvernement coninue à s'agripper alors qu'il n'est plus crédible et surtout plus dangereux il décrédibilise notre pays au yeux du monde et de nos partenaires!!!
Un peu d'objectivité bon Dieu!!!
Bilel |24-01-2012 09:51
Un article à charge et sans aucune objectivité!! Comment pouvez vous juger de l'action d'un gouvernement au bout de 4semaines? etant ingénieur, quand je prends un nouveau poste, il me faut au moins 3 mois pour prendre mes marques, comprendre le fonctionnement du poste, de l'entreprise et le role de chacun dans celle ci... que dire d'un ministere?? d'un gouvernement entier avec des pieges à tous les coins de rue et une presse malhonnete et completement à Charge.
Simple exemple lorsque vous parlez des concessions faite par ennahdha vous parlez de manque d'assurance, sans ces concessions vous auriez parlé de parti hégémonique, inflexible ne respectant pas ses partenaires!! donc quoi que ce parti ou gouvernement fasse il y aura, avec une bonne dose de mauvaise foi, toujours à y redire.
nahda
eva |24-01-2012 00:37
s'il vous plait laissez le prti ennahda travailler. face a ces mauvaises conditions on va avoir des difficulté dans tout les domaines. je vous conseillez d'attendre 1 ans et aprés vous etes libre de faire tout ce que vous voulez: accepter ou refuser...
Notre Tunisie à Tous
Tounisia |23-01-2012 18:03
Nahda ou autres doivent oeuvrer pour l'avenir du pays et dans un pays démocratique les lois sont valables pour tous, pour un citoyen ou pour un ministre nous avons besoin de gens compétants au gouvernement, nous avons beaucoup de cerveaux Tunisiens mais encore faut il les reconnaitre et les placer si non nous courons au bas-fond
Bravo pour l'article vous avez bien décrit les évenements sans pour autant les juger c'est le lecteur qui juge
@shift,in lam tasta7i faf3al ma ché2t!!!
roufa |23-01-2012 14:33
le commentaire de shift est haineux et je suis déçu par les modérateurs!!c grave d'accuser nos dirigeants de pédophiles et d'homos!!!alors qu'ils sont achref minou,c sur!!!c facile de se cacher derriere un pseudo et d'insulter les gens en évoquant a3radhhom!!!c à dégueuler
Prendre son voeux pour une réalité
observator |23-01-2012 14:12
Ceux qui parlent d'incompetence et d'echec jugent un gouvernement qui n'a pas enore gouverné (ou au début).
Isl l'avaient fait meme quand celui de BCE qui etait en place. A tous ceux qui souhaitent l'echec de ce gouvernement, je leurs pose cette question :
Avez vous penser à l'aprés : je ne le souhaiterai pas à mon pays. En tout cas vous serez les premiers perdants dans l'histoire.
Vous pouvez en etre sure.
Très grave
Homopoliticius |23-01-2012 12:10
Il est grave de faire croire aux tunisiens que Nahda essaie de travailler mais on l'empêche !

Ceci est faux et archi-faux ! Personne en Tunisie n'a une capacité de mobilisation pour déstabiliser le pays...Nahda doit reconnaître des erreurs ! Les nahdaouis vous êtes novices comme tout le monde alors au lieu de continuer dans cette fuite vers l'avant ayez le courage de reconnaître vos torts (campagne électorale mensongère avec 400 mille emplois !!, des ministres incompétents car choisis en fonction des années passées en prison !!!...)

En Tunisie, personne n'assume ses responsabilités ! Si je n'y arrive pas c'est à cause des autres !!!!
Bellehi pour une fois faisons une vraie analyse
Homopoliticius |23-01-2012 12:05
Le désert politique : voilà ce que s'est ! Malgré les débats, l'effervescence il n'y a pas de parti (ni personnalité politique) capable de diriger le pays (à part peut être les compagnons de Bourguiba)

Tout le monde manque de pratique...Nahda y compris.
Nahda a été élue par les coeurs et non par la raison. Elle a aggravé son cas avec des promesses difficiles à tenir et une attitude arrogante face aux autres partis.
Si on ajoute à ça une attribution des postes en fonction du copinage de la souffrance subie et le calcul politique pourri (au lieu de le faire sur la base de la compétence et l'urgence) Nahda se tire une balle dans les pieds et surtout dans le pied de la Tunisie. Car même si je ne suis pas pro-nahda, je ne souhaite pas leur échec ! Ce dernier sera synonyme d'un gros désastre en Tunisie...

Que doit faire Nahda :

- Rassurer les agents du Ministère de l'Intérieur et exiger le retour au calme dans le pays (avec le recours à la force s'il le faut).
- Élargir les discussions avec l'opposition et ce non seulement au sein de l'AC.
- Revoir son discours: faire un discours responsable et non électoraliste ! Dire la vérité aux tunisiens sur nos capacités sans promettre monts et merveilles.
- Encadre beaucoup plus sa base de militants (qui se déchaînent sur Facebook et qui paraissent hors contrôle)
- Faire appel à de vrais "renards" de la politique étrangère tunisienne afin de fructifier le capital sympathie (qui s'érode de jour en jour)...et dans ce domaine Nahda doit faire appel à BCE car ils rassurent les occidentaux et les orientaux.

une petite correction à propos du nom et prénom d'un ministre
griguer |23-01-2012 08:56
le ministre des affaires étrangères s'appelle Mr rafik bouchlaka et son papa s'appelle abdessalem bouchlaka . c'est la famille bouchlaka originaire du gouvernorat de gabes .
l'article est excellent ,j'ai kiffé en le lisant
bravo à toute l'équipe de nizar bahloul . continuez comme ça et gardez votre liberté d'expression
businessnews et l'audace ( de slim bagga et nejib lakenji) sont mes journaux préférés . merci
excellent article
griguer |23-01-2012 08:08
bien écrit bravo. vous résumez de manière franche et sans langue de bois la situation actuelle
12345678910111213141516
Votre commentaire
Pseudo*
E-mail*
Titre*
Texte
Conditions d'utilisations
- Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne sont pas rédigés par les journalistes.
- Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ne sera publié.
- Aucun commentaire contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
- Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de modération
Conditions d'utilisation
Business News remercie vivement ses lecteurs pour leurs commentaires, qui en apportant leur contributions, participent à l'enrichissement du journal en ligne. Cet espace reflète une multiplicité de points de vue à l'unique condition que ces points de vue se respectent les uns les autres.


- Les commentaires envoyés seront archivés sur les serveurs de Business News et demeureront consultables, avec l'article objet du commentaire, tant que le site fonctionne ;
- Les mails des lecteurs seront conservés dans nos archives internes et ne feront l'objet d'aucune exploitation commerciale. Aucun mail non sollicité (spam) ne sera délivré après l'insertion d'un commentaire dans Business News.
- Les mails des participants aux commentaires seront conservés dans nos archivages internes. Ils ne seront jamais communiqués, sans autorisation de leur titulaire ou à la demande d'une autorité judiciaire tunisienne.
- Tout commentaire envoyé sera lu par un modérateur avant publication.
- Business News n'est pas garant de la véracité des commentaires des lecteurs. Le rôle de ses modérateurs s'arrête aux vérifications d'usage liées aux règles de modération indiquées ci-dessus et non aux vérifications journalistiques du fond de l'information.
- Les commentaires sont généralement publiés dans un délai maximal d'une heure approximativement après envoi et ce, les jours ouvrables de 9h à 18h.

Règles de modération
Tous les commentaires sont publiés à la condition qu'ils respectent les règles de conformité à la loi tunisienne et de bienséance. Les contributions qui ne seront pas validées sont celles qui :


- Encourageraient un sentiment raciste et/ou haineux de quelque nature que ce soit ;
- Déprécieraient un groupe de personnes, une profession entière, une entreprise entière ;
- Injurient ou diffament les personnes, les entreprises et/ou toute autre entité ;
- Attaqueraient sans argumenter, ou argumenteraient de manière haineuse ;
- Alimenteraient des rumeurs, qu'elles soient fondées ou non ;
- N'auraient aucun lien avec le sujet principal de l'article objet du commentaire ;
- Ne s'adresseraient qu'à un autre lecteur en particulier, sans que les autres lecteurs puissent être concernés par le débat.
- Assimileraient la rubrique « commentaire » à un forum de discussions.

Business News se réserve le droit de retirer, ou de rewriter, un titre ou une partie du commentaire, même après insertion, au cas où cela se justifierait dans les situations suivantes :
- Paragraphe hors sujet ;
- Paragraphe ou phrase diffamatoire ;
- Paragraphe ou phrase non conforme avec les règles de modération indiquées ci-dessus ;
- Commentaire trop long ;
- Paragraphes ou phrases formulés en langage abrégé ou comportant un nombre élevé d'erreurs.
- Paragraphes ou phrases formulés en langue arabe ou en langue autre que le français et ce pour des raisons techniques.

Nos lecteurs peuvent signaler tout message litigieux aux modérateurs par l'envoi d'un mail à : mail@dmc.com.tn ou par téléphone au +216 70 831 100 ou par fax au +216 70 831 025