Samir Bettaïeb : « Al Massar rejoindra l’initiative de Béji Caïd Essebsi »
Invité sur le plateau de «La Matinale» sur Shems Fm aujourd’hui mercredi 20 juin 2012, Samir Bettaïeb, porte-parole du parti Al Massar, a exprimé une position favorable à l’initiative de l’UGTT et à celle de Béji Caïd Essebsi, considérant que toute initiative visant à unifier les Tunisiens et servant les intérêts nationaux est la bienvenue.
M. Bettaïeb est même allé jusqu’à annoncer une imminente adhésion de son parti à l’initiative de l’ancien Premier ministre. Il a déclaré : «Ce qui est sûr c’est qu’on fera partie du front politique formé autour de Béji Caïd Essebsi. Cette initiative créera l’équilibre dont on a besoin. Ceux qui pensent que M. Caïd Essebsi cherche son intérêt personnel se trompent. C’est plutôt nous qui devons lui être reconnaissants !».
Il a précisé que l’opposition ne peut être influente que si elle se serre les coudes. Par ailleurs, il a commenté certaines réactions négatives à cette initiative de la part de certains opposants, en affirmant que ces opposants sont mal-à- l’aise, car ils craignent la rivalité.
Par ailleurs, M. Bettaïeb a présenté sa vision de la situation dans le pays, la considérant en général positive, hormis quelques «phénomènes marginaux que la police, si on la laisse faire son travail librement, pourra maîtriser».
M. Bettaïeb a, également, indiqué que le gouvernement n’est pas en train d’avancer en matière de justice transitionnelle, malgré la création d’un ministère spécifique et malgré la compétence du ministre, «une des rares compétences dans le gouvernement», selon ses propres dires.
L’intérêt du gouvernement réside à camoufler certaines affaires et à ralentir la poursuite de certaines personnes, c’est pourquoi selon Sami Bettaïeb, le gouvernement use d’un «écran de fumée», en ouvrant le débat sur l’affaire de Tunisair, par exemple. Il propose, à ce sujet, la création de comités d’investigations afin de concrétiser la justice transitionnelle. «La vérité d’abord!» a-t-il scandé.
Evoquant les prérogatives du président de la République, M. Bettaïeb a affirmé que «Moncef Marzouki n’a rien à faire, il ne fait que bouger afin d’attirer l’attention sur lui et créer le buzz!».
D.M