Le Maghreb, son quotidien, son mensuel et ses actionnaires

Businessnews.com.tn | publié le 23/08/2011 11:25

Une date historique pour le journaliste tunisien Omar S’Habou avec la nouvelle parution du Maghreb. En ce 23 août, le Maghreb renaît sous deux formes : un quotidien en langue arabe et un mensuel en langue française.
Pour le quotidien, Le Maghreb se présente en format tabloïd de 32 pages, 100% en couleurs.
Pas de place au sensationnel et au populisme, le contenu s’annonce sérieux, voire élitiste. Un peu trop élitiste même et ce n’est nullement étonnant quand on voit la composition de l’équipe et son parcours.
Omar S’Habou occupe toute la page 2, revient sur son parcours et ce qu’il a « enduré » sous Bourguiba et sous Ben Ali et promet que le journal se comportera vis-à-vis de son parti politique sans aucun … parti-pris. 100% de ses lecteurs le prendront au mot pour surveiller l’équipe que dirige Zyed Krichen.

L’ancien directeur de la rédaction de Réalités est donc aux commandes de la rédaction, mais il ne sera pas le seul maître à bord. On lui a « flanqué » un large comité de rédaction qui pèsera certainement de tout son poids dans les différentes décisions. Y aura-t-il consensus ?
On sait que d’ores et déjà, quelques belles plumes tunisiennes ont été écartées de l’équipe parce qu’il n’y a pas eu de consensus entre les membres de cette équipe à la moyenne d’âge relativement élevée.
D’ailleurs, il y a lieu de s’interroger sur la place donnée aux jeunes dans le Maghreb quand on sait, comme nous le rappelle le fondateur, que Omar S’Habou a été le rédacteur en chef de L’Action (journal du parti au pouvoir de surcroit) à l’âge de 24 ans. Conséquence, on remarque le peu de place donnée au web ou encore le site internet du journal annoncé dès la première page, mais qui ne fonctionne pas.
A défaut d’être jeune, l’équipe a cependant la force de l’expérience et de la pédagogie. Le contenu sera d’un niveau élevé et cette équipe formera, sans aucun doute (on en sait quelque chose), de nouvelles générations de journalistes qui n’auront pas à trainer de mauvais reflexes et de mauvaises habitudes que subissaient leurs prédécesseurs.
Parmi les membres de cette équipe rédactionnelle, et outre M. Krichen, on citera Amel Grami, Hammadi Redissi, Sana Ben Achour, Chaouki Tabib, Abdelaziz Mzoughi, Sadok Hammami, Mohsen Rezgui, Adel Hadj Salem…

Pour le mensuel, c’est Mohamed Salah Bettaieb qui est aux commandes et le directeur d’Alif confirme à merveille tout ce que l’on sait de lui. Le premier numéro du Maghreb Magazine bénéficie d’une infographie de haute qualité, voire très haute. 114 pages où l’on donne place à tout le monde. Les jeunes ont la place belle dans ce premier numéro distribué gratuitement avec le quotidien pour les 20.000 premiers exemplaires. A partir de demain, il sera proposé à 3 dinars.
Aussi bien dans le quotidien que dans le magazine, le lecteur a droit à des informations croustillantes et à quelques scoops comme, par exemple, la diffusion en direct à la télévision du procès de Ben Ali depuis le tribunal militaire ou encore le poste de Premier ministre que devrait occuper Mustapha Kamel Nebli dans le gouvernement d’après la Constituante, si Ennahdha ne s’assure pas à la majorité.

Quant à l’entreprise éditrice de ces deux nouveau-nés, une SA a été créée (Grand Maghreb Média) dotée d’un capital de 1,25 MDT. Aucun actionnaire ne détient plus de 10% du capital.
On y trouve un certain nombre d’hommes d’affaires aux côtés de Omar S’Habou et de Mohamed Salah Bettaïeb qui assure le poste de PDG. Parmi eux, citons Khemaïes Chammari, Ridha Mlaïef, Ridha Zerzeri, Slim Chelly, Salem Rejeb, Sadok Mzabi, Abdelmajid Hfaïedh, Férid Abbes, Karim Siala, Moncef Sellami, Mohamed Ben Jemâa, etc.

Le Maghreb, son quotidien, son mensuel et ses actionnaires

publié le 23/08/2011 11:25

Une date historique pour le journaliste tunisien Omar S’Habou avec la nouvelle parution du Maghreb. En ce 23 août, le Maghreb renaît sous deux formes : un quotidien en langue arabe et un mensuel en langue française.
Pour le quotidien, Le Maghreb se présente en format tabloïd de 32 pages, 100% en couleurs.
Pas de place au sensationnel et au populisme, le contenu s’annonce sérieux, voire élitiste. Un peu trop élitiste même et ce n’est nullement étonnant quand on voit la composition de l’équipe et son parcours.
Omar S’Habou occupe toute la page 2, revient sur son parcours et ce qu’il a « enduré » sous Bourguiba et sous Ben Ali et promet que le journal se comportera vis-à-vis de son parti politique sans aucun … parti-pris. 100% de ses lecteurs le prendront au mot pour surveiller l’équipe que dirige Zyed Krichen.

L’ancien directeur de la rédaction de Réalités est donc aux commandes de la rédaction, mais il ne sera pas le seul maître à bord. On lui a « flanqué » un large comité de rédaction qui pèsera certainement de tout son poids dans les différentes décisions. Y aura-t-il consensus ?
On sait que d’ores et déjà, quelques belles plumes tunisiennes ont été écartées de l’équipe parce qu’il n’y a pas eu de consensus entre les membres de cette équipe à la moyenne d’âge relativement élevée.
D’ailleurs, il y a lieu de s’interroger sur la place donnée aux jeunes dans le Maghreb quand on sait, comme nous le rappelle le fondateur, que Omar S’Habou a été le rédacteur en chef de L’Action (journal du parti au pouvoir de surcroit) à l’âge de 24 ans. Conséquence, on remarque le peu de place donnée au web ou encore le site internet du journal annoncé dès la première page, mais qui ne fonctionne pas.
A défaut d’être jeune, l’équipe a cependant la force de l’expérience et de la pédagogie. Le contenu sera d’un niveau élevé et cette équipe formera, sans aucun doute (on en sait quelque chose), de nouvelles générations de journalistes qui n’auront pas à trainer de mauvais reflexes et de mauvaises habitudes que subissaient leurs prédécesseurs.
Parmi les membres de cette équipe rédactionnelle, et outre M. Krichen, on citera Amel Grami, Hammadi Redissi, Sana Ben Achour, Chaouki Tabib, Abdelaziz Mzoughi, Sadok Hammami, Mohsen Rezgui, Adel Hadj Salem…

Pour le mensuel, c’est Mohamed Salah Bettaieb qui est aux commandes et le directeur d’Alif confirme à merveille tout ce que l’on sait de lui. Le premier numéro du Maghreb Magazine bénéficie d’une infographie de haute qualité, voire très haute. 114 pages où l’on donne place à tout le monde. Les jeunes ont la place belle dans ce premier numéro distribué gratuitement avec le quotidien pour les 20.000 premiers exemplaires. A partir de demain, il sera proposé à 3 dinars.
Aussi bien dans le quotidien que dans le magazine, le lecteur a droit à des informations croustillantes et à quelques scoops comme, par exemple, la diffusion en direct à la télévision du procès de Ben Ali depuis le tribunal militaire ou encore le poste de Premier ministre que devrait occuper Mustapha Kamel Nebli dans le gouvernement d’après la Constituante, si Ennahdha ne s’assure pas à la majorité.

Quant à l’entreprise éditrice de ces deux nouveau-nés, une SA a été créée (Grand Maghreb Média) dotée d’un capital de 1,25 MDT. Aucun actionnaire ne détient plus de 10% du capital.
On y trouve un certain nombre d’hommes d’affaires aux côtés de Omar S’Habou et de Mohamed Salah Bettaïeb qui assure le poste de PDG. Parmi eux, citons Khemaïes Chammari, Ridha Mlaïef, Ridha Zerzeri, Slim Chelly, Salem Rejeb, Sadok Mzabi, Abdelmajid Hfaïedh, Férid Abbes, Karim Siala, Moncef Sellami, Mohamed Ben Jemâa, etc.

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