La Tunisie porte chance à Macron !

Businessnews.com.tn | publié le 15/03/2017 15:59
Par Marouen Achouri,

 

Avec la mise en examen de François Fillon, une autoroute semble s’ouvrir devant l’iconoclaste Emmanuel Macron. Un énième « phénomène » politique sans appartenance partisane qui est en passe de gagner ces élections, à défaut il aura pesé sur l’élection. Il s’agit d’une « tendance » brillamment expliquée par Nicolas Colin dans une chronique parue dans le dernier numéro de L’Obs.

 

Emmanuel Macron, qui semble avoir le vent en poupe actuellement, est aussi passé par la Tunisie en novembre 2016. La Tunisie lui a vraisemblablement porté chance ! Il commence à devenir, de façon pérenne, premier dans les sondages et il est donné vainqueur ou au moins au deuxième tour de l’élection présidentielle française.

 

Ce qu’il faudrait, c’est que la Tunisie porte chance à tous ses visiteurs et que leur passage chez nous reste gravé dans leurs mémoires comme étant un moment de bonheur. En 2015, la Tunisie a certainement vécu sa pire année, avec deux attentats terroristes qui ont mis à genoux une industrie vitale pour la Tunisie, le tourisme. Les inquiétudes étaient à leur comble quant à l’avenir de centaines de milliers d’employés, de centaines d’hôtels et d’entreprises. Tant bien que mal, nous avons réussi à limiter les dégâts, même s’il y en a eu, beaucoup.

 

Aujourd’hui, la dynamique touristique semble reprendre. Grâce à l’effort inlassable de beaucoup de gens, y compris au ministère, les réservations augmentent et on semble entrevoir de bons augures à trois mois du début de la saison touristique. Les touristes donnent à la Tunisie une espèce de deuxième chance pour effacer le passé et reprendre une vieille relation. C’est notre chance pour améliorer plusieurs choses.

 

Par exemple, ce serait bien que les touristes arrivent dans des avions qui partent de chez eux à l’heure. Ce serait bien aussi que les bagages des visiteurs de la Tunisie ne soient pas « fouillés » d’un peu trop près pour devenir plus légers qu’à l’embarquement. Autre chose, le touriste ne devrait pas payer l’équivalent de 40 euros pour une course en taxi qui ne devrait pas coûter plus de 10 dinars à tout casser. La reprise de l’activité touristique pourrait aussi être l’occasion pour que nous ne voyions plus l’accueil qui leur est fait avec des chameaux, des orchestres folkloriques, un monsieur en jupe romaine ou une mauvaise imitation du bédouin qui tient un faucon sur le bras…

 

Le retour des touristes chez nous pourrait aussi être l’occasion d’explorer certains circuits négligés en Tunisie, de tester de nouveaux genres de tourisme comme celui culturel ou encore écologique. Les hôteliers devront également garder ce nouvel équilibre qui s’est créé du fait de la crise du tourisme : ne surtout pas négliger le client tunisien. Ce dernier reste bien plus intéressant que certains touristes low-cost qui ne veulent pas ou ne peuvent pas dépenser des sommes importantes susceptibles de faire tourner la chaine liées au tourisme et qui dépasse largement l’hôtel et l’agence de voyage.

 

Même si l’on a tendance à avoir la dent dure avec notre gouvernement, il ne faut pas perdre de vue le fait que le tourisme et sa reprise sont d’abord un enjeu national. Des millions de gens en Tunisie dépendant de la bonne santé de ce secteur, et Dieu sait si l’on en a besoin actuellement. Il ne faudrait pas « politiser » cet enjeu et en faire une monnaie d’échange. Il ne faudrait pas penser comme certains « opposants » qui pensaient à plomber le tourisme pour déstabiliser Ben Ali quand il était au pouvoir. Ces gens sont encore là, sont parmi nous et ont même été anoblis par le fait d’une révolution dans laquelle ils ne sont pour rien.

Il faut améliorer beaucoup de choses dans notre pays, mais la Tunisie reste quand même un beau pays qu’il faut protéger.

La Tunisie porte chance à Macron !

Par Marouen Achouri, publié le 15/03/2017 15:59

 

Avec la mise en examen de François Fillon, une autoroute semble s’ouvrir devant l’iconoclaste Emmanuel Macron. Un énième « phénomène » politique sans appartenance partisane qui est en passe de gagner ces élections, à défaut il aura pesé sur l’élection. Il s’agit d’une « tendance » brillamment expliquée par Nicolas Colin dans une chronique parue dans le dernier numéro de L’Obs.

 

Emmanuel Macron, qui semble avoir le vent en poupe actuellement, est aussi passé par la Tunisie en novembre 2016. La Tunisie lui a vraisemblablement porté chance ! Il commence à devenir, de façon pérenne, premier dans les sondages et il est donné vainqueur ou au moins au deuxième tour de l’élection présidentielle française.

 

Ce qu’il faudrait, c’est que la Tunisie porte chance à tous ses visiteurs et que leur passage chez nous reste gravé dans leurs mémoires comme étant un moment de bonheur. En 2015, la Tunisie a certainement vécu sa pire année, avec deux attentats terroristes qui ont mis à genoux une industrie vitale pour la Tunisie, le tourisme. Les inquiétudes étaient à leur comble quant à l’avenir de centaines de milliers d’employés, de centaines d’hôtels et d’entreprises. Tant bien que mal, nous avons réussi à limiter les dégâts, même s’il y en a eu, beaucoup.

 

Aujourd’hui, la dynamique touristique semble reprendre. Grâce à l’effort inlassable de beaucoup de gens, y compris au ministère, les réservations augmentent et on semble entrevoir de bons augures à trois mois du début de la saison touristique. Les touristes donnent à la Tunisie une espèce de deuxième chance pour effacer le passé et reprendre une vieille relation. C’est notre chance pour améliorer plusieurs choses.

 

Par exemple, ce serait bien que les touristes arrivent dans des avions qui partent de chez eux à l’heure. Ce serait bien aussi que les bagages des visiteurs de la Tunisie ne soient pas « fouillés » d’un peu trop près pour devenir plus légers qu’à l’embarquement. Autre chose, le touriste ne devrait pas payer l’équivalent de 40 euros pour une course en taxi qui ne devrait pas coûter plus de 10 dinars à tout casser. La reprise de l’activité touristique pourrait aussi être l’occasion pour que nous ne voyions plus l’accueil qui leur est fait avec des chameaux, des orchestres folkloriques, un monsieur en jupe romaine ou une mauvaise imitation du bédouin qui tient un faucon sur le bras…

 

Le retour des touristes chez nous pourrait aussi être l’occasion d’explorer certains circuits négligés en Tunisie, de tester de nouveaux genres de tourisme comme celui culturel ou encore écologique. Les hôteliers devront également garder ce nouvel équilibre qui s’est créé du fait de la crise du tourisme : ne surtout pas négliger le client tunisien. Ce dernier reste bien plus intéressant que certains touristes low-cost qui ne veulent pas ou ne peuvent pas dépenser des sommes importantes susceptibles de faire tourner la chaine liées au tourisme et qui dépasse largement l’hôtel et l’agence de voyage.

 

Même si l’on a tendance à avoir la dent dure avec notre gouvernement, il ne faut pas perdre de vue le fait que le tourisme et sa reprise sont d’abord un enjeu national. Des millions de gens en Tunisie dépendant de la bonne santé de ce secteur, et Dieu sait si l’on en a besoin actuellement. Il ne faudrait pas « politiser » cet enjeu et en faire une monnaie d’échange. Il ne faudrait pas penser comme certains « opposants » qui pensaient à plomber le tourisme pour déstabiliser Ben Ali quand il était au pouvoir. Ces gens sont encore là, sont parmi nous et ont même été anoblis par le fait d’une révolution dans laquelle ils ne sont pour rien.

Il faut améliorer beaucoup de choses dans notre pays, mais la Tunisie reste quand même un beau pays qu’il faut protéger.

Commentaires (37) Commenter
Correcteur à l'épicure !..@cher BN(pour paraphraser une vieille ganache)!
Correcteur
| 19-03-2017 14:03
L'épicure,avec son lapsus révélateur,s'est démasqué par lui-même!
L'épicure me fait penser aux antisémites qui découvrent,par hasard,leur Judaïté!
Donc,avec sa"prédication",l'épicure découvre et nous fait découvrir que c'est un Islamiste refoulé!
Après cette digression,je veux dire à mon ami,Marouen,que son analyse est d'une grande pertinence et intelligence!
Ps:je prends le pari que "la blonde fadasse" ne sera pas au second tour.
Macron ou pas Macron,les Francais choisiront
l oeil du diable
| 17-03-2017 12:53
Plusieurs de mes amis Francais sont persuades que Fillon passera au 2eme tour,et que Macron sera elimine des le 1er tour.Les Francais musulmans voteront en masse Fillon,car son programme est le moin mauvais et surtout sa politique etrangere sera inspiree de De Gaulles,il etait tres proche de Michel Seguin Gaulliste jusqu a la moelle.Oui Fillon sera le candidat des Francais musulmans pour une bonne raison.
Il est devenu l homme a abattre par le clan Sarkosy,qui d apres des rumeurs persistantes serait derriere les revelations divulguees par Rachida Dati au canard enchaine.
Macron a fait allegeance a israel et a jerusalem...
Tounsi blid
| 17-03-2017 09:59
En France . Il ya trop de pro sioniste prêtant allégeance a israel.
En France , les candidats aux présidentielles sont obligés de faire la cour au Crif...
Macron est un représentant du capitalisme mondiale ayant fait ses gammes a la banque rotschild

...il ne prone aucune nouvelle voie.c est un centriste qui veut regrouper les mecontents de la politique de droite comme de gauche...
En Tunisie .il vient faire la cour aux français et aux juifs français
Pour se donner une envergure internationale.....
Un mec qui se marie avec une vielle femme de dix ans son ainee est un animal a sang froid qui aime l argent..et donc un vendu capitaliste!
Qui se fout des masses laborieuses
Séjour réussi de Macron en Tunisie
Doux gars
| 16-03-2017 16:58
Je ne sais pas si le séjour de Macron en Tunisie l'a inspiré, mais son programme comprend des aspects "pro tunisiens" (voir : https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme) avec, entre autres, une augmentation de l'aide au développement, qui sera concentrée sur l'Afrique sub-saharienne, le Sahel, le Maghreb, et l'espace francophone, ainsi que des facilitations pour la délivrance des visas.
à kameleon78
Épicure
| 16-03-2017 13:27
Les "prédications" des uns et des autres à 50 jours des élections françaises sont quelque peu hasardeuses à la date d'aujourd'hui.
Pour ma part, je préfère attendre le comportement et la performance des candidats lors des prochains débats télévisés.
Je suis néanmoins tenté de parier une petite pièce sur Macron.
@ZOHRA| 16-03-2017 08:22
kameleon78
| 16-03-2017 12:34
Oui les fonctionnaires, une boutade comme vous dites, 500 000 disparaîtront en cinq ans mdr..
AFFREUX, SALE ET MÉCHANT
gleizeman
| 16-03-2017 10:48
Et LA SALETÉ , Monsieur;
vous passez sous silence le vrai mal qui freine notre tourisme , LA SALETÉ , qui donne un visage hideux à notre "beau" pays.
Le mal vient aussi bien du terrorisme que des saletés qui s'amoncellent dans nos rues;
Oui , le tunisien qui dit aimer son "beau" pays ne fait rien pour améliorer, il fait tout pour envenimer la situation;
AFFREUX, SALE ET MÉCHANT.
@Epîcure : quelques éléments de réponse
Nephentes
| 16-03-2017 10:08
1- Si le choix de tourisme de masse a été une solution de facilité avec une vision à court terme et irresponsable (motivée aussi par l'appât du gain facile) , le choix d'un tourisme de niche, moyenne et haut de gamme doit être envisagé

2 - Quelques éléments de réponse :

En termes de contribution à notre croissance économique, la participation du tourisme ne dépasse pas le seuil de 0,1%. chiffre de 2015

Le recours quasi-systématique aux opérateurs low-cost a réduit la marge opérationnelle médiane des hôteliers tunisien de 43 % , en 2014 par rapport à 2004

Simultanément, En l'espace de dix ans (2004-2014), la recette par lit est passée de 8 300 dt à 12 700 dt.

Ces chiffres indiquent que les recettes se sont dégradées en dinars constants.

On note également, sur la même période que les coûts moyens par lit s'accroissent beaucoup plus rapidement que les recettes moyennes par lit.

Ceci est bien sur aggravé par la dégradation de l'infrastructure hôtelière.


Ces données sont révélatrices de la faiblesse structurelle des résultats d'exploitation des entreprises du secteur.

Les phénomènes de surinvestissement au cours des années 2000, de surendettement et la hausse des taux d'intérêts viennent aggraver ce déficit de performance économique.

Il est donc tout à fait clair, toutes choses étant égales par ailleurs notamment en matière d'emplois générés, qu'il s'agit d'un secteur malade, stratégique surtout en matière d'emploi, avec quelque 473.000 emplois dépendent directement ou indirectement de ce secteur, soit 13,9% de la population active.

Une main-d''uvre particulièrement menacée, à la lumière des coups durs qui se succèdent.
bidon
stanislas
| 16-03-2017 08:25
qelle sottise cet article!
@kameleon78
ZOHRA
| 16-03-2017 08:22
Bonjour,

Je fréquente les fonctionnaires MDR

Bonne journée
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