Hizb Ettahrir : «Nous n’admettons aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques»

Businessnews.com.tn | publié le 29/05/2012 15:04

Après un premier rejet en 2011 de sa légalisation sous le gouvernement de transition, Hezb Ettahrir a présenté le 14 mai un dossier de constitution d’un parti, que le président de son bureau politique Abderraouf El Amri a présenté comme «déclaration et information de son existence avérée», lors de la conférence de presse tenue ce matin du 29 mai 2012.
M. El Ameri a expliqué que le dossier déposé comporte six parties dont, essentiellement, le programme qui consiste à «œuvrer pour la reprise de la vie islamique en vue de l’instauration du Califat éclairé».
Le président du bureau politique a ajouté que le dossier contient également un projet de Constitution de 191 articles, qui «n’admet aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques». «Nous n’admettons pas le droit positif», a-t-il expressément déclaré.

Concernant cette légalisation, le porte-parole du parti Ettahrir, Ridha Belhaj, a expliqué que le parti «ne mendiait pas sa présence légale, qui n’est qu’un effet de la révolution comme pour Ennahdha ou le POCT».
«Notre parti existe de fait sur le terrain et il ne s’agit que de la déposition d’une demande pour régulariser une situation administrative. Nous sommes en harmonie avec les valeurs de la société», a-t-il ajouté.
Concernant l’éventualité de leur participation à des élections, le porte-parole du parti a expliqué que «les élections peuvent s’assimiler à des concepts islamiques, y compris pour les présidentielles». Il a rappelé un ‘hadith’ du prophète en ce sens.
En réponse aux journalistes qui n’ont pas cessé de les qualifier de salafistes, Ridha Belhaj a affirmé qu’ils n’étaient pas salafistes. «Nous nous référons uniquement au Coran et à la Sunna du prophète», a-t-il précisé.

Pour ce qui est de ses rapports avec ces salafistes et, notamment, sa présence à leur meeting de Kairouan, le 20 mai dernier, il a souligné qu’il a juste répondu à une invitation. «J’ai développé mon contenu à moi, non le leur, et je répondrai positivement à des propositions émanant d’Ennahdha ou du PDP, si jamais ils me laissent développer mes propres propos», a-t-il ajouté.
Concernant la violence qui ne cesse de sévir dans le pays, Ridha Belhaj a expliqué que «le parti Ettahrir demande d’abord de vérifier la véracité des faits, tout en condamnant, dans tous les cas, les violences avérées, considérant qu’il s’agit soit de manipulations par des parties étrangères, soit d’une jeunesse manquant d’encadrement.
Mounir Ben Mahmoud

Hizb Ettahrir : «Nous n’admettons aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques»

publié le 29/05/2012 15:04

Après un premier rejet en 2011 de sa légalisation sous le gouvernement de transition, Hezb Ettahrir a présenté le 14 mai un dossier de constitution d’un parti, que le président de son bureau politique Abderraouf El Amri a présenté comme «déclaration et information de son existence avérée», lors de la conférence de presse tenue ce matin du 29 mai 2012.
M. El Ameri a expliqué que le dossier déposé comporte six parties dont, essentiellement, le programme qui consiste à «œuvrer pour la reprise de la vie islamique en vue de l’instauration du Califat éclairé».
Le président du bureau politique a ajouté que le dossier contient également un projet de Constitution de 191 articles, qui «n’admet aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques». «Nous n’admettons pas le droit positif», a-t-il expressément déclaré.

Concernant cette légalisation, le porte-parole du parti Ettahrir, Ridha Belhaj, a expliqué que le parti «ne mendiait pas sa présence légale, qui n’est qu’un effet de la révolution comme pour Ennahdha ou le POCT».
«Notre parti existe de fait sur le terrain et il ne s’agit que de la déposition d’une demande pour régulariser une situation administrative. Nous sommes en harmonie avec les valeurs de la société», a-t-il ajouté.
Concernant l’éventualité de leur participation à des élections, le porte-parole du parti a expliqué que «les élections peuvent s’assimiler à des concepts islamiques, y compris pour les présidentielles». Il a rappelé un ‘hadith’ du prophète en ce sens.
En réponse aux journalistes qui n’ont pas cessé de les qualifier de salafistes, Ridha Belhaj a affirmé qu’ils n’étaient pas salafistes. «Nous nous référons uniquement au Coran et à la Sunna du prophète», a-t-il précisé.

Pour ce qui est de ses rapports avec ces salafistes et, notamment, sa présence à leur meeting de Kairouan, le 20 mai dernier, il a souligné qu’il a juste répondu à une invitation. «J’ai développé mon contenu à moi, non le leur, et je répondrai positivement à des propositions émanant d’Ennahdha ou du PDP, si jamais ils me laissent développer mes propres propos», a-t-il ajouté.
Concernant la violence qui ne cesse de sévir dans le pays, Ridha Belhaj a expliqué que «le parti Ettahrir demande d’abord de vérifier la véracité des faits, tout en condamnant, dans tous les cas, les violences avérées, considérant qu’il s’agit soit de manipulations par des parties étrangères, soit d’une jeunesse manquant d’encadrement.
Mounir Ben Mahmoud
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