Hafedh député !

Businessnews.com.tn | publié le 08/09/2017 16:00
Par Ikhlas Latif,

Notre « fils de » national lorgne, depuis un bon bout de temps déjà, l’Assemblée des représentants du peuple. Une occasion en or (ou une manœuvre qui n’a rien de fortuit) s’est présentée à lui avec le nouveau remaniement ministériel. Une « chance » à saisir pour celui qui convoitait la députation dès 2014, mais qui s’est vu évincé par ses adversaires d’alors au sein du parti. Une sorte de revanche sur ceux qui se sont élevés contre sa candidature à la tête de liste Tunis1 lors des législatives de 2014.

 

Qu’à cela ne tienne, Nidaa propose Hatem Ferjani au secrétariat d’Etat en charge de la diplomatie économique. Son nom est retenu par Youssef Chahed. Le monsieur intègre la nouvelle équipe gouvernementale. Jusque-là, rien d’exceptionnel. Sauf que, petit détail, et non des moindres, Hatem Ferjani se trouve être le seul et unique député de la circonscription Allemagne. Pas de remplaçant donc. Que faire dans le cas d’espèce ? Eh bien, on organise, ni plus ni moins, des élections législatives partielles. Facile ! Pourquoi se compliquer la vie après tout.

Selon l’article 34 du code électoral, des élections législatives partielles doivent se tenir dans cette circonscription afin de parer à la vacation au parlement, dans un délai qui ne dépasse pas les 90 jours. A-t-on réfléchi à tout ce que cela pourrait impliquer niveau logistique ? Apparemment tout le monde s’en fiche, d’autant que l’Assemblée n’a pas encore voté pour les candidats qui combleront les postes vacants de l’Instance supérieure indépendante pour les élections. Chose qui complique encore plus la situation, puisque cette même ISIE est censée organiser ces législatives partielles.

 

Un bel imbroglio en somme. Mais pourquoi le chef du gouvernement a-t-il accepté le député Ferjani, sachant que s’il intégrait son équipe, des élections partielles seraient inévitables, avec toutes les conséquences et la gêne que cela entrainerait. Avait-il seulement le choix me dirait-on ?

C’est là que le conseiller politique de Nidaa, Borhen Bsaies s’est empressé d’annoncer la bonne nouvelle : Hafedh Caïd Essebsi est sérieusement pressenti pour remplacer le député de la circonscription Allemagne, damant ainsi le pion à Raouf Khamassi (qui réside en Allemagne).

Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa de son état, résidant en Tunisie, est donc le candidat de son parti pour représenter les intérêts des Tunisiens vivant en Allemagne. Cherchez l’erreur !

Sur le plan légal, rien ne pourrait l’empêcher de se présenter en tant que candidat, d’après Nabil Baffoun, membre de l’ISIE, puisque les conditions pour se porter candidat n’exigent pas qu’il soit résident dans la circonscription. Mais le ridicule de la situation est bien là et personne ne pourrait passer outre. Est-ce que HCE maîtrise la langue allemande ? Connait-il les problèmes de l’importante communauté tunisienne qui réside dans ce pays ? Permettez-moi d’en douter !

 

L’ambition politique de Caïd Essebsi fils est sans limite et ne semble pas souffrir des moqueries qui ont suivi l’annonce de sa candidature. Sur les réseaux sociaux, on se paye sa tête et on ira même jusqu’à créer une page appelant à ce qu’un certain Rabiî Bouden se porte candidat, en sa qualité de Tunisien résident en Allemagne. Plus on est de fous, plus on rit, dira le proverbe !

Hafedh Caïd Essebsi accédera ainsi à la députation et sera sûrement nommé à la tête du bloc parlementaire du parti. Certains bruits de couloirs parlent d’un plan « machiavélique » qui ferait de lui président du parlement, rien que ça !

Rien n’arrête notre HCE national quitte à se ridiculiser et à décrédibiliser encore plus Nidaa. Un parti qui est tombé bien bas, avec ses magouilles ahurissantes. Un nouveau feuilleton du cirque politique tunisien.

Hafedh député !

Par Ikhlas Latif, publié le 08/09/2017 16:00

Notre « fils de » national lorgne, depuis un bon bout de temps déjà, l’Assemblée des représentants du peuple. Une occasion en or (ou une manœuvre qui n’a rien de fortuit) s’est présentée à lui avec le nouveau remaniement ministériel. Une « chance » à saisir pour celui qui convoitait la députation dès 2014, mais qui s’est vu évincé par ses adversaires d’alors au sein du parti. Une sorte de revanche sur ceux qui se sont élevés contre sa candidature à la tête de liste Tunis1 lors des législatives de 2014.

 

Qu’à cela ne tienne, Nidaa propose Hatem Ferjani au secrétariat d’Etat en charge de la diplomatie économique. Son nom est retenu par Youssef Chahed. Le monsieur intègre la nouvelle équipe gouvernementale. Jusque-là, rien d’exceptionnel. Sauf que, petit détail, et non des moindres, Hatem Ferjani se trouve être le seul et unique député de la circonscription Allemagne. Pas de remplaçant donc. Que faire dans le cas d’espèce ? Eh bien, on organise, ni plus ni moins, des élections législatives partielles. Facile ! Pourquoi se compliquer la vie après tout.

Selon l’article 34 du code électoral, des élections législatives partielles doivent se tenir dans cette circonscription afin de parer à la vacation au parlement, dans un délai qui ne dépasse pas les 90 jours. A-t-on réfléchi à tout ce que cela pourrait impliquer niveau logistique ? Apparemment tout le monde s’en fiche, d’autant que l’Assemblée n’a pas encore voté pour les candidats qui combleront les postes vacants de l’Instance supérieure indépendante pour les élections. Chose qui complique encore plus la situation, puisque cette même ISIE est censée organiser ces législatives partielles.

 

Un bel imbroglio en somme. Mais pourquoi le chef du gouvernement a-t-il accepté le député Ferjani, sachant que s’il intégrait son équipe, des élections partielles seraient inévitables, avec toutes les conséquences et la gêne que cela entrainerait. Avait-il seulement le choix me dirait-on ?

C’est là que le conseiller politique de Nidaa, Borhen Bsaies s’est empressé d’annoncer la bonne nouvelle : Hafedh Caïd Essebsi est sérieusement pressenti pour remplacer le député de la circonscription Allemagne, damant ainsi le pion à Raouf Khamassi (qui réside en Allemagne).

Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa de son état, résidant en Tunisie, est donc le candidat de son parti pour représenter les intérêts des Tunisiens vivant en Allemagne. Cherchez l’erreur !

Sur le plan légal, rien ne pourrait l’empêcher de se présenter en tant que candidat, d’après Nabil Baffoun, membre de l’ISIE, puisque les conditions pour se porter candidat n’exigent pas qu’il soit résident dans la circonscription. Mais le ridicule de la situation est bien là et personne ne pourrait passer outre. Est-ce que HCE maîtrise la langue allemande ? Connait-il les problèmes de l’importante communauté tunisienne qui réside dans ce pays ? Permettez-moi d’en douter !

 

L’ambition politique de Caïd Essebsi fils est sans limite et ne semble pas souffrir des moqueries qui ont suivi l’annonce de sa candidature. Sur les réseaux sociaux, on se paye sa tête et on ira même jusqu’à créer une page appelant à ce qu’un certain Rabiî Bouden se porte candidat, en sa qualité de Tunisien résident en Allemagne. Plus on est de fous, plus on rit, dira le proverbe !

Hafedh Caïd Essebsi accédera ainsi à la députation et sera sûrement nommé à la tête du bloc parlementaire du parti. Certains bruits de couloirs parlent d’un plan « machiavélique » qui ferait de lui président du parlement, rien que ça !

Rien n’arrête notre HCE national quitte à se ridiculiser et à décrédibiliser encore plus Nidaa. Un parti qui est tombé bien bas, avec ses magouilles ahurissantes. Un nouveau feuilleton du cirque politique tunisien.

Commentaires (23) Commenter
Correcteur à madame Ikhlas Latif
Correcteur
| 15-09-2017 15:49
Chère madame,
Vous me permettez de vous appeler Ikhlas?Bien!Je voulais vous faire savoir que je lis vos chroniques,toujours,avec plaisir!
Je l'ai dit et je redis que la belle Ikhlas Latif est une journaliste talentueuse!
J'affirme que le nombre de commentaires ne prouve rien.
On peut apprécier sans commenter(je dis ça pour Nizar)!
Quant à moi,je préfère éviter de faire que des compliments!Et surtout par crainte d'être espionné !
Bonne continuation!
PS:amitiés à "l'épicier des chiffres",le raseur!
@PAN PAN PAN ET PAN
BABA SANFOUR
| 11-09-2017 20:49
Cher pan
Je suis touché par votre remarque,que je suppose sincère!
Mon bon pan,figurez-vous que mon ordi est en panne.
Mon bon pan,la bonne nouvelle est mon ispèce di counasse vient de me commander un autre!
Mon bon pan,sincère ou pas,je vous remercie pour votre gentillesse!
Salutations,comme dirait l'autre
deux informations qui manquent à celui qui veut comprendre!
harbi
| 10-09-2017 20:23
1- HCE avait dèjà scellè un accord de partenariat strategique depuis un bon bout de temps avec Ennahdha. Il va reintegrer l'ARP comme dèputè pour l'Allemagne..Et ça sera à A.Mourou de lui faire apprendre l'Allemand.
Il va mème lui apprendre à chanter ...et ça nous fera plaisir mieux que Boudinn soutenu par les reseaux sociaux.
2- "la patrie avant le parti" c en fait " la patrie avant le partir" cad mettre en poche la patrie avant de partir...
Tel pere tel fils!
Oracle
| 10-09-2017 17:09
Tel pere tel fils..qui aurait dit que le fourbe de Carthage sacrifierait les siens et ses electeurs pour parvenir au Palais de Carthage? De cette famille il faut s attendre a tout! Sauf que le peuple tunisien ne se fera pas rouler par le fils apres l avoir ete par le pere
Fascinant est leur mepris sy ublime pour l intelligence des tunisiens! Un mepris qui les perdra!
HAFEDH DÉPUTE....BORHAN AUSSI...!!!
BORHAN
| 10-09-2017 08:55
Cette fois-ci, je vais être vraiment truculent.
Arrêtons ce genre de turpitudes.
Franchement à ce rythme, notre constitution et le règlement électoral se transformeront en chiffons de papier.
Feu Bourguiba et son régime ont assez pisser sur le peuple...Alors Basra.
Abuser encore et encore d'un citoyen déjà en perdition en le traitant de couillon (idiot et imbécile) c'est se mettre le doigt dans l''il.
Petit esprit ce Hafedh
mimi
| 10-09-2017 07:45
HCE l'idiot du pays est devenu l'homme le plus détesté devançant Ghannouchi.Je crains que sa chute soit très dure...et que son avenir soit incertain en Tunisie.
Un perchoir qui risque de devenir un plongeoir...pour tout le pays !
Bedra
| 09-09-2017 20:00
Le syndrome Moubarak guette le pays. Un danger pour la Tunisie. Le degrés zéro de la politique et on est reparti comme en 40 ! Quelle misère. Oui, il veut briguer le perchoir, et sans tomber dans la "complotite aiguë", je pense même qu'il pourra aussi devenir notre prochain président. Eh, oui ! La Constitution le lui permet en cas de vacances du pouvoir. Je ne pense nullement à la disparition. Cela on ne peut guère le savoir d'avance. Mais rien ne peut empêcher Papa de démissionner pour laisser la place au rejeton. Wa9tha, w7il el minjil fil 9olla. No Pasaran !
Bière sans alcool
Pan
| 09-09-2017 18:37
Votre analyse a beaucoup de charme, Pourquoi ? Parce qu'elle développe une idée avec une logique douce : A est vrai, B est vrai alors AB est vrai. Le « capricieux de son père »(1) aime la politique ; La politique ne s'ouvre que pour les « capricieux de leurs pères », donc « le capricieux de son père » est voué à la politique. Alors votre analyse ne peut être que bien fondée.
(1) traduction littérale de « capricieux de son père » Emdallil Bouh.
PS: mes salutations à Baba sanfour... ses commentaires me manquent :-)
Le comble de a mediocrite
ommiaziza1012
| 09-09-2017 16:11
Ce sera le comble de la mediocrite.On aurait tout vu apres cette maudite revolution de la brouette.
L'Allemagne se rebiffe
HatemC
| 09-09-2017 13:55
HCE a de quoi se faire du mouron ... Bouden lui barre la route de la députation ... hahahahahahahaha ...

Ce Bouden est un excentrique faut regarder ses vidéos pour s'en convaincre ...

https://www.youtube.com/watch?v=QPZIgt9XRbk

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