Gouvernement - UGTT : Guerre de positions avant la confrontation ?

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Nul ne s’attendait à ce que le sit-in, contre le directeur général de l’hôpital Hédi Chaker à Sfax, qui a commencé en février 2012, débouche sur une situation aussi complexe avec des arrestations de syndicalistes, une escorte militaire permanente pour le directeur général de l’hôpital et, surtout, une tension palpable entre le gouvernement et la centrale syndicale, alors que le débat bat son plein autour de l’initiative de l’UGTT, visant à assainir l’environnement sociopolitique. Plusieurs responsables syndicaux ont crié au complot contre la centrale syndicale. Qu’en est-il ?

La situation sociale est certes très tendue ces derniers jours. Il suffit de signaler la série de grèves tournantes décidée, samedi 28 juillet dernier par la commission administrative de l’Union régionale de Sfax, et programmée à partir d’aujourd’hui, pour comprendre l’ampleur du malaise à Sfax suite à l’arrestation des syndicalistes.
L’UGTT soutenue par la société civile (avocats, militants des droits de l’Homme, etc.) crie à la « pénalisation d’un contentieux professionnel », ce qui constitue « une atteinte à la liberté syndicale ».

La centrale syndicale accuse le gouvernement d’obstination dans la recherche d’une solution sécuritaire à un différend syndico-politique. Belgacem Ayari, secrétaire général adjoint de l’UGTT, parle carrément de « volonté de nuire à l’action syndicale », en associant l’affaire de Sfax à celle de la retenue des trois jours de salaire suite à la grève des instituteurs, pour « affaiblir la détermination des syndicalistes », a-t-il accusé.

Côté syndical, on ne dissocie pas l’affaire des instituteurs de celle des syndicalistes de Sfax et on crie au complot contre l’organisation syndicale, « pilier et protectrice du processus révolutionnaire », n’a-t-on cessé de proclamer à la place Mohamed Ali.

Du côté du gouvernement, le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, a souligné que l’administration a fait preuve de beaucoup de patience face aux dépassements perpétrés par certains employés sous couvert de l’action syndicale. « Nous avons essayé d’entreprendre avec eux plusieurs concertations, en vain car ces pseudo-syndicalistes ne cherchent pas à dialoguer », a précisé le ministre en substance, ajoutant que « l’administration n’a fait qu’appliquer une décision de la justice en usant de la force publique, ce qui est dans le cadre de ses prérogatives ».
Abdellatif Mekki a même accusé les sit-inneurs de « chercher à protéger des responsables corrompus car le directeur général avait ouvert une vingtaine de dossiers de malversations ».

Au ministère de l’Education, un porte-parole de l’administration, Mohsen Jelassi, a rappelé que « la décision de retenir les journées de travail pour les grévistes a toujours existé ». « Les syndicalistes savent que c’est la règle et s’assument, convaincus que le sacrifice est nécessaire pour parvenir à obtenir des acquis », a-t-il expliqué.
De tels propos ont poussé Tahar Dhaker, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement primaire, à considérer comme « révoltant » qu’un responsable de l’administration de la révolution rappelle des pratiques qui étaient en cours sous le régime déchu. « De tels responsables ne sont pas en harmonie avec les principes de la révolution du 14 janvier et doivent dégager », a-t-il souligné.

Mais, au-delà des détails, le différend autour de l’hôpital de Sfax n’est que le reflet, décalé dans le temps, d’un bras de fer observé dans la période suivant le 14 janvier 2011, dans certains établissements publics, entre l’administration et le syndicat en rapport avec « les anciens dossiers de malversations ». Plusieurs établissements ont connu de tels incidents. Il y a eu même des affaires devant la justice en rapport avec ces « Dégage ». Pourquoi le problème de l’hôpital de Sfax a pris une telle ampleur ?

Trois dimensions existent dans ce dossier. D’abord, les représentants du personnel veulent avoir un avis dans la désignation des dirigeants de leur établissement. Ensuite, le gouvernement cherche à faire respecter son autorité de désignation, d’autant plus que ce n’est pas la Troïka qui a nommé ce responsable. Enfin, le gouvernement ne saurait accepter l’argument du syndicat de l’hôpital qui demande le départ du directeur, accusé d’être « nahdhaoui ». Or, l’appartenance politique doit rester en dehors de l’administration, supposée être apolitique. Donc, comment faudrait-il agir pour sortir de cette impasse sans beaucoup de dégâts collatéraux ?

En analysant les arguments des uns et des autres dans ce différend, il ressort qu’il s’agit plutôt d’une guerre de positions que de l’annonce d’une confrontation. D’un côté, le gouvernement veut que ses décisions soient respectées et il ne peut laisser faire les dérapages d’une manière indéterminée.

« Il arrive un moment où il faut dire STOP aux excès pour que l’autorité de l’Etat puisse être rétablie », a expliqué le sociologue Tahar Chagrouche. « Le choix de l’administration de rétablir son ordre aux dépens de l’UGTT repose sur deux raisons. D’une part, il peut se prévaloir d’avoir défié une institution forte pour faire respecter son autorité. Les autres ne sauraient que retenir l’exemple. D’autre part, la centrale syndicale est rationnelle dans ses réactions et il n’y a pas de risque de dérapage », a-t-il précisé.

En guise d’alternative possible, le sociologue ne voit que le compromis : « Il n’y a pas de gagnant et de perdant dans un tel bras de fer, surtout que pour le cas d’espèce, il s’agit d’un établissement offrant un service public. Le directeur général ne saurait poursuivre sa mission dans cette boîte au milieu d’un environnement aussi tendu car on ne peut tourner la page comme si rien ne s’était passé. Le sens du dialogue doit prévaloir pour l’intérêt des citoyens ».

Pour ce qui est de la relation entre le gouvernement et la centrale syndicale, « je pense que, là aussi, on ne saurait prévoir qu’un dégel », a-t-il annoncé. « Aucune partie n’a intérêt dans une confrontation dont l’issue est incertaine en cette phase délicate de l’histoire de la Tunisie », a affirmé Tahar Chagrouche.

En effet, le gouvernement n’a pas bien assis son autorité sur les rouages du pays. Il a encore besoin d’institutions à l’image de la centrale syndicale. Il veut juste la remettre à l’ordre. De son côté, l’UGTT veut garder une place sur l’échiquier politique. Donc, l’un et l’autre ont plutôt besoin d’un compromis plutôt que d’une confrontation.

Cette tension n’est là que pour jauger les forces de chacun en vue d’une possible confrontation ultérieure.

Mounir Ben Mahmoud
15 commentaires
LE DIALOGUE ET JAMAIS LA CONFRONTATION:
Hakim |05-08-2012 20:28
les dirigents de l UGTT sont assez intelligents ce que je pense sincerement pour eviter une confrontation avec le pouvoir qui ne rendra service a aucun vu les consequences qui seront tres graves et qu aucun ne peut accepter d en supporter la responsabilite.
subaru a raison , mais...
plebiste |05-08-2012 17:10
oui, la logique dicte votre intervention..mais la, les enjeux sont immense...il s agit de l avenir de notre pays, de nos enfants, que des arrieres menteaux, et dune indigence intelectuelle totale, qu on ne peut se permettre de gacher tout ce qu on a acquis depuis l independence.ces gens sont indiscutables, fermes, obtus, qui pensent qu ils ont raison SUR TOUTE LA LIGNE..ils promettent meme le paradis, alors vous voyez bien qu ils representent le bon dieu sur terre, que meme nos prophetes n avaient pas ce privilege...alors vous voyez le danger...ce n est pas un parti politique, c est une bande de voyoux ***, qui commencent deja a voler l argent du peuple, et se la partager devant tout le monde, dans l agora du peuple meme, le parlement...et puis, la gestion des affaires, de la mascarade..on s amuse avec notre avenir et celui de nos enfants..c est inacceptable..le peuple doit imposer sa liberte et sa democratie, qui sont la BASE de son economie, sinon c est la faim, comme iran, ou les autres bedouins du moyen orient, en depit de leur trillions de dollars restent en arriere des societes..on etait bien plus avances qu eux autres, avec des moyens minus...ennahdha veut faire de nous leurs eclaves, encorse haram....l UGTT a un role PRINCIPAL dans la defense sociale du pays, et elle touche a tous les secteurs qui touchent les travailleurs et leurs familles...donc TOUS LES TUNISIENS...oui l UGTT est le peuple, et le peuple a TOUJOURS ETE UGTT....alors.....et heureusement qu on les a, avec notre chere ARMEE REPUBLICAINE....sinon, vous n avez qu a voir les PAUVRES SYRIENS...voila ce qui nous attends avec ennhdha...
les syndicalistes ont raté une occasion d'or...
j.trad |05-08-2012 10:16
je ne cesserai-pas de raconter aux jeunes générations ,qu'il y a une main invisible qui commande les masses ,qui manipule tous les mouvement de haut en bas ,une volonté puissante pour maintenir la société sous la pression du système capitaliste vorace ,ça je l'ai constaté ,pendant les grèves des enseignants de l'enseignement secondaire en 1975,pendant le ministère de Mr DRISS GUIGA .l'UGETT a réussi à faire aboutir les protestations à un résultat ,il y eu augmentation des salaires ,échelonnées sur qatres années ,et paralellement pour calmer le courroux des enseignants dont la condition était misérable au milieux d'une amélioration galopante dans le secteur industriel ,pour calmer le courroux ,et en même temps pour enraciner ,le système capitaliste ,contre le choix socialiste de H;BOURGUIBA (unpeu affaibli par l'âge ,et la maladie,et les magouilleurs opportunistes...),la main invisible ,et visible à la fois ,ordonna un projet de lotissement en faveur des enseignants ,que je juge maléfique ,vu le gaspillage de terrains ,orchestré par l'A.F.H. ce lotissement maintenant achevé :représente à mes yeux ,un pont vers le mode capitaliste vorace ,dont la contagion s'est propagé dans tout le pays tel une pandémie incontournable ,qui a jeté le peuple dans une ligne (jamais plus curable)un mode de mentalité qui verse dans la recherche du faste ,et du luxe et de consommation ,que plus rien ne peut freiner ,des masses habituée à un train de vie ,épuisant ,brouillé dans un dis -fonctionnement "InouÏ",un engrenage social ,l'impasse ,c'est que l'économie ,épuisée ,ne peut pas satisfaire les nouvelles générations qui convoite un mode de vie ,à l'image de celui qui a jeté ses racines dans lles mentalités ,au point de devenir une seconde nature :le faste,le luxe,l'opulence ,et leurs accessoires:le gaspillage,la boulimie ,avec ce qu'elle entraîne de maladies qui jettent le peuple entre les mains d'un système de santé privé ,qui est à la source de la détérioration irréparable , ENNAHDHA n'y est pour rien ,mais elle doit se dissocier du système capitaliste ,dans lequel elle se trouve brouillée ,par sa collaboration avec les Américains ,du nord ,et leurs alliés du GOLF ,ici une autre approche s'impose ,une question se pose :l'ISLAM :est -il de gauche ,ou de droite???!la réponse l'ISLAM est la religion du juste milieux ,dans un pays comme la Tunisie ,l'ISLAM doit virer vers la:gauche (tout en restant ancré dans la foi),dans les pays du GOLF il peut aller vers la droite (mais non sans inconvénients de corruptions).les syndicalistes ,ont raté une occasion en or :lorsque H.BOURGUIBA EN 1975 ?à propos des grèves des enseignants :avait dis :il n'y a pas de différences entre un professeur ,et un khnédi9i ...// j'aurais aimé que l'UGTT aurait sauté sur l'occasion ,pour dire ,et par conséquent comme l'aurait fait SOCRATE :il n'y a pas de différence aussi entre un khéd9i ,et un ministre ,et l'égalité aurai été de nos jours agée de plus de 38ans .
appliquer la loi
hedi |04-08-2012 17:11
l,ugtt n,est pas au dessus de la loi ,elle doit etre soumise comme toute autre compsante sociale ,elle n,a aucune immunite .les syndicalistes doivent etre juges pour les crimes commises contre les malades .La direction syndicale aussi pour complicite car c,est qui a encourage et continue a defendre ces criminels.En aucun cas la centrale syndicale ne pourrait se sustituer a l,autirite de l,etat qui doit etre respecteeaussi que ses decisions dans la gestion des affaires de l,etat et les nominations.
Pourquoi tant de haine ?
Subaru1980 |02-08-2012 16:32
Je pose la question a tout le monde ici, pourquoi tant de haine ? ou est le dialogue ? Ennahdha borné qui fait ce qui lui semble meme avec la colére des gens, et l'UGTT qui fait la surechere et faut etre dupe pour ne pas le constater !

Sur Facebook c'est la honte, les supporters d'Ennahdha qui croient que le pays est Nahdhaoui voulant nous faire dicter leurs lois et nous mettre dans les faits accomplis. En plein processus de RCD bis et une nouvelle dictature dont ils revent.

Les supporter de la gauche par contre, veulent le pays en ruine, et maintenant des appels a paralyser le pays et le mettre en grave difficulté sociale et économique pour degager la Troika. Oubliant que ceux qui se font dégager maintenant peuvent faire de même voir plus dans un gouvernement de "gauche" et les faire tomber eux aussi.

C'est ça la démocratie ? votre vision c'est que islamistes et gauchistes doivent s'entre tuer ? jusqu'a la disparition de l'autre ? Vous n'etes pas concients que les tunisiens falgtou et faddou des politicards et de leurs leches bottes ?

Sommes nous tous tunisiens oui ou non ? Ou est la Tunisie dans tout ça ?
L'UGTT seul rempart contre la dictature d'ENNAHDHA !!!!?
Tunisien Libre |02-08-2012 14:42
Juste rappelez mois, peut être que j'ai oublié, ce qu'à fait l'UGTT contre BEN ALI.
Pendant 23 années de dictature ou était l'UGTT? sauf lorsqu'on a franchis la ligne droite (décembre 2010).
Une semaine après le 14 janvier le chef de l'un de le bureau à tunis m'a appelé pour demander son cadeau de fin d'année il demande du cash parce qu'il en a besoin.
UGTT = MURAILLE DE CHINE
Citoyen_H |02-08-2012 12:47
L'invasion chameliere ne veut pas admettre l'évidence. L'UGTT, ne cédera pas aux multiples tentatives de corruption des bouchlakas imposteurs traitres.
La politique de Ben Ali
Khammous |02-08-2012 10:43
Malheureusement,plusieurs Tunisiens et Tunisiennes sont encore influensés voire obsédés par la politique de diadolisation qu'a mené Bourguiba et surtout Ben Ali pendant des décennies et surtout durant les années 80 et 90 à l'encontre des islamistes en l'occurance les "khwenjiyas".Cette obséssion les a fait perdre le bon sens,l'objectivité et surtout la vérité.Ils voient en les "Nahdhaouis" le mal absolu.Ils n'hésitent point à défendre l'indéfendable.Vous prenez la défense de l'UGTT au détriment du principe du respect de la loi?!!Comment ça se fait?!!L'autorité regionale de Sfax n'a fait qu'appliquer une décision judiciaire et le ministère de l'éducation n'a fait que respecter la loi en vigueur et je dis bien LA LOI EN VIGUEUR.Que L'UGTT aille se plaindre auprès de la justice.Que l'UGTT tache à modifier la loi meme si cette loi est grosso modo appliquée par tous les pays du monde.C'EST ça LE BON SENS,NON?Je crois que l'UGTT se croit au dessus de tout meme à l'autorité de l'état.Elle a surement tort.
L'UGTT seul rempart contre la dictature d'ENNAHDHA
CHEBBI |02-08-2012 10:12
l'UGTT par son histoire sous tous les regimes a demontré qu'elle etait parti -prenante dans la lutte des libertés
A ce jour elle reste le seul contre poid organisé du gouvernement l'opposition est quasi -inexistente ,la societé civile sans reaction et l'UGTT s'eleve a chaque fois q'une atteinte a la liberté est commise apres les exactions de Manouba dont les fauteurs de trouble courent toujours , le s agressions contre les manifestants du 9 avril , apres les magouilles du baccalaureat ou les proches des ministres se voient accorder des faveurs pour repasser le bac (il n'y avait que les syndicalistes pour denoncer cela ou etiez vous messieurs les democrates anti-UGTT
LA REALITE est que ENNAHDHA veut s'attaquer au seul bastion de resistance serieux a leur tentative d'instaurer une dictature islamiste :l'UGTT
ne parlez pas au nom des HACHED ACHOUR et autres ces personalités auraient fait exactement la meme chose
L'UGTT, l'unique rempart contre l'hégémonie des nahdaouis......
je dis la vérité |02-08-2012 10:03
Aucun gouvernement, depuis l'indépendance du pays, n'a aimé les syndicalistes.

Le syndicat, dans tous les pays du monde, est par définition, un mouvement qui défend les salariés. Dès, la fin du XIXè siècle, en Europe, les mouvements syndicaux affrontaient la bourgeoisie industrielle.

Rappelez-vous, pour ceux qui ne lisent pas l'histoire, qu'un ouvrier au début du XXème siècle, travaillait 12 heures par jour et parfois dans des conditions insalubres et dangereuses.
C'est grâce à la contestation ouvrière et à la lutte syndicale, sans répit, avec son lot d'emprisonnement que l'ouvrier en Europe est maintenant respecté.

Le mouvement syndical tunisien, né au début, d'un nationalisme, largement partagé, par l'opinion publique, est la fierté de la classe ouvrière de ce pays et le restera....

En 1978, lors de l'affrontement de l'UGTT, avec le gouvernement de l'époque, le mouvement des frères musulmans, MTI, appréciait sans vergogne, l'emprisonnement des syndicalistes. Vérifiez cette information...

MTI ou Ennahda, c'est le même mouvement, l'un, ayant enfanté l'autre. Ce sont des religieux, des conservateurs, des wahhabistes...
Pour eux contester, c'est affronter la volonté divine. Ce qui est évidement archi-faux.

*"Mektoub" que, tu resteras pauvre.

* "Mektoub" que, enfant, tu marcheras pieds
nus dans les campagnes.

*"Mektoub" que, tu ne trouveras pas un emploi.

*"Mektoub" que, tu mourras de maladie grave, faute de soins. Que tu mourras de choléra, buvant de l'eau polluée.

Les dirigeants d'Ennahda nous poussent vers le fatalisme, tout en mettant la main dans les caisses de l'Etat.
Cela me rappelle étrangement, Tartuffe de Molière, quand ce sinistre personnage jouait de mauvais tours a celui qui l'approche..

Comment voulez-vous, qu'Ennahda, n'essaie pas d'annihiler la volonté de ceux qui lui non?

L'UGTT, s'est dressée contre Bourguiba et B.Ali, elle le fera contre ces faux dévots....

L'UGTT est le seul rempart contre les dépassements des nahdaouis.
La société civile est lassée et il viendra le jour où elle baissera les bras.

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