Chroniques
En attendant les consignes venant d’en haut
25/01/2010
Par Nizar BAHLOUL
Des ministres qui hésitent, il y en a. Des ministres qui n’écoutent pas les besoins et les griefs signalés par la presse, il y en a quelques uns. Des ministres qui rejettent l’opinion contraire et refusent la critique constructive, il y en a à la pelle.
Désormais, et à la lumière de l’allocution du président de la République vendredi dernier (cliquer ici pour lire l’article de Noureddine Hlaoui à ce sujet), ces ministres n’existeront plus dans le gouvernement. En fait, non, ils existeront, mais ils n’agiront plus de la sorte. Du moins, s’ils envisagent d’exécuter sérieusement les ordres du président.
Avant, quand un ministre hésite, il attend que les consignes arrivent d’en haut.
Désormais si un ministre hésite, il n’attendra plus rien. Il se doit de résoudre le problème, en prenant les décisions qui s’imposent.
Avant quand on signale au ministre un besoin, un grief, on a soit un silence, soit une réponse en langue de bois.
Désormais, les ministres se doivent d'être au fait des lacunes, besoins et griefs éventuels, signalés par la presse ou par les citoyens. Et ils se doivent de donner l'information exacte et le renseignement voulu, avec franchise et réalisme.
Avant, quand un journaliste proposait une suggestion judicieuse ou opposait une critique constructive, son directeur recevait un coup de fil pour « corriger » son « salarié » et publier dans les plus brefs délais un démenti.
Désormais, les ministres se doivent de respecter l'opinion contraire, accepter la critique constructive, tirer profit de toute suggestion judicieuse et de toute évaluation utile.
Avant, on mettait dans les tiroirs (le plus bas possible de préférence) les rapports de la Cour des comptes et les décisions du tribunal administratif. Et si un journal s’amuse à publier un extrait de l’un de ces rapports, il a droit aux coups de fils précédemment cités ou, carrément, une suppression de publicité.
Désormais, les ministres se doivent d’accorder la plus grande attention et le suivi voulu aux observations, rapports et requêtes émanant du Médiateur administratif, de la Cour des Comptes, du Tribunal administratif et du Citoyen superviseur.
Si les ministres accrochent devant eux, dans un cadre, les consignes présidentielles de vendredi dernier (les fameuses consignes qu’ils attendaient depuis des années), la Tunisie accèdera, dans les plus brefs délais, au statut de pays développé.
Sauf que voilà, il y a un mais. En mettant en exécution ces consignes, les ministres vont prendre de gros risques. Des risques d’erreur.
Tant qu’il n’y avait pas de consignes, tant qu’il n’y avait pas de décision collégiale permettant de diluer les responsabilités, les ministres ne risquaient pas de commettre des erreurs. Car, c’est connu, la meilleure façon de ne pas commettre d’erreurs, c’est de ne rien faire, en attendant les consignes. C’est la garantie pour préserver son portefeuille ou son fauteuil.
Mais voilà, il y a maintenant l’avant et l’après-discours du 22 janvier que les confrères ne se gêneront pas d’opposer à chaque occasion.
Non seulement les ministres se doivent de prendre des décisions, mais il faut que ces décisions soient bonnes !
Non seulement ils se doivent d’écouter les journalistes et les critiques, mais ils doivent aussi leur répondre franchement et sans langue de bois.
Non seulement, ils se doivent de lire les rapports de la Cour des comptes et autres médiateurs, mais en plus ils se doivent de leur accorder attention et suivi.
Pour certains, c’est kafkaïen et à la limite de l’inhumain ! Ils n’ont pas tort, je les plains !
Au vu de tout cela, la seule question qui s’impose après lecture et relecture de l’allocution du président du 22 janvier, c’est si les ministres vont continuer comme avant à attendre des consignes venant d’en haut, ou vont désormais appliquer les consignes de ce fameux 22 janvier en n’attendant plus les consignes ?
La réponse ? Nous la saurons dans quelques mois et notamment nous autres journalistes de la presse électronique qui attendons depuis des mois une consigne venant d’en haut pour que l’on reconnaisse notre statut ! Les paris sont ouverts.
derniEres News
Tunisie – Le Mufti annonce l’Aïd El Fitr08/09/2010 21:54: Tunisie – Le Conseil des ministres s’intéresse à la famille et au secteur industriel
08/09/2010 21:47: Insolite : L’Etoile sportive du Sahel et le plagiat jusqu’au bout du fil…
08/09/2010 16:18: A La Marsa ou dans les hôtels, la campagne nationale de l’huile d’olive tunisienne fait des siennes
08/09/2010 15:59: Belgique - 21 infirmiers tunisiens recrutés au CHU de Liège
08/09/2010 15:53:
a la une
Tunisie - L’UGTT et l’UTICA face à la réforme des retraitesTémoignage d’une Algérienne ayant passé ses vacances ramadanesques en Tunisie
Les banques font-elles bien leur boulot ?
Trois ministres pour sauver la Médina de Tunis
Tunisie – La CNAM sanctionne, les médecins parlent d’irrégularités
Autos
Artes entame la commercialisation de la Renault Fluence en TunisieLa Latitude, le nouveau vaisseau amiral de Renault, enfin en Tunisie
Peugeot parade à Moscou
La nouvelle Citroën C4 décroche les 5 étoiles du "Euro NCAP"
Peugeot 3008 HYbrid4, l’exigence environnementale et le plaisir de conduite
tribune
Audience en Tunisie : tout compte défaitFédération tunisienne de l’Hôtellerie : du pain sur la planche
Tunisie - Hannibal TV, entre vessie et lanterne
Tunisie - La bourde de Nessma TV
Réflexions pour le développement du marché financier tunisien
dossiers
Classement du mois d’août des médias et sites tunisiens sur internetClassement du mois de juillet des médias et sites tunisiens sur internet
Classement du mois de juin des médias et sites tunisiens sur internet
Biographie de Faouzi Bouzayane, directeur du Renouveau
Classement du mois de mai des médias et sites tunisiens sur Internet
communiques
La flybox Orange : succès rime avec générositéTunisie Telecom implante un nouveau Data Centre à la Kasbah
Nouvelles destinations de Lufthansa : Baghdad, Bogota et Pointe Noire
Une newsletter électronique entièrement dédiée à l’huile d’olive tunisienne
Premier vol de l’A380 d’Air France au Japon



