Afek Tounes dénonce l’expulsion de l’ambassadeur Syrien de la Tunisie

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Suite à la décision de M. Moncef Marzouki, président provisoire de la République, samedi 4 février 2012, la Tunisie commence le processus de retrait de sa reconnaissance du gouvernement syrien, sous la direction du président Bachar Al-Assad et l'expulsion de son ambassadeur. Un communiqué de la présidence sur sa page officielle sur Facebook dit: "La Tunisie annonce le lancement du processus et des procédures pour l'expulsion de l'ambassadeur syrien de la Tunisie et le retrait de toute la reconnaissance du régime au pouvoir à Damas."

Cela vient le jour même où la question de la Syrie a été présentée au Conseil de sécurité et où un veto ait été mis par la Russie et la Chine.

Cette déclaration est dangereuse dans la mesure où elle n’a pas été précédée par des consultations entre les trois présidences, et avec les partis. Elle est aussi dangereuse car elle n'a pas respecté les étapes successives diplomatiques en ligne avec la politique étrangère de la Tunisie qui a toujours cherché à prendre des positions équilibrées.
La décision de rupture diplomatique avec la Syrie pourrait aussi avoir ses répercussions sur notre communauté dans ce pays.
Afek Tounes considère qu’une décision pareille exige une plus grande coordination, une consultation et une interaction avec les pays arabes.

Cette déclaration vient également au moment où le débat au sein de l'ONU traite de la question syrienne, qui ouvre peut-être la porte à une intervention militaire, comme ce fut le cas en Libye. Elle vient aussi au moment où un journaliste de la chaine Al Jazeera révèle que Qatar appelle à accentuer la pression sur la Syrie.

Afek Tounes salue le soulèvement du peuple syrien contre la tyrannie, et soutient le droit légitime de réclamer la liberté, la dignité et les réformes politiques nécessaires, et déclare sa solidarité avec les victimes de la répression condamnant ainsi les violations des droits de l’Homme. Le parti appelle le gouvernement syrien ainsi que les parties en conflit en Syrie à arrêter la violence et à maintenir la logique du dialogue pour une transition démocratique pacifique.

Le parti Afek Tounes estime que l'internationalisation de la crise, vient a l’encontre des efforts syriens à résoudre le conflit et à éviter une guerre civile, qui menace l'unité et la souveraineté de la Syrie.

Le parti Afek Tounes est surpris par la position du président de la République, et considère que la politique de la Tunisie et plus particulièrement celle des Affaires étrangères doit être le sujet d’un consensus entre les institutions transitoires actuelles et les forces politiques, et ce pour l'intérêt national du pays. Il craint également que notre politique étrangère soit soumise à des pressions externes et exige de tenir une session urgente de l’Assemblée constituante en présence des hauts responsables du gouvernement pour traiter le sujet.

Communiqué
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