2018 pourra être le dernier hiver de la Tunisie

Businessnews.com.tn | publié le 02/01/2018 15:59
Par Nizar Bahloul,

 

Une nouvelle année démarre et, avec elle, une série de résolutions, d’espoirs et d’espérances. Meilleurs vœux à tous mes lecteurs, à tous les Tunisiens, à tous les laïcs, à tous ceux qui veulent que notre pays soit libre, développé, propre, émancipé, civilisé, de droit, de justice et de prospérité.  Pensée à tous les martyrs qui nous ont quittés en 2017 pour qu’on puisse vivre décemment et atteindre ces objectifs. Ce n’est pas demain la veille cependant, beaucoup d’entre-nous continuent à regarder la partie vide du verre et à dire (et penser) que tout va mal, que l’actuel pouvoir n’a fait que mentir et décevoir. Il est vrai que nous autres médias sommes beaucoup responsables dans ce défaitisme général qui veut que l’on regarde le présent avec amertume et l’avenir avec pessimisme.

Peut-il en être autrement quand on voit cette Loi de Finances 2018 qui va affaiblir les entrepreneurs créateurs de richesses et appauvrir encore davantage les pauvres ? Quel constat pourrions-nous faire après avoir subi les humiliations les unes derrière les autres ? Que penser de nous-mêmes quand un pays comme les Emirats arabes unis, créé de toutes pièces en 1971, est interdit d’accès aux Tunisiennes, même munies d’un visa de transit ? Quel jugement ferions-nous de nous-mêmes quand on voit nos plus vieux partenaires (et soi-disant amis) nous infliger l’humiliante inscription sur une liste noire de paradis fiscaux, alors que les contribuables en règle subissent une des plus fortes fiscalités au monde ? On peut énumérer jusqu’à demain les mauvaises choses et tout ce qui ne va pas, c’est notre rôle de médias de nous arrêter et de parler des trains qui n’arrivent pas à l’heure, sauf qu’il faut savoir raison garder et ne pas exagérer dans le pessimisme. Il ne s’agit pas de parler des trains qui arrivent à l’heure, mais noter plutôt des choses ayant eu lieu en 2017 et qui autorisent l’optimisme pour 2018 et les années à venir. Des choses qui nous semblaient inimaginables il y a quelques années et que l’on est en train de réaliser grâce à la pression des médias, de la société civile, des entrepreneurs et chefs d’entreprise et à une indéniable volonté politique pour aller de l’avant. Il s’agit de prendre un peu de distance par rapport aux événements et par rapport au pays pour constater que tout ne va quand même pas si mal que ça, que notre pays n’est pas si mauvais quoique nous disions, nous autres médias, quoique disent les ONG financées de l’étranger et quoique dise l’opposition.

 

Qu’est-ce qui a donc eu lieu en 2017 et autorise l’optimisme pour 2018 et les années à venir ?

Bien que cela a été dit et répété 1000 fois, l’acquis de la liberté d’expression dans le pays est une richesse inestimable et on continue à consolider cet acquis. Le pouvoir actuel n’a pas eu raison de nous et ce n’est pourtant pas sa volonté de faire autrement qui a manqué. Nous continuons, nous autres médias, à résister pour fournir aux lecteurs/téléspectateurs/auditeurs de l’information qui dérange et de l’analyse qui agace. Je reviendrai plus longuement sur ce point dans deux semaines à l’occasion du dixième anniversaire de Business News.

Le 18 août dernier, le ministre de la Coopération internationale et ministre par intérim des Finances, Fadhel Abdelkéfi, a présenté sa démission suite à un « scandale » médiatique. Sa société Tunisie Valeurs, dont il était le DG avant son entrée au gouvernement, est accusée d’une infraction douanière. L’affaire a éclaté dans les médias (chose inimaginable il y a 7 ans), et n’a pas été étouffée par la douane qui dépend hiérarchiquement de ce même ministre (chose tout aussi inimaginable), ni par la justice qui a, pourtant, l’habitude (jusqu’à maintenant) d’étouffer les dossiers sensibles. Face au scandale, le ministre a préféré démissionner alors qu’il savait qu’il n’a rien fait d’immoral, ce qui était également inimaginable.  Le 14 septembre, Fadhel Abdelkéfi comparait devant le tribunal et bénéficie d’un non-lieu. Coup de théâtre cependant, le parquet fait appel, ce qui était inimaginable il y a sept ans, quand on sait que ce parquet dépend hiérarchiquement du ministre de tutelle. Et pourtant ! Le 20 décembre, la cour d’appel de Tunisie décide de condamner l’ancien ministre. Rendez-vous bientôt à la cour de cassation pour la suite de ce feuilleton politico-judiciaire qu’on ne voit que dans les pays développés.

 

Le 17 décembre dernier, un blogueur controversé, condamné à de la prison ferme par la justice et encore poursuivi pour des affaires sulfureuses, réussit l’improbable en remportant des législatives partielles en Allemagne devant les partis au pouvoir et une machine électorale censée être imbattable. Cet exercice démocratique est à lui seul un acquis considérable, même s’il a fait passer quelqu’un qu’on peut considérer comme sulfureux. Certes la démocratie a fait également passer Adolf Hitler, George Bush Jr et Donald Trump, mais ce choix démocratique (qu’on croit bon) reste le nôtre et on le réussit. Sur le long terme, ce choix est le moins mauvais possible pour les générations futures et il vaut nettement mieux qu’une dictature aussi éclairée soit-elle.

Le 21 décembre dernier, la Tunisie vote à l’ONU une résolution contre la décision de Donald Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. On a beau dire que le pouvoir actuel est à la botte des Etats-Unis, de la Banque mondiale et du FMI, il a quand-même pris position allant à l’encontre de ses intérêts et allant de pair avec la volonté des Tunisiens. Pas sûr qu’une telle décision courageuse aurait pu être prise par la troïka au pouvoir du temps des Islamistes.

La loi de Finances 2018 a prévu des décisions suspendant l’accord de libre échange avec la Turquie. Précédemment, on a arrêté l’importation des glibettes blanches turques. Deux mesures protectionnistes qui vont à l’encontre des intérêts de la Tunisie, sa réputation de respect des accords signés (même si la suspension de l’accord fait partie de l’accord) et son économie supposée être ouverte, mais qui vont de pair avec la volonté des Tunisiens. Pas sûr qu’une telle décision aurait été prise par la troïka au pouvoir du temps des islamistes, totalement inféodés aux Turcs.

Le 8 septembre dernier, le ministre de la Justice Ghazi Jeribi a signé une circulaire faisant annuler la fameuse circulaire numéro 216 du 5 novembre 1973 interdisant aux Tunisiennes de se marier à de non-musulmans. « L’article 73» est aboli, désormais, les Tunisiennes, à l’instar des Tunisiens, auront le droit de se marier à des non-musulmans. Une idée lancée par Béji Caïd Essebsi le 13 août dernier, le même Caïd Essebsi qui a autorisé les mamans tunisiennes, deux ans plus tôt, à voyager avec leurs enfants sans une autorisation paternelle.

Ce même 13 août 2017, Béji Caïd Essebsi a lancé un pavé dans la mare à propos de l’égalité de l’héritage entre les femmes et les hommes déclenchant ainsi toute une polémique dans les rangs islamiques et conservateurs tunisiens et arabes qui l’accusent, en toute hypocrisie, de vouloir imposer des lois contraires à la loi divine. Ces mêmes islamistes/conservateurs, pourtant, acceptent que l’on ne coupe plus les mains des voleurs et que l’on ne pende plus les condamnés sur les places publiques, alors que la même loi divine l’impose clairement dans les textes.

Le 25 avril 2017, le projet de loi N°42/2017 portant modification de la loi n°92-52 du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants a été adopté. Désormais, un consommateur de cannabis n’est plus condamné à un an de prison et 1000 dinars d’amende. La sanction est allégée et va de pair avec la législation en la matière dans les pays civilisés.

Précédemment, et depuis 2016 déjà, en matière de code pénal, tout suspect arrêté par la police a droit à la présence d’un avocat. Ce même suspect, en vertu de la nouvelle loi, a droit à une série de nouveaux droits qui empêchent la police de faire ce que bon lui semble : accompagnement d’avocat, information de la famille ou de l’ambassade, information en langage clair de la procédure engagée et des motifs de l’arrestation, citation des droits… Qui pouvait croire que cela pouvait avoir lieu en Tunisie, il y a sept ans de cela ?

 

Ces acquis sont là. Certains disent qu’ils sont minimes et que les gouvernants n’ont pas fait quelque chose d’extraordinaire. Sauf que l’on oublie que ces mêmes gouvernants dirigent un peuple composé d’énormément de citoyens qui ne paient pas les impôts, qui ne s’arrêtent pas aux feux rouges, jettent leur détritus par la fenêtre, fument dans les endroits publics clos, ne balaient jamais devant leur porte et, par leur éternelle insatisfaction, s’amusent à ajouter du noir à la sinistrose.

A force de casser toute bonne chose entreprise, tout projet novateur, de ne s’arrêter que sur les trains qui arrivent en retard et de broyer du noir, on risque de finir dans le noir. Il reste beaucoup à faire, c’est indéniable, mais beaucoup a été fait et ce qui a été fait ces dernières années, et en 2017 particulièrement, autorise l’optimisme pour les années à venir, car la Tunisie évolue et change positivement.

Meilleurs vœux 2018 !

2018 pourra être le dernier hiver de la Tunisie

Par Nizar Bahloul, publié le 02/01/2018 15:59

 

Une nouvelle année démarre et, avec elle, une série de résolutions, d’espoirs et d’espérances. Meilleurs vœux à tous mes lecteurs, à tous les Tunisiens, à tous les laïcs, à tous ceux qui veulent que notre pays soit libre, développé, propre, émancipé, civilisé, de droit, de justice et de prospérité.  Pensée à tous les martyrs qui nous ont quittés en 2017 pour qu’on puisse vivre décemment et atteindre ces objectifs. Ce n’est pas demain la veille cependant, beaucoup d’entre-nous continuent à regarder la partie vide du verre et à dire (et penser) que tout va mal, que l’actuel pouvoir n’a fait que mentir et décevoir. Il est vrai que nous autres médias sommes beaucoup responsables dans ce défaitisme général qui veut que l’on regarde le présent avec amertume et l’avenir avec pessimisme.

Peut-il en être autrement quand on voit cette Loi de Finances 2018 qui va affaiblir les entrepreneurs créateurs de richesses et appauvrir encore davantage les pauvres ? Quel constat pourrions-nous faire après avoir subi les humiliations les unes derrière les autres ? Que penser de nous-mêmes quand un pays comme les Emirats arabes unis, créé de toutes pièces en 1971, est interdit d’accès aux Tunisiennes, même munies d’un visa de transit ? Quel jugement ferions-nous de nous-mêmes quand on voit nos plus vieux partenaires (et soi-disant amis) nous infliger l’humiliante inscription sur une liste noire de paradis fiscaux, alors que les contribuables en règle subissent une des plus fortes fiscalités au monde ? On peut énumérer jusqu’à demain les mauvaises choses et tout ce qui ne va pas, c’est notre rôle de médias de nous arrêter et de parler des trains qui n’arrivent pas à l’heure, sauf qu’il faut savoir raison garder et ne pas exagérer dans le pessimisme. Il ne s’agit pas de parler des trains qui arrivent à l’heure, mais noter plutôt des choses ayant eu lieu en 2017 et qui autorisent l’optimisme pour 2018 et les années à venir. Des choses qui nous semblaient inimaginables il y a quelques années et que l’on est en train de réaliser grâce à la pression des médias, de la société civile, des entrepreneurs et chefs d’entreprise et à une indéniable volonté politique pour aller de l’avant. Il s’agit de prendre un peu de distance par rapport aux événements et par rapport au pays pour constater que tout ne va quand même pas si mal que ça, que notre pays n’est pas si mauvais quoique nous disions, nous autres médias, quoique disent les ONG financées de l’étranger et quoique dise l’opposition.

 

Qu’est-ce qui a donc eu lieu en 2017 et autorise l’optimisme pour 2018 et les années à venir ?

Bien que cela a été dit et répété 1000 fois, l’acquis de la liberté d’expression dans le pays est une richesse inestimable et on continue à consolider cet acquis. Le pouvoir actuel n’a pas eu raison de nous et ce n’est pourtant pas sa volonté de faire autrement qui a manqué. Nous continuons, nous autres médias, à résister pour fournir aux lecteurs/téléspectateurs/auditeurs de l’information qui dérange et de l’analyse qui agace. Je reviendrai plus longuement sur ce point dans deux semaines à l’occasion du dixième anniversaire de Business News.

Le 18 août dernier, le ministre de la Coopération internationale et ministre par intérim des Finances, Fadhel Abdelkéfi, a présenté sa démission suite à un « scandale » médiatique. Sa société Tunisie Valeurs, dont il était le DG avant son entrée au gouvernement, est accusée d’une infraction douanière. L’affaire a éclaté dans les médias (chose inimaginable il y a 7 ans), et n’a pas été étouffée par la douane qui dépend hiérarchiquement de ce même ministre (chose tout aussi inimaginable), ni par la justice qui a, pourtant, l’habitude (jusqu’à maintenant) d’étouffer les dossiers sensibles. Face au scandale, le ministre a préféré démissionner alors qu’il savait qu’il n’a rien fait d’immoral, ce qui était également inimaginable.  Le 14 septembre, Fadhel Abdelkéfi comparait devant le tribunal et bénéficie d’un non-lieu. Coup de théâtre cependant, le parquet fait appel, ce qui était inimaginable il y a sept ans, quand on sait que ce parquet dépend hiérarchiquement du ministre de tutelle. Et pourtant ! Le 20 décembre, la cour d’appel de Tunisie décide de condamner l’ancien ministre. Rendez-vous bientôt à la cour de cassation pour la suite de ce feuilleton politico-judiciaire qu’on ne voit que dans les pays développés.

 

Le 17 décembre dernier, un blogueur controversé, condamné à de la prison ferme par la justice et encore poursuivi pour des affaires sulfureuses, réussit l’improbable en remportant des législatives partielles en Allemagne devant les partis au pouvoir et une machine électorale censée être imbattable. Cet exercice démocratique est à lui seul un acquis considérable, même s’il a fait passer quelqu’un qu’on peut considérer comme sulfureux. Certes la démocratie a fait également passer Adolf Hitler, George Bush Jr et Donald Trump, mais ce choix démocratique (qu’on croit bon) reste le nôtre et on le réussit. Sur le long terme, ce choix est le moins mauvais possible pour les générations futures et il vaut nettement mieux qu’une dictature aussi éclairée soit-elle.

Le 21 décembre dernier, la Tunisie vote à l’ONU une résolution contre la décision de Donald Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. On a beau dire que le pouvoir actuel est à la botte des Etats-Unis, de la Banque mondiale et du FMI, il a quand-même pris position allant à l’encontre de ses intérêts et allant de pair avec la volonté des Tunisiens. Pas sûr qu’une telle décision courageuse aurait pu être prise par la troïka au pouvoir du temps des Islamistes.

La loi de Finances 2018 a prévu des décisions suspendant l’accord de libre échange avec la Turquie. Précédemment, on a arrêté l’importation des glibettes blanches turques. Deux mesures protectionnistes qui vont à l’encontre des intérêts de la Tunisie, sa réputation de respect des accords signés (même si la suspension de l’accord fait partie de l’accord) et son économie supposée être ouverte, mais qui vont de pair avec la volonté des Tunisiens. Pas sûr qu’une telle décision aurait été prise par la troïka au pouvoir du temps des islamistes, totalement inféodés aux Turcs.

Le 8 septembre dernier, le ministre de la Justice Ghazi Jeribi a signé une circulaire faisant annuler la fameuse circulaire numéro 216 du 5 novembre 1973 interdisant aux Tunisiennes de se marier à de non-musulmans. « L’article 73» est aboli, désormais, les Tunisiennes, à l’instar des Tunisiens, auront le droit de se marier à des non-musulmans. Une idée lancée par Béji Caïd Essebsi le 13 août dernier, le même Caïd Essebsi qui a autorisé les mamans tunisiennes, deux ans plus tôt, à voyager avec leurs enfants sans une autorisation paternelle.

Ce même 13 août 2017, Béji Caïd Essebsi a lancé un pavé dans la mare à propos de l’égalité de l’héritage entre les femmes et les hommes déclenchant ainsi toute une polémique dans les rangs islamiques et conservateurs tunisiens et arabes qui l’accusent, en toute hypocrisie, de vouloir imposer des lois contraires à la loi divine. Ces mêmes islamistes/conservateurs, pourtant, acceptent que l’on ne coupe plus les mains des voleurs et que l’on ne pende plus les condamnés sur les places publiques, alors que la même loi divine l’impose clairement dans les textes.

Le 25 avril 2017, le projet de loi N°42/2017 portant modification de la loi n°92-52 du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants a été adopté. Désormais, un consommateur de cannabis n’est plus condamné à un an de prison et 1000 dinars d’amende. La sanction est allégée et va de pair avec la législation en la matière dans les pays civilisés.

Précédemment, et depuis 2016 déjà, en matière de code pénal, tout suspect arrêté par la police a droit à la présence d’un avocat. Ce même suspect, en vertu de la nouvelle loi, a droit à une série de nouveaux droits qui empêchent la police de faire ce que bon lui semble : accompagnement d’avocat, information de la famille ou de l’ambassade, information en langage clair de la procédure engagée et des motifs de l’arrestation, citation des droits… Qui pouvait croire que cela pouvait avoir lieu en Tunisie, il y a sept ans de cela ?

 

Ces acquis sont là. Certains disent qu’ils sont minimes et que les gouvernants n’ont pas fait quelque chose d’extraordinaire. Sauf que l’on oublie que ces mêmes gouvernants dirigent un peuple composé d’énormément de citoyens qui ne paient pas les impôts, qui ne s’arrêtent pas aux feux rouges, jettent leur détritus par la fenêtre, fument dans les endroits publics clos, ne balaient jamais devant leur porte et, par leur éternelle insatisfaction, s’amusent à ajouter du noir à la sinistrose.

A force de casser toute bonne chose entreprise, tout projet novateur, de ne s’arrêter que sur les trains qui arrivent en retard et de broyer du noir, on risque de finir dans le noir. Il reste beaucoup à faire, c’est indéniable, mais beaucoup a été fait et ce qui a été fait ces dernières années, et en 2017 particulièrement, autorise l’optimisme pour les années à venir, car la Tunisie évolue et change positivement.

Meilleurs vœux 2018 !

Commentaires (45) Commenter
John
Smitha816
| 07-01-2018 18:18
An attentiongrabbing dialogue is worth comment. I believe that you must write extra on this subject, it won't be a taboo topic but typically persons are not enough to speak on such topics. To the next. Cheers ccfgbebgbcbfgfdk
"Je redoute trois journaux plus que 100.000 baïonnettes"
Fiat lux
| 04-01-2018 10:59
Ces articles en disent long sur l'optimisme ambiant en Tunisie et sur la qualite du journalisme qui informe le citoyen. C'est deja pas mal de liberer la parole et de laisser les individus se prononcer sur des choses serieuses. Et puisqu'on ne me censure pas, je soutiens avoir recu des temoignages au sujet d'un journaliste qui se reconnaitra. Il semble avoir viole et violente 3 femmes (j'ai 2 temoignages ecrits en ce sens). Il semble avoir ete a la solde de l'ancien regime par son exercice du journalisme. Il semble colporter un optimisme propagandiste de façade pour server les interets de ses payeurs, alors que la situation en Tunisie s'engouffrirait dans l'inconnu de la crise economique et sociale. Il semble etre un mercenaire corrompu. Il semble justifier ses crimes par la violence extreme qu'il a subie enfant par son pere. Que faut il faire desormais? Ne pense t on pas qu'il s agit d'informations trop graves pour ne pas les soumettre a la justice?
@Sarra et le subjonctif
Abel Chater
| 04-01-2018 09:10
@Sarra et le subjonctif
Tu as raison de faire une telle remarque au sujet du subjonctif après "bien que", mais néanmoins, il faut que tu saches s'il te plaît, que chacun devrait pouvoir se réserver la possibilité d'employer l'indicatif à l'occasion, pour insister sur la réalité du fait. Toutefois, il faut rester conscient que c'est un usage marginal qui expose à des critiques. Dans l'état actuel des choses, certains jugeront qu'il amène le texte à un niveau de langue qui est soit trop littéraire, soit au contraire trop familier. Mais, dans le cas de Nizar Bahloul, il est clair qu'il est confirmatif. Donc, son usage de l'indicatif est correct.
"Je redoute trois journaux plus que 100.000 baïonnettes"
Fiat lux
| 03-01-2018 23:16
J'ai ete censure egalement, après avoir suggere que le journalisme ne devait pas etre une façade corrompue au service du pouvoir (vehiculant ainsi de mauvaises infirmations ayant pour but de manipuler l'opinion) ainsi qu'un blanc seing ou une immunite pour exercer de la violence et des crimes contre les femmes... Je m'etonne que ces propos aient offusque le moderateur!
2018 pourra être la cerise sur le beau gâteau de notre transition démocratique.
Abel Chater
| 03-01-2018 21:53
Ma dernière intervention dans l'article de Nizar Bahloul, fut censurée, parce que je lui avais démenti sa phrase, par laquelle il banalisait la corruption des Emirats arabes unis au profit du candidat à la Présidentielle de l'époque, Béji Caïd Essebsi, par le terme «sous-entendu». Comme quoi les deux voitures blindées furent destinées dès le début à l'Etat tunisien. Même Béji Caïd Essebsi l'avait dit de lui-même, qu'il refusait ce don et qu'il mettait les voitures à la disposition de l'Etat tunisien. Un document fuité par le blogueur Yassine Ayari, au sujet de ce don, atteste qu'il est destiné à la personne de M. Essebsi et non à l'Etat ou au ministère de l'Intérieur. Ce document, sous forme de lettre, a été envoyé de la part de l'ambassade des Emirats arabes unis en Tunisie à l'attention de la direction de la douane. L'ambassade informait celle-ci d'un don de deux voitures (estimées à une valeur d'environ deux milliards) au profit de la personne de Béji Caïd Essebsi, le 24 juillet 2014 en Tunisie : une Mercedes S550 et une Toyota Land Cruiser. Même le bureau de communication de Nidaa Tounes a confirmé dans son communiqué l'authenticité des informations du document en question, sans pour autant qu'il n'omette de s'indigner de la fuite de ce «document officiel».
La question qui s'impose d'elle-même, pourquoi donc me censurer mon démenti et où est l'intérêt de Nizar Bahloul, de falsifier une histoire qu'on la vit nous-mêmes par le biais de son journal BN?
Quant au présent article, je dois reconnaître que tout ce qu'écrit Nizar Bahloul, repose sur un point de vue riche en lucidité et en prévoyance. La cherté de la vie ne concerne pas la Tunisie seulement, ni qu'on ne puisse nous isoler du restant de ce monde. Des pays riches comme l'Iran, l'Arabie saoudite et tant d'autres pays riches en pétrodollars, jusqu'à nos voisins algériens, souffrent souvent de loin plus que nous les Tunisiens. L'essentiel pour nous les Tunisiens, c'est de bâtir d'abord un Etat d'Institutions qui n'a jamais existé en Tunisie. Par ce merveilleux début de développement de notre deuxième République tunisienne, par le biais d'un régime parlementaire, où personne physique ou sociétaire, ne pourra jamais plus s'acquérir un pouvoir absolu, ni même partiellement personnel en Tunisie. C'est pour cela que je ne comprends pas la fausse théorie de Nizar Bahloul, plagiée sur les médias judaïques, où ils veulent toujours nous tromper par, je cite : «la démocratie a fait passer Adolf Hitler, George Bush Jr et Donald Trump». Sauf que Monsieur Bahloul n'évoque pas qu'on jouit en Tunisie d'un régime parlementaire, où personne ne pourra jamais plus prendre la place ni d'Adolf Hitler, ni de George Bush Jr et ni de Donald Trump. C'est pour cela que tous les intellectuels tunisiens doivent faire attention de la restitution d'un régime présidentiel ou semi-présidentiel ou même le dixième d'un régime présidentiel. C'en est fini avec la dictature en Tunisie et c'en est fini avec cette culture d'esclavage des béni-oui-oui.
Et c'est à Si Nizar Bahloul de nous aider en ce sens, afin qu'aucun «Gourou», ni «Zaïm», ne sera plus jamais accepté par les Tunisiens, surtout après les échos qui nous viennent des « Azlèms » de Nidaa Tounes, qui nous glissent de temps en temps, leur rêve de la restitution d'un pouvoir présidentiel, où ils savent mieux chanter avec leurs «bendiri ya bendiri» de «ya SaiyèdLassiyèd».
J'en suis certain que BN joue un grand rôle dans l'instauration et pour la réussite de la démocratie en Tunisie. J'écris ici depuis son début et je vais fêter au moin ma neuvième année chez BN.
Bonne et heureuse année à Nizar Bahloul et à toute l'équipe de BN, surtout à notre ami, le faux-jeton RBH. Santé, bonheur, joie et réussite
La différence entre le conditionnel et le future simple ?
EL OUAFI
| 03-01-2018 20:23
La vision du chef d'équipe de B N est logiquement optimiste en se positionnant comme observateur avertit, suite à ce septennat si j'ose m'exprimer ainsi des postulants malgré-eux poussés aux devants de la scène au chevet de ce malade qui a tant souffert de ce mal incurable cette dictature qui ne voit pas sa fin
Se croyants experts en politique pour résoudre tous les maux de cet héritage au multiple décennies.
Hélas il s'avère qu'ils sont loin d'être à la hauteur de la mission auquel tout un peuple leur a confiée.
Une période catastrophique que nôtre pays traversa avec des hauts et plus de bas !
La décantation naturellement faite,des citoyens déçus, catastrophés même après ces remues méninges des gouvernements successifs,et la synthèse est plus que palpable.
Un signale d'alarme est en vue, pour nous mettre en garde à l'avenir pour un éventuel choix (les municipales)
Monsieur Nizar Bahloul nous expose un condensé des événements auxquels nos responsables politiques étaient incapables de surmonter(je ne les énumère pas Mr Bahloul s'en déjà chargé)
Ce vers moitié vide, que grand nombre de nos responsables s'obstinent à ne pas s'attarder longtemps sur sa vraie raison de le voire ainsi ! Aller voir ? Par des calculs politiciens ou que sais-je encore ?
Néanmoins notre chef d'Equipe a voulu franchir le Rubicon pour ne pas nous effrayer d'avantages,l'optimisme est nécessaire,voire la bonne augure recommandée par des coutumes ancestrales !
C'est vrai les moments sont difficiles, grand nombre de nos concitoyens n'arrivent plus à joindre les deux bouts, il faut croire que la providence nous a octroyé un premier Ministre en la personne de Mr Youssef Chahed, dont ses principales préoccupations,sont de nous faire traverser ce guet,ne pas regarder dernière soi aucune utilité!
ses prédécesseurs se sont servit aisément sous prétexte des compensations, que le régime précédant les a privé !
Ne fallait-il pas être optimiste, ne serait qu'un zeste de bonheur avant l'heure ne ferait de mal à personne ! Unissons-nous pour briser cette cloison de torpeur et d'inquiétude, de méfiance les uns des autres, notre solidarité est plus que urgente,ces querelles intestines qui attisent la discorde et la division.
Mr Nizar a la barre bientôt une dizaine d'année, nos souhaits se renouvelleront pour une future décennie où le progrès et l'émancipation des tunisiens viendront corroborer l'optimisme de notre journaliste qui s'est métamorphosé en observateur responsable et visionnaire, que les événements futurs lui donneront raison.
P S :que mes meilleurs v'ux vous accompagnent tout au long d'une nouvelle décennie ont aura l'occasion de fêter cela ensemble inchaa-Allah
Cordialement à vous et l'ensemble des différents intervenants sur B N.(Manai)

le dernier hiver en tunisie
Etoile
| 03-01-2018 19:28
Monsieur Nizar BALHOUL

En lisant votre texte, c'est drôle que c'est maintenant que le peuple a réagi pour avoir un peu d'expression. Si le peuple souffre de pauvreté je vous dirais "bosser bande de fainéant" si vous voulez avoir un pays moderne et propre comme les autres pays. Tous ce qui intéressent les Tunisiens c'est de venir en Europe,comme ci que les pays Européens s'est construit en regardant le ciel. Ils ont travaillés dur pour avoir ce qu'ils ont aujourd'hui. Alors les Tunisiens retroussés vos manches et travailler en labourant vos terres, en construisant des routes, des habitations, des feux tricolores (feux rouges), des écoles, des hôpitaux etc et vous verrez que votre pays deviendra comme la France comme vous rêvez sans cesse. Vous avez voulu votre indépendance: montrez nous ce que vous valez. C'est en travaillant que un pays s'enrichit et non en dormant et en disant : c'est mektoub: comme ci que la fainéantise est une destinée. J'espère que mon commentaire vous fera réfléchir et donner à votre gouvernement mes exemples.

Je l'espère comme vous dîtes souvent:
In chalah.

Etoile
Bouffée d'air frais... avec l'année 2018
Arinoum Dias
| 03-01-2018 18:09
Pour une fois, je souris d'émotion en lisant un article sur mon pays, ce qui ne m'est pas arrivée depuis de longues années...Merci Nizar pour l'ouverture de cette fenêtre fleurie qui nous permet d'avaler une bouffée d'oxygène... Nous en avons vraiment besoin...Pour une fois, quelqu'un de sensé, essaye de voir le verre à demi plein et nous prouve que nous sommes sur le bon chemin, malgré toutes les difficultés qui nous submergent, on n'immergera jamais et on finira toujours par émerger... Vive la Tunisie...Vive l'optimisme qui nous aidera à aller vers l'avant...
Bonne annee 2018 !
Tounsia
| 03-01-2018 15:55
Article bien optimiste mais la vie politique tourmentee ,la corruption , et la crise economique avec l'inflation nous ramenent a une realite bien plus pessimiste.Que Dieu preserve notre pays des opportunistes ,et des calculateurs qui ont d'autres devises que la patrie.
Bonne annee quand meme et gardons l'espoir pour un avenir meilleur.
Bon article
Satan
| 03-01-2018 15:24
Il faut rester optimiste et croire en nos capacités.
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration