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« Tunisie : violences et défis salafistes » : réflexions autour du rapport de l'International Crisis Group

« Tunisie : violences et défis salafistes » : réflexions autour du rapport de l'International Crisis Group

L’International Crisis Group, organisation non gouvernementale indépendante siégeant à Bruxelles, a publié, récemment, un rapport présentant le phénomène salafiste en Tunisie et les répercussions que ces groupuscules d’islamistes radicaux peuvent avoir sur les plans politique, économique et social.
Elaborant une analyse de fond quant à l’existence de deux mouvances radicales dont l’une est dite scientifique et l’autre jihadiste, International Crisis Group a mis en relation le développement de la pensée salafiste avec la montée politique de l’islamisme modéré.

En effet, nombre d’événements qu’a connus la Tunisie ont été rattachés aux salafistes, une branche islamiste qui se développe de jour en jour et qui est au centre des débats.
Le salafisme qui s’est développé en Tunisie aux lendemains de la révolution s’est mis aux devants de la scène en s’éloignant peu à peu de la simple théorie théologique et en investissant les rues et la scène politique.
Les événements du 14 septembre à l’ambassade des Etats Unis et les incidents de la Manouba bien avant en sont l’illustration évidente. La suspicion autour des « barbus » impliqués, notamment, dans les affaires de saccage des mausolées et de trafic d’armes et de leur appartenance idéologique dénote aussi de l’importance de ce courant dont l’ampleur et les visées sont encore peu connues.

La corrélation entre les islamistes radicaux et le parti islamiste Ennahdha est des moins évidentes. Luttant pour des causes sinon communes du moins fort semblables, ces deux courants sont la variante d’un même état d’esprit et d’une même conception de l’Islam. Cette conception de l’islam politique diffère d’une personne à l’autre au sein des figures majeures d’Ennahdha et c’est de cela que découlent certains paradoxes dans les prises de positions du parti islamiste au pouvoir et, plus particulièrement, dans sa gestion des situations de crise.
En effet, comme l’étaie le rapport d’International Crisis Group, Ennahdha propose une « réponse prudente aux expressions religieuses radicales, laquelle relève tant du dialogue, de la persuasion que de la cooptation. Pourtant, cette réponse connaît ses limites. »
Le parti islamiste est de ce fait doublement critiqué : taxé de laxisme envers les salafistes par l’opposition, il est accusé par les prôneurs de l’islam radical de s’être aliéné dès qu’il se distancie par rapport aux polarisations politiques et idéologiques. Cette polarisation entre modérés et radicaux, tangible au sein même du parti Ennahdha, nourrit la dichotomie entre le discours politique et les prises de décisions, entre la gravité des faits et la banalisation dans la prise de position…

Le décalage entre Ennahdha, une branche de ses dirigeants et une partie de ses militants à la pensée radicale est incontestablement, dans bien des cas, à l’origine d’un flou politique qui dessert le pays en ces temps difficiles.
Cependant, comme l’atteste le rapport de l’ICG « assimiler incidents liés à la pauvreté et au désœuvrement, tentatives d’imposer un ordre moral ainsi qu’un assassinat politique ou des violences jihadistes ne ferait que pousser les salafistes à se regrouper autour de leurs tendances les plus radicales ». La position de l’opposition serait donc à revoir, à nuancer et à envisager autrement.
En effet, l’influence des salafistes s’est accrue dans certains milieux sociaux. Exerçant un pouvoir certain auprès de la population, les adeptes de cette mouvance islamiste ont investi certains lieux de cultes, se sont imposés pour assurer la sécurité de leurs quartiers, remplaçant en cela les forces de l’ordre, et se sont improvisés assistants sociaux en résolvant litiges conjugaux et autres malentendus de voisinages et en proposant des cours de soutien scolaire via des actions associatives dont ils seraient les instigateurs.

Il est dès lors évident que l’opposition dite laïque se doit de répliquer, pas uniquement sur les plateaux télévisés et sur les réseaux sociaux, mais sur le terrain. Elle doit être une alternative réelle pour les citoyens et non pas une alternative occasionnelle et circonstancielle. L’opposition politique tunisienne se doit, en cette période, de laisser de côté les conflits partisans et de cesser de se définir par pure opposition à l’Autre, même si cet Autre est aux antipodes des aspirations de ceux qui lui sont réfractaires.
Ennahdha doit, quant à elle, mesurer le réel enjeu de ses positions pour le moins bipolaires oscillant entre laxisme et rigorisme.
L’existence d’une branche armée au sein des salafistes, incontestablement liée aux conjonctures politiques de voisinage, constitue, désormais, une réelle menace pour la stabilité du pays et par déduction, pour son économie à la fragilité alarmante.

Présentant un état des lieux, une étude analytique et factuelle de la conjoncture et des défis qu’elle impose, le rapport d’International Crisis Group propose, par ailleurs, nombre de recommandations à l’égard des dirigeants tunisiens énoncées comme suit :
« 1. Mettre en place une commission d’enquête indépendante sur l’assassinat de Chokri Belaïd.
2. Créer un Conseil national de dialogue composé des principales organisations politiques, associatives et syndicales, pour établir conjointement une feuille de route pour les prochaines étapes de la transition.
3. Mettre en œuvre une politique d’encadrement socioéducatif à destination de la jeunesse dans les quartiers populaires et les zones déshéritées à l’aide de programmes de réinsertion scolaire et professionnelle.
4. Soutenir les activités associatives dans les zones délaissées en encourageant le travail commun entre associations islamiques et sécularistes.
5. Rédiger, à l’issue d’un large processus de consultation, une charte des libertés qui encadrerait l’enseignement de la grande mosquée de Tunis et défendrait un islam ancré dans l’héritage du mouvement réformiste tunisien tourné vers les défis du monde moderne.
6. Promouvoir cette conception de l’islam inscrite dans le patrimoine culturel, intellectuel et religieux national en la défendant dans ses publications, encourageant les associations proches du parti à l’exprimer et la diffusant parmi ses militants.
7. Réduire le sentiment d’insécurité et la démotivation des forces de l’ordre en promulguant une nouvelle loi définissant clairement le statut juridique et le cadre d’intervention de la police et de la garde nationale.
8. Mettre en place des programmes de formation continue des agents et officiers des forces de sécurité intérieure.
9. Moderniser et renforcer l’équipement anti-émeute non létal de la police et de la garde nationale.
10. Etablir une liste des zones sensibles où les risques de violences sont les plus importants et où s’installerait une police de proximité.
11. Appuyer les réformes du ministère de l’Intérieur en mettant en place des programmes d’échanges et de formation des agents et officiers des forces de l’ordre et en soutenant financièrement la modernisation et le renforcement de l’équipement anti-émeute non létal.
12. Développer une coopération sécuritaire étroite et améliorer la coordination des différents services de renseignements dans les zones frontalières. »

Telles sont les solutions préconisées par International Crisis Group et proposées aux différentes composantes du tissus sociopolitique tunisien qui, au delà des différends idéologiques et des querelles partisanes, doit se définir par l’unicité d’un projet final : apprendre la tolérance et l’acceptation d’autrui et œuvrer, ainsi, pour le bien de la Tunisie.

Inès Oueslati

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Engineer Juridique
| 25-02-2013 20:50
7. Réduire le sentiment d'insécurité et la démotivation des forces de l'ordre en promulguant une nouvelle loi définissant clairement le statut juridique et le cadre d'intervention de la police et de la garde nationale.

8. Mettre en place des programmes de formation continue des agents et officiers des forces de sécurité intérieure.

C'est du ridicule...

Mais ce n'est pas l'agent de l'ordre qui a incendié les postes de polices!

Quelle organisation vide!

ameur k
| 25-02-2013 16:13
des recommandations insuffisantes;à compléter par:
-dissoudre toutes les associatons pratiquant la violence ,en particulier les ligues
-controler strictement les sources de financemet des partis et associations en toute transparence en particulier celles provnant de l'etranger
-assainir les mosquées en imposant le niveau bac+4 minimum pour les imams avec un cotrole gouvernemental strict
-pénaliser l'appel à la violence
-finaliser sans délai les instances indépendetes de la justice,l'information,les elections

lotfi
| 25-02-2013 13:01
la vraie solution, la seule d'ailleurs c'est que notre brave armée (que dieu la préserve) prenne le pouvoir pour quelques années, jusqu'à nous débarasser totalement de cette vermine islamiste. Ces islamistes ne sont et ne seront jamais pour la démocratie. Le pays recule et cette ennahdha nous a mené et nous mènera davantage vers le désastre. C'est trés urgent. VIVE LA TUNISIE VIVE SON ARMEE

lotfi
| 25-02-2013 12:54
en un mot on ne veut pas, nous les tunisiens de ces partis islamistes. On est democrates, modernes, musulmans zeitouniens et intellectuels. On veut un pays moderne qui aille de l'avant et on en a marre de parler de religion. On perd beaucoup de temps à faire regner notre démocratie. Ennahdha est le pire parti que ce pays pouvait avoir.

électronlibre
| 25-02-2013 10:19
Si votre réflexion reflète le rapport de Crisis Group alors il est temps d'arrêter de gaspiller du papier. Rien de nouveau dans votre réflexion. Toujours les mêmes sujets traités. Aujourd'hui les Tunisiens attendent des propositions concrètes sur la sécurité, les offres d'emploi, le pouvoir d'achat. Avouez que ce n'est pas trop développé dans votre "réflexion". "Réflexion" vient de réfléchir?

Zak
| 25-02-2013 10:11
(La fin de l'analyse):
Des recommandations maladroites ou qui manquent d'audace



Outre d'entretenir ces divers malentendus, les principaux reproches que l'on peut adresser aux auteurs du rapport du Crisis Group portent sur les recommandations, très idéologiques, adressées au parti an-Nahda. Le premier parti politique tunisien, sorti vainqueur des urnes, se voit reprocher de participer à la « wahhabisation des lieux de savoir » (sic). Il est encouragé à promouvoir un islam « ancré dans l'héritage du mouvement réformiste tunisien », inscrit dans le « patrimoine culturel national ». On peine à comprendre ce que les auteurs entendent par cet islam « inscrit dans le patrimoine culturel national ». Sachant que leur rapport reconnaît la capacité des salafis tunisiens à composer avec le rite malékite dans la plupart des mosquées du pays, une telle recommandation semble viser la promotion d'un islam plus folklorique que cultuel, le long d'une ligne rhétorique qui rappelle à s'y méprendre les incantations habituelles des milieux les plus' sécularistes ! Ce type de recommandation est sans doute parfaitement contre-productive, pour au moins deux raisons : d'une part sa prise en compte décrédibiliserait an-Nahda sur le terrain religieux, sachant qu'une partie au moins de sa base est influencée par le salafisme, ou le « wahhabisme », dont la matrice saoudienne a d'ailleurs été depuis longtemps réappropriée par les différentes mouvances nationales du monde arabe. En second lieu, cette recommandation pourrait être contre-productive car aboutissant à renforcer l'hostilité envers l'Occident de tous ceux qui sont convaincus que ce dernier cherche, aujourd'hui comme hier, à promouvoir un islam vidé de sa substance doctrinale, voire superstitieux et maraboutique, afin de maintenir sa domination sur ses anciennes colonies. Dans ce contexte, la prise en charge de la rénovation d'un mausolée soufi à Sidi Bou Saïd par l'Ambassade de l'ancien pays colonisateur est assez vraisemblablement très mal perçue aujourd'hui dans les rangs islamistes, à plus forte raison lorsque le pays donateur est engagé militairement dans un pays musulman voisin.



Enfin, une ONG comme le Crisis Group pourrait sans doute être beaucoup plus audacieuse dans ses recommandations envers les chancelleries européennes. Au cours des dernières années, il a fallu un certain courage politique pour établir, sous l'influence de certaines ONG et de think tank avant-gardistes, les premiers contacts entre diplomates occidentaux et islamistes modérés. Ne serait il pas possible d'aller plus loin et accepter de dialoguer avec l'ensemble des acteurs politiques des sociétés arabes, y compris la composante salafie ? Des interlocuteurs crédibles et influents existent, y compris au sein des courants les plus radicaux du salafisme, comme le démontre le dialogue entre le C.I.C.R et le shaykh jihadiste jordanien Ab' Muhammad al-Maqdis', dont la ligne idéologique s'inscrit dans un soutien critique envers les groupes armés jihadistes proches d'Al-Qaïda. En 2008, ce dialogue inédit déboucha sur une publication, condamnant explicitement les attentats ayant été perpétrés dans les locaux du C.I.C.R à Bagdad, dans laquelle al-Maqdis' rappela que l'empire Ottoman avait accepté sans réserve la première convention de Genève en 1864, reconnaissant la neutralité du personnel médical intervenant dans les zones de guerre. Cette idée de dialoguer avec les jihadistes pour les convaincre non pas d'abandonner l'idée de résistance, ce qui relèverait de la naïveté, mais plutôt de renoncer à certaines pratiques pourrait nous paraître utopique. Il s'agit pourtant de l'une des principales recommandations, suggérées à l'administration américaine, ayant été publiées dans un rapport de l'académie militaire de West-Point (1), réputée davantage pour son pragmatisme que pour sa philanthropie, dont s'honore certains bailleurs de fonds du Crisis Group.



Romain Caillet, doctorant en histoire contemporaine.



(1) Militant Ideology Atlas: Executive Report, éd. W. MC CANTS, Combating Terrorism Center, U.S Military Academy, 2006, p. 7, 11.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/785921-.html

Zak
| 25-02-2013 10:09
(La suite):
Quelques malentendus



En premier lieu, rappelons que si une violence limitée peut parfois être assumée par Ans'r ash-Shar'a, la majorité de ces violences attribuées aux salafis jihadistes tunisiens se révèlent, lorsqu'elles sont avérées, le fait d'individus isolés sans appartenance reconnue à une organisation militante. Si les analystes du Crisis Group mentionnent effectivement les prises de distance d'Abû 'Iy'd, le principal leader d'Ans'r ash-Shar'a, vis-à-vis de certaines actions qui auraient impliqué des militants jihadistes, leur présentation de certains faits divers n'en est pas moins erronée et partiale. Ainsi, les auteurs du rapport nous apprennent que la raison de l'agression par des salafistes de Bizerte d'un meeting de Sam'r al-Qunt'r, proche du Hezbollah, serait sa conversion au chiisme. Outre le fait que les salafis tunisiens se soucient relativement peu de la conversion d'un citoyen libanais de confession druze au chiisme, rappelons tout de même que Sam'r al-Qunt'r est connu pour exprimer en des termes particulièrement violents son soutien total au régime de Bachar Al-Assad. On ne saurait donc exclure que ce soit non point un geste de stigmatisation sectaire mais plutôt un réflexe de solidarité avec les victimes syriennes de la répression du régime assadiste, et par extension avec les Tunisiens partis combattre en Syrie, qui a conduit certains habitants de Bizerte à attaquer cette « manifestation culturelle ». Se déroulant dans le cadre de la journée internationale de Jérusalem, instaurée par l'Ayatollah Khomeini, ce rassemblement officiellement « pro-palestinien » fut ainsi identifié par de nombreux observateurs à un soutien politique en faveur du régime des Assad et de son allié iranien. A posteriori, cette interprétation des choses est confirmée par plusieurs vidéos de l'intervention de Samir Qunt'r, attestant qu'il s'est bien employé à faire acclamer Bachar al-Assad sur le sol tunisien.



On regrettera également que dans son exposé des « violences salafistes », l'équipe du Crisis Group associe les attaques et agressions physiques, voire l'assassinat de Chokri Belaïd, dont le nom est mentionné à une vingtaine de reprises, avec la lutte contre l'atteinte au sacré dans l'espace public. Contrairement à une idée reçue, ce n'est donc pas le « vigilantisme », pour reprendre l'expression des auteurs du rapport, d'Ans'r ash-Shar'a mais bien la multiplication des pratiques blasphématoires dans l'espace public qui marquerait l'affaiblissement de l'Etat tunisien. Il y a fort à penser qu'aucun pays arabe, pas même le Maroc ni le Liban, ne s'aventurerait à programmer un film intitulé « Ni Allah, ni maître » ou le déroulement d'une « exposition artistique » ridiculisant systématiquement les symboles religieux. Même le régime anti-islamiste de Ben Ali, pourtant régulièrement loué pour sa « tolérance » par les dirigeants français, n'aurait pu permettre de telles provocations, par crainte de déclencher de violentes réactions au sein de la population. Si en France, le droit de blasphème constitue aux yeux d'une large partie de l'opinion publique un « droit inaliénable » et une « avancée démocratique », il est établi que celui-ci est très formellement réprouvé par l'ensemble de la société tunisienne, à l'exception d'une petite partie de la bourgeoisie francophone sécularisée. Ainsi, au-delà des milieux islamistes, voire dans la catégorie des « musulmans non-pratiquants », il existe un fort sentiment identitaire dont l'Etat tunisien, quelle que soit l'obédience politique de ses dirigeants, doit tenir compte, tout comme d'ailleurs ses interlocuteurs et ses partenaires occidentaux.

Zak
| 25-02-2013 10:07
Après la publication du rapport de Crisis Group le 13 fevrier consacré (en grande partie) au salafisme ,un chercheur du nom de Romain Caillet a pris le temps de le commenter.Je vous invite à lire cet analyse pertinente intitulé "A propos du salafisme tunisien ou les impasses de la diabolisation",que je vais publier en trois parties,en voici la première:

{Une semaine après l'assassinat de Chokri Belaïd, opposant d'extrême-gauche au gouvernement dirigé par les islamistes modérés d'an-Nahda, l'International Crisis Group a publié ce mercredi 13 février 2013 un rapport intitulé Tunisie : violences et défi salafiste, sur lequel nous souhaiterions émettre quelques observations.



Un rapport bien documenté



Première étude sérieuse ayant été rédigée en français sur le salafisme tunisien, le dernier rapport de l'International Crisis Group est avant tout un travail particulièrement bien documenté, apportant de précieuses informations sur un nouveau phénomène encore méconnu, y compris par les spécialistes de l'islam politique. Les auteurs ont effectué un véritable travail de terrain, matérialisé par une abondante série d'entretiens avec l'ensemble des catégories composant le champ salafi tunisien, y compris des partisans du mouvement jihadiste Ans'r ash-Shar'a. Concernant cette organisation, à ne pas confondre avec plusieurs groupes armés du même nom évoluant au Yémen, en Libye et au Mali, l'équipe du Crisis Group a le mérite de ne pas verser dans la caricature, ni dans une analyse uniquement sécuritaire. Prenant acte des positions officielles des leaders d'Ans'r ash-Shar'a, qui ont proclamé à plusieurs reprises leurs refus de recourir à la lutte armée sur le territoire tunisien, les auteurs évoquent les diverses activités caritatives menées par Ans'r ash-Shar'a, dans les zones les plus défavorisées du pays, mais ils leur attribuent également un certain degré de violence politique sur le terrain. Si cette évocation est tout à fait légitime de la part des membres du Crisis Group elle n'est pas exempte d'erreurs factuelles, ni de malentendus.

ZZZ
| 25-02-2013 09:24
débitées de manière insipide.

tunisien d adoption
| 25-02-2013 08:22
toujours des commentaires aussi bien developpés et tres interressants je pensais qu avec une bonne analyse chez un psy ca irait mieux mais meme des années ne menerons a rien pour bn ce n est pas de l endoctrinement c est un echanges au niveau des dialogues et la visions differrentes des faits divers a commenter ce qui s appelle la liberté preuve tu peut t exprimer malgré t on cerveau + que fermé et ta haine de ceux qui ne partage pas t on point de vue religieux heureusement que l on ne laisse pas la direction des sites electroniques et de dialogue a des energumenes comme toi sinon ce serait religions imposée....point . belle la representation que font les nouveaux envoyés de dieu en tunisie n aurait on pas + besoin de gens + modérés dans la periode que nous traversons ou tous le social est a construire mais peut tu comprendre ceux qui ne sont pas a t on gout les enfants de dieu

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